L’oiseau qui boit des larmes

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L'oiseau qui boit des larmes: le coeur des Nagas de Lee young-do

Un livre foisonnant, complexe et imaginatif, qui invente une nouvelle mythologie

J’ai été curieuse de découvrir L’Oiseau qui boit des larmes 눈물을 마시는 새 lorsque j’ai appris qu’il avait été sélectionné pour le Prix Imaginales 2026. Je ne savais absolument rien de ce livre avant d’en ouvrir la première page. Et peut-être devriez-vous faire de même : vous laisser surprendre et entrer dans cet univers sans a priori.

Le Cœur des Nagas est un univers extrêmement riche et complexe, dans lequel il faut véritablement s’immerger. Ce n’est pas le genre de livre que l’on prend de temps en temps, le week-end, pour lire quelques pages avant de le reposer. Non, celui-là, on l’attaque et on le lit. Parce qu’il faut vraiment être dedans pour pouvoir l’apprécier pleinement. Peut-être un peu comme lorsque vous avez découvert Hypérion pour la première fois.

Un univers unique

Car, dans L’Oiseau qui boit des larmes, la seule véritable limite à la lecture est probablement notre propre imagination. Il faut comprendre cet univers, ses déserts, ses forêts surtout, mais aussi les différents peuples et entités qui le composent. Il y a les humains – ça, je crois qu’on connaît ! – mais aussi les Nagas, les Rekkons, les Tokkebis… Et parfois, j’avoue, c’est un peu difficile à suivre.

Des espèces d’oiseaux, des espèces de scarabées, des coutumes locales, des sociétés extrêmement codifiées, des secrets anciens sur le point d’être révélés… Tout un monde se met progressivement en place, avec, en fil rouge, une histoire qui nous entraîne toujours plus loin.

L’autre difficulté, pour moi, tient peut-être aux noms des personnages. Ils sont nombreux, très nombreux même. Le livre foisonne de personnages et il arrive parfois que l’on se retrouve à penser : « Attendez… c’était qui, lui, déjà ? » Et puis, soudain, tout s’éclaire, on est complètement plongé dans l’histoire… jusqu’au changement de chapitre. On change alors d’endroit, de personnages, d’ambiance, et il faut à nouveau reconstruire ses repères.

Heureusement, le livre est là pour nous aider : un index des personnages se trouve au début et un glossaire à la fin. Deux outils particulièrement utiles si vous voulez mon avis.

Malgré tout – ou peut-être justement grâce à tout cela – c’est vraiment bien.

4 volumes en tout

Et ce n’est que le début. L’Oiseau qui boit des larmes est une tétralogie et Le Cœur des Nagas n’en constitue que le premier tome. Il faudra donc attendre la suite pour découvrir où cette formidable épopée va nous emmener.

Une chose est certaine : après avoir refermé ce premier tome, on a vraiment envie de voir cette histoire portée à l’écran. Parce qu’avec un univers pareil, il y aurait de quoi faire une sacrée adaptation.

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