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MK-Pop

Une boutique de k-pop, une histoire

Vous connaissez la boutique MK-Pop à Nice?
Pour ma troisième visite, j’ai trouvé intéressant de vous faire un petit retour d’expérience.

Rain Chang et Sabrina

La boutique de Mk-pop

D’abord, c’est quoi? C’est un magasin spécialisé dans la K-pop (comprendre Korean pop, qui est un terme regroupant des genres musicaux, et par extension leurs univers).

La première fois, j’ai raté la porte d’entrée. Si, promis. La boutique est tellement petite que je suis passée devant sans m’en rendre compte. J’avais eu connaissance de l’endroit grâce à un article dans le magasine K-World, et à l’occasion d’un passage par la ville de Nice, j’en ai profité pour organiser mon planning de façon à pouvoir m’y rendre.

*edit: la boutique a déménagé et s’est agrandie en 2023, puis est revenue Rue Lepante en 2025*

Du choix

Eh bien figurez-vous, même si c’est tout petit, c’est génialement bien achalandé. Plus on passe de temps à l’intérieur de la boutique, plus on découvre de petits trésors. Entre les albums et les produits dérivés, le choix est énorme. On ne s’en rend pas compte immédiatement, car c’est un endroit où il faut fureter. Et parler avec les vendeurs aussi: ils ne sont pas de simples employés, mais des passionnés qui connaissent leur sujet.

Chez MK-pop, on prendra le temps de vous montrer des photos des contenus des albums, on vous orientera vers le goodie qui vous fait envie ou on vous renseignera sur les dernières sorties. L’accueil se fait toujours avec le sourire.

Et derrière tout ça ?

Pour la petite histoire, la boutique a été créée début 2020 par les cogérants Rain Chiang et Carine Pinet.
Carine a passé plus de 14 ans à Hong Kong; elle a gardé de nombreuses relations professionnelles en Asie, et notamment en Corée du Sud. De retour en France avec son mari Rain et ses deux filles, elle s’est rendue compte de l’intérêt grandissant suscité par la K-pop et son univers, d’où son envie de la partager au travers d’une boutique. Elle va maintenant étendre le concept grâce à un site informatif et communautaire.

Carine Pinet et Rain Chiang - Photo MK-pop
| Carine Pinet et Rain Chiang – Photo MK-pop

MK-Pop fait maintenant partie de mes must. Comme il se doit, je vais continuer à coupler mes visites niçoises avec des passages par cette boutique.

Plus de MK-Pop sur le net 

Le site: https://www.mkpop.fr/

Si vous n’êtes pas du côté de Nice, vous pouvez aussi faire vos emplettes en ligne. La nouveauté 2024, c’est la possibilité de se faire livrer à petit prix via Mondial Relay. J’ai essayé, ça roule nickel.

Instagram https://www.instagram.com/mkpop_nice/
MK-Pop est situé 18 Av. du Marechal Foch à Nice 06000 – France

Beyond evil 괴물

Beyond evil est un drama de 2021 en 16 épisodes.

Le pitch

Dans une petite ville, une jeune femme disparaît. Seuls les bouts de ses 10 doigts sont retrouvés. Son frère Lee Dong-sik est le principal suspect.
20 ans plus tard, Lee Dong-sik est devenu policier. Il est réputé allumé du cerveau, et sa vie est un véritable chantier, apparemment toujours à la recherche du meurtrier de sa sœur.
Son nouveau partenaire est Han Joo-won, le fils du puissant chef de la police. Sa mutation dans un petit commissariat de province, le jour où un cadavre aux bouts de doigts coupés fait surface, n’est peut-être pas due au hasard.

Mes remarques, avec spoilers:

Un bon drama policier! Une super enquête, avec pas mal de suspects, des gens un peu fous, dans une ville où tout le monde se connaît et s’observe.

Le monstre, qui est-ce?

Ça part super bien et super fort dès le 1er épisode. Les deux personnages principaux sont chargés de secrets à souhait, et on ne sait trop que penser d’eux. Le reste des habitants protègent tous quelque chose. Chaque dissimulation, chaque silence pose des questions. Les suspects intéressants ne manquent pas.

En regardant cette série, on se demande qui est un monstre (d’après le titre original de la série 괴물: Monstre). On passe pas mal de temps à douter des uns et des autres. Même certaines images, qui montrent la réalité, ne sont qu’une face de la pièce.
Un moment charnière se fait lorsqu’est dévoilé le coupable, mais c’est loin d’être tout, on n’en a pas fini avec les monstres et les secrets.

Ambiance quartier

Comme dans un village ou dans un quartier, tout le monde se connaît et connaît les secrets des autres. Les habitants de Munju ont tous grandi ensemble, et rien ne leur échappe. Ils peuvent se détester, si un étranger à leur groupe vient interférer, ils font bloc contre lui.
C’est ainsi qu’au début du drama Han Joo-won est le dindon de la farce. Tout le monde couvre tout le monde dans cette petite ville. Lui ne comprend rien à ce qu’il se passe, car il lui manque des informations. Les autres, qui se connaissent depuis toujours, saisissent l’implicite.
A contrario, quelqu’un qui fait parti du groupe sera protégé par celui-ci. D’ennemi, Han Joo-won devient petit à petit membre de cette communauté. Les habitants de Munju apprennent à le connaître, et lui apprend à s’intégrer, en prenant de la poussière et en acceptant comme les gens ils sont.

Il a craqué du cerveau

Lee Dong-sik est un gars un peu fou, qui le sait et qui en joue parfois. La disparition de sa sœur a transformé le jeune homme insouciant en un gars qui fait un peu peur, et qui peut se mettre à rire au moment le plus inopportun. On n’est pas toujours certain de sa santé mentale, et on se dit qu’à tout moment il peut faire une connerie. Il se contient, mais il peut devenir no limit. Le fait qu’on le pense capable de tout ajoute au suspense.
Lee Dong-sik teste Han Joo-won de bien des manières. Lui qui a perdu un partenaire, n’est pas prêt de faire confiance à qui que ce soit, surtout pas à quelqu’un qui le soupçonne. La relation conflictuelle fluctuante entre les deux hommes est intéressante dans son évolution.

Le fils parfait

Il est bien élevé, a fait les meilleures écoles, est bien habillé et propre sur lui, et pourtant Han Joo-won a bien des difficultés, surtout socialement parlant. Sa relation avec la figure paternelle est loin d’être simple, et on découvre petit à petit leur histoire. Le toc de propreté qu’il a développé semble venir de la pression mise par son père. Quand il s’émancipe de celui-ci, il s’émancipe aussi de son toc.
La tête de Han Joo-won dans la scène devant la soupe de poisson! On dirait qu’il va vomir dessus. J’ai adoré.

Politique et gros sous en eaux troubles

Des amitiés ou des intérêts communs de plus de 20 ans forgent des alliances, qui toutes sont réversibles au gré des nouveaux intérêts. La politique, l’urbanisation, la prise de pouvoir professionnelle, l’argent, bien des enjeux se télescopent ou s’unissent pour rendre encore plus opaque l’enchevêtrement des faits. Tout le monde est suspect à force de garder le silence sur ce que chacun a vu, et il est difficile de savoir qui manipule qui.

Le suspense est maintenu jusqu’au bout, dans une ambiance vent dans les roseaux et sous-sols glauques.

Acteurs

Lee Dong-sik: Shin Ha-kyun 신하균
le jeune Lee Dong-sik: Lee Do-hyun 이도현
Han Joo-won: Yeo Jin-goo 여진구
la bouchère Yoo Jae-yi: Choi Sung-eun 최성은
le chef de police de Manyang près de la retraite Nam Sang-bae: Chun Ho-jin 천호진
le sergent de Manyang Cho Gil-gu: Son Sang-gyu 손상규
l’officier Hwang de Manyang Kwang-young: Baek Seok-kwang 백석광
le plus jeune officier de Manyang Oh Ji-hoon: Nam Yoon-su 남윤수
le fils de la femme politique et lieutenant de police Park Jeong-je: Choi Dae-hoon 최대훈
la chef de division des crimes dangereux Oh Ji-hwa: Kim Shin-rok 김신록
le père de Han Joo-won, Han Gi-hwan: Choi Jin-ho 최진호
le journaliste Lim Gyu-Seok: Kang You-seok 강유석

Plus de Beyond evil sur le net:

Sa page sur Wikipedia (en anglais): https://en.wikipedia.org/wiki/Beyond_Evil_(TV_series)
Sa page sur JTBC (en coréen): http://tv.jtbc.joins.com/beyondevil

Interview

Behind the scenes

OST

LEE Sun-kyun 이선균

Lee Sun-kyun est un acteur sud-coréen né en 1975.
En 2009, il épouse l’actrice Jeon Hye-jin전혜진 avec laquelle il a deux fils, nés en 2009 (이룩) et 2011 (이룬).

Il est décédé le 27 décembre 2023.

Lee Sun-kyun acteur

Vous avez déjà entendu sa voix? Si ce n’est pas le cas, passez en VO. Elle est unique, et comme Lee Ji-an dans le drama My mister, vous voudrez continuer à l’écouter.

Si vous voulez voir Lee Sun-kyun se démener et courir dans tous les sens, jetez donc un coup d’œil à ses films d’action Hard day (2014) et Jo Pil-ho: The Dawning Rage (2019). Il y a une force rageuse dans son interprétation, et une détermination qui lui font étaler ses tripes à l’écran.

Jo Pil-ho – Netflix
Hard day – IMDB

Coffee prince – 2007

C’est son côté romantique qu’il déploie dans le célèbre drama Coffee prince (2007).

Pasta – 2010

Dans Pasta (2010), où il est un cuisiner super râleur gueulard adorable.

| Pasta – MBC
Pasta

My mister – 2018

C’est dans l’excellent My mister (2018) qu’il y a le Lee Sun-kyun que je préfère. Il y est un gars dans la quarantaine qui se prend déjà pour un vieux, et dont la routine va être bouleversée par une jeune femme écorchée par la vie.

| My mister – TvN

Parasite – 2019

Dans la Palme d’or de Cannes Parasite (2019), son personnage est égocentré à l’extrême. Il a des moments iconiques, comme celui de la nuit sur la canapé.

Parasite – IMDB

Payback: Money And Power 법쩐 – 2023

Excellent comme toujours dans son rôle du rusé Eun Yong pour Payback: Money And Power, il incarne un homme en quête de vengeance, mais aussi un frère et un tonton au grand coeur.

Plus de Lee Sun-kyun sur le net

Sa page sur Wikipedia (en anglais): https://en.wikipedia.org/wiki/Lee_Sun-kyun
Sa page sur KMDb (en coréen): https://www.kmdb.or.kr/db/per/00014334

Interview Korea Herald: Lee Sun-kyun credits director Jason Yu of ‘Sleep’ for allowing him to just focus on acting

Article The Korea Herald: Lee Sun-kyun’s acting career from television to silver screen – décembre 2023

Kim Nam-gil et Lee Sun-kyun - Instagram 2023/12/29
|Kim Nam-gil – Instagram 2023/12/29

En images

Arena

Cine 21

Interview Cine21 juin 2023

Cosmopolitan

Elle

Interview Elle Korea: https://www.elle.co.kr/article/44004

Jlook

Twitter de l’agence Hodu&U Entertainment

En vidéos

Restaurant coréen Le sixsa 식사 à Nice

– édit. En 2025, le Sixsa a définitivement fermé ses portes –

En bord de méditerranée

Pour satisfaire à mon envie de continuer à découvrir la Corée et sa culture, j’avais évidemment très envie de goûter à sa cuisine.
La Corée étant un peu loin et la période peu propice, c’est donc en France que j’ai cherché un authentique restaurant coréen. Je l’ai trouvé au Sixsa, dans le centre de la jolie ville de Nice (Alpes-maritimes 06) au 9 de la rue Chauvain, et entraîné ma famille dans l’aventure.

Le Sixsa est une expérience inoubliable pour les papilles

Nous avons testé 3 entrées :

Le Gamja jeon 감자전, une galette aux pommes de terre, le Kimchi jeon 김치전, une galette au kimchi (chou fermenté et pimenté), et le galbi mandu 갈비만두, des raviolis fourrés au bœuf.

Miam ! Tout était super bon. Moi je me suis enthousiasmée pour les galbi mandu : la pâte en friture était déjà délicieuse, mais alors l’intérieur… waouh, je n’en ai pas laissé une miette !

Pour les plats principaux, nous nous sommes laissés tenter par un bulgogi 소불고기 (bœuf mariné), un galbijim 갈비찜 (ribs marinées) et un jeyuk bokkeum 제육볶음 (porc piquant). Nous y avons tous trouvé notre compte. Chaque plat était accompagné de riz et d’une soupe du jour : crevette-courgettes pour nous. Je vous laisse deviner : c’était délicieux !

Le gourmand du groupe a même pris un dessert, un hotteok 호뗙 (pancake à la cannelle).

Le Sixsa n’est pas le genre d’endroit où on vous décongèle vite fait un truc auquel on rajoute une feuille de salade et une touffe de persil décorative. C’est un vrai restaurant, avec des plats cuisinés avec soin, des saveurs réfléchies et intéressantes.

De toute façon, la nourriture, ça se goûte, donc allez faire un tour sur place pour vous faire votre avis.

Une équipe très accueillante

Le plus : l’accueil. Que serait un bel endroit sans chaleur humaine ? Au Sixsa, toute l’équipe est à l’écoute du client. Le patron, qui est aussi au service, a répondu avec gentillesse à toutes mes questions (même si j’en aurais eu 1000 autres) sur la Corée et la langue coréenne, jonglant entre les tables et toujours prenant le temps de revenir vers nous et d’agrémenter ses propos d’anecdotes.

Merci pour la photo devant votre restaurant !

Le Sixsa est sur Facebook https://www.facebook.com/sixsaresto/ et sur Instagram https://www.instagram.com/sixsa_restaurant_/

Edit du 17/10/2020
En ce mois d’octobre, nous sommes retournés au Sixsa. Eh oui, on ne peut se passer des bonnes choses, même si elles sont un peu loin dans notre cas (4h de route aller/retour, ça sent la motivation!)
Nous avons cette fois-ci testé des boissons: Soju à la fraise, Jus de poire de Corée et Jus de riz.
Un bibimbap seiches/ssamjang s’est invité sur notre table, tout comme des raviolis au tofu et aux légumes.
Mais ce dont j’avais le plus envie de vous parler, c’est des racines de lotus coupées en rondelles et frits, avec de la roquette frit également. Ah, les amis, il faut que vous alliez goûter ce truc, c’est délicat et léger. Miam miam!

Pour voir le Sixsa en image, vous avez l’excellent reportage de Eater (09/2020):

Japchae 잡채 et Bulgogi 불고기 au poulet

Enhypen 엔하이픈

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Enhypen est un groupe de k-pop fondé en 2020 par Be:lift, suite à une émission de type « survival »: i-land.

Les fans d’Enhypen sont les Engene.

I-land

L’émission I-land est un télécrochet, un peu dans le genre Star Académy, mais avec un niveau et une intensité d’entraînement un stade au dessus. Les participants devaient se gérer seuls, sans coachs pour les diriger, les dorloter ou les encourager.
I-land a réuni 23 jeunes hommes de 15 à 23 ans, tous très prometteurs et les a soumis à diverses épreuves de chant et de danse pour en faire émerger un groupe de k-pop.
Ils ont été enfermés pendant 113 jours dans un bâtiment appelé I-land. Les 12 meilleurs étaient intégrés à la version luxueuse d’I-land, équipée de salles de répétition et de vastes chambres.
Les autres étaient logés dans la sombre et étroite annexe, le Ground.

Le classement changeait chaque semaine, suite à des épreuves, et chacun pouvait à ce moment-là intégrer I-land ou descendre dans le Ground.
Les premières semaines, les concurrents s’évaluaient entre eux, puis ce sont les juges maison qui sont intervenus (Rain, Zico, Bang Shi-hyuk). A la fin, le public international, qui était invité à voter, aidé dans ses choix et ses coups de cœur par les caméras installées à l’intérieur du complexe et leur permettant de suivre la vie des participants, pouvait sauver ses candidats préférés.

I-land a permis non seulement de montrer des talents en chant et en danse, mais aussi la résistance, la persévérance, la force morale, la capacité de travailler en groupe, et le potentiel de séduction face au public.

Le programme i-land est disponible sur Viki.

i-land - Trailer Viki
| Viki – Trailer

Les membres d’Enhypen

Le groupe Enhypen se compose de 7 personnes.

Heeseung 희승

Heeseung est un Sud-coréen né en 2001.
Il s’est démarqué dès le début comme un leader, un rassembleur. Même si cette tâche qui a souvent été la sienne durant i-land lui a posé son lot de difficultés, il l’a prise très à cœur pour faire de son mieux pour le bien du groupe. Il est respecté par tous les autres participants.

Jake 제이크

Jake est un Australien né en 2002.

Jay 제이

Jay est un Américain né en 2002.
Il a souvent exprimé à haute voix sa colère et sa frustration. Mais acharné à vouloir réussir, il a toujours travaillé d’arrache-pied, sans jamais baisser les bras.

| Elle Japan

Jungwon 정원

Jungwon est un Sud-coréen né en 2004.

« Mouton jardin » (si vous voulez traduire littéralement ses nom et prénom) est arrivé premier des votes des téléspectateurs lors de la finale d’i-land, avec plus de 1 400 000 voix.

Ni-ki 니키

Ni-ki est un Japonais né en 2005.
C’est un danseur extrêmement doué. Il est le maknae 막내, le plus jeune membre du groupe.

Sunghoon 성훈

Sunghoon est un Sud-coréen né en 2002.
Ancien patineur de haut niveau et médaillé, il subjugue les autres dès qu’il met un pied sur la glace.

Sunoo 선우

Sunoo est un Sud-coréen né en 2003.
Il joue à l’extrême de son charme de garçon mignon.

Plus d’Enhypen sur le net

Site web: https://beliftlab.com/artist/profile/ENHYPEN?lang=en
Instagram: https://bit.ly/3yxfujH
Twitter: https://bit.ly/3yu07sk
Twitter membres: https://twitter.com/ENHYPEN_members
Youtube https://www.youtube.com/channel/UCArLZtok93cO5R9RI4_Y5Jw
Tik Tok https://www.youtube.com/channel/UCArLZtok93cO5R9RI4_Y5Jw

Enhypen en musique

Border: day one – 2020

Le 1er mini-album BORDER: DAY ONE est sorti en novembre 2020.

| Hybe labels – 엔하이픈 ‘Given-Taken’ novembre 2020
Hybe labels – 엔하이픈 ‘Let Me In (20 CUBE)’  décembre 2020

Border: Carnival – 2021

Le 2nd album BORDER : CARNIVAL est d’avril 2021. Le contenu du coffret est très soigné, avec notamment un grand poster et une carte en impression lenticulaire.

Border: Carnival – Coffret
| Hybe labels – 엔하이픈 ‘Drunk-Dazed’ avril 2021
| Hybe labels – 엔하이픈 ‘Fever’ mai 2021

Dimension: Dilemna – 2021

Dimension: Dilemna sort en octobre 2021.

| ENHYPEN (엔하이픈) ‘Tamed-Dashed’ Official

Dimension: Answer – 2022

Manifesto: Day 1 – 2022

Dark Blood – 2023

Orange Blood – 2023

|Sweet venom – 2023

Romance : Untold – 2024

Desire: Unleash – 2025

Enhypen en photos

Bazaar

Dazed

GenV

Interview GenV4 2023

GQ

|Enhypen - GQ 2023
|Enhypen – GQ 2023

Star 1

Vogue

W

Ami Paris

Twitter

Weverse

Enhypen en vidéos

| Enhypen – 엔하이픈 ‘Drunk-Dazed’ Dance Practice
| Enhypen – [EN-TER key] Enjoying EFK 엔하이픈
Enhypen – 엔하이픈 ‘EN-O’CLOCK’ EP.4
| Enhypen – [-note] 210115 JAY – ENHYPEN (엔하이픈)
| Enhypen – [월말결산] June 2021 by 엔하이픈
Cosmopolitan – Kpop Group 엔하이픈 Tries Some of The Hardest TikToks | TikTok Challenges Challenge
| M2 – [최초공개] 엔하이픈 – Not For Sale (4K) | ENHYPEN COMEBACK SHOW ‘CARNIVAL’ | Mnet 210426 방송

So I married the anti-fan 그래서 나는 안티팬과 결혼했다

So I married the anti-fan est un drama de 2021 en 16 épisodes.

Le pitch:

Hoo Joon est une super star. Chanteur adulé à l’image parfaite, sa carrière est au sommet.
Lee Geun-young est une jeune journaliste à laquelle on confie toutes les tâches ingrates. Elle doit se rendre à une soirée promotionnelle à laquelle assistent des stars. C’est là qu’elle croise Hoo Joon. Sur un malentendu, elle pense qu’il frappe une femme. Outrée, elle décide de révéler à tous son vrai visage et de montrer au monde entier qui il est vraiment.

Mes remarques, avec spoilers:

C’est une romance très mignonne, entre deux personnes vivant dans des mondes différents, avec quelques rebondissements du fait de gens jaloux.
Ils y a de nombreux moments sympathiques qui font sourire.

Les meilleurs ennemis

Tout démarre avec un malentendu. Au début, Hoo Joon et Lee Geun-young ne s’aiment pas et se font des petites méchancetés sur le tournage. Cela rythme le début de la série. Mais comme ils sont gentils tous les deux, à force de se côtoyer, ils se rendent évidemment compte que leurs aprioris n’avaient pas lieu d’être. Et plus si affinités…

La superstar

Hoo Joon est quelqu’un de très gentil. Il n’est pas capable de mettre Lee Geun-young à la porte alors qu’elle n’a nulle part où aller. D’ailleurs il ne pourrait pas non plus donner un coup de pied à quelqu’un dans la détresse ou le besoin : il aide Oh In-hyung, il retrouve son amitié avec JJ, il sauve de la faillite son agence, il ramène chez elle sa fan fugueuse, il donne un concert pour son kidnappeur… C’est vraiment quelqu’un qui a le cœur sur la main.
Il cherche l’amour, de ses parents, de ses fans, des gens qui l’entourent, mais il en donne aussi énormément. On aime le sourire dont il gratifie Lee Geun-young.

Les beaux-parents

La soirée chez les parents de Lee Geun-young est marrante. Hoo Joon n’arrête pas de se faire taper dessus, d’abord par la mère, puis par le père. Ils lui en veulent et sont plein de préjugés sur lui. Pourtant, comme il est quelqu’un d’agréable, bien qu’ils le houspillent il lui offrent de la nourriture quand il repart, montrant qu’ils sont prêts à l’accepter. Ils n’en oublient pas pour autant de le menacer si jamais il fait pleurer leur fille. L’amour un peu rêche des parents de Lee Geun-young pour leur fille est marrant et touchant. J’aurais volontiers vu plus de scènes avec ces quatre-là réunis.

L’ex pleurnicheuse

Oh In-hyung est malheureuse, et on peut la comprendre. Son petit ami JJ cache leur relation aux autres (je n’ai pas bien compris pourquoi puisqu’au début on le voit l’embrasser devant tout le monde), et à part sa jalousie maladive, il a l’air d’autant s’intéresser à elle qu’à une paire de chaussettes trouées. Il n’y a que quand elle veut le quitter qu’il a son air de chien battu.
En plus, en tant que PDG, il ne fait rien pour l’aider à percer dans le métier, alors que c’est ce qu’elle veut le plus au monde. On a même l’impression qu’il fait tout l’inverse.
La pauvre Oh In-hyung, qui veut toujours poursuivre son rêve, subit bien des revers.
Sa réaction de refus lorsqu’on lui propose un contrat est d’autant plus déconcertante.

Le gars jaloux

JJ est une boule de jalousie sur pattes. C’est son principal moteur, et ça le bouffe complètement. Au lieu d’aller de l’avant, il ne sait que regarder la réussite de Hoo Joon en grinçant des dents et en lui mettant des bâtons dans les roues autant qu’il peut.
Obnubilé par son besoin de vengeance, il n’est pas capable de dire à Oh In-hyung qu’il tient vraiment à elle et essayer de la retenir.
Tout comme sa famille ne lui donne jamais d’amour, lui non plus ne sait pas l’exprimer. C’est un personnage que je n’ai pas bien compris.

La romance

Elle se passe plutôt bien. C’est mignon de voir leur antagonisme du début évoluer vers autre chose lorsqu’ils apprennent à se connaître. Hoo Joon est quelqu’un d’assez décidé. Lorsqu’il se rend compte qu’il en pince pour Lee Geun-young, il s’en rapproche avec constance.
J’aime beaucoup le fait qu’il ne doute pas d’elle. A partir du moment où ils sont ensemble, il est 100% avec elle. Son seul doute repose sur le fait d’arriver à la protéger. J’aime les romances où les amoureux ne doutent pas de l’autre.

Les deux derniers épisodes sont un peu longs. Hoo Joon et Lee Geun-young ne se voient pas pendant quelques temps, comme cela semble cher aux Coréens. Je suppose qu’ils ont besoin de dire que l’amour qui résiste à la séparation résistera au temps.

Un drama sympathique et mignon, pour passer un moment de détente léger, sans stress.

| So I married the anti-fan

Acteurs:

Hoo Joon: Choi Tae-joon 최태준
Lee Geun-young: Choi Soo-young 최수영
Jae Jong (JJ): Hwang Chan-sung 황찬성
Oh In-hyung: Han Ji-an 김희진
le photographe Go Soo-hwan: Kim Min-kyu 김민규
le manager Seo Ji-hyang: Kim Sun-hyuk 김선혁

Plus de So I married the anti-fan sur le net:

Sa page sur Wikipedia (en anglais): https://en.wikipedia.org/wiki/So_I_Married_the_Anti-fan

Interview

Behind the scenes

OST

A bittersweet life 달콤한 인생

A bittersweet life est un film de 2005 en 118 minutes. Scénario et réalisation de Kim Jee-woon 김지운.

Le pitch

Kim Seon-woo est un homme de main de confiance du mafieux Kang.
Celui-ci s’absente 3 jours, et demande à Kim Seon-woo de surveiller sa jeune maîtresse, car il la soupçonne d’avoir un amant. Si c’est avéré, il lui demande de les éliminer.
Mais Kim Seon-woo donne une chance aux jeunes gens en leur faisant promettre de ne plus jamais se revoir.

Mon avis

Un film violent et esthétique, avec une poésie derrière le sang et les images sombres. Une très belle œuvre.

Le chien de concours

Kim Seon-woo est le chien à  tout faire d’un boss mafieux. En costume noir et chemise blanche, il fracasse tous ceux qui se mettent en travers du chemin de son chef, sans état d’âme. Il est bien dressé, discret, efficace. C’est un dur à cuire bien rasé qui sent le déodorant boisé.

Le chien de combat

Il se sent trahi. Il ne comprend pas.
Kim Seon-woo sait qu’il est un chien fidèle, et il prend son rôle très à cœur. Quand tout part en vrille, il ne comprend pas ce qu’il se passe. Pourquoi les alliances ont changé, pourquoi son chef le sacrifie. Il a tout donné, sans jamais faillir ni tromper, et on le traite comme le pire des traitres. Il en conçoit un violent ressentiment. Et ne peut pas laisser passer. Comme il ne sait pas comment vivre autrement, il ne cherche même pas d’échappatoire.

La violence

Elle n’est pas anecdotique. Même s’il y a pas mal de sang répandu, ce ne sont pas des excès d’hémoglobine projetée avec générosité qui provoquent ce sentiment de violence. Il y en a par exemple plus dans la scène dans la boue, avec le passage de la main et celui de la tombe.
Les acteurs sonnent juste. Les cris de Kim Seon-woo, ses réactions de peur sont très significatifs de cette violence.

Le romantisme

Avec juste quelques images, le réalisateur nous montre un Kim Seon-woo fasciné par une Hee-soo. Il la regarde manger. Il la regarde danser. Et plus que tout il la regarde jouer.
Sans un mot, il se laisse subjuguer par la musique et ses sourires.
Il ne cherche pas à l’avoir pour lui, il veut juste qu’elle continue à exister. Kim Seon-woo est sensible à sa force de caractère et attentif à ses désirs. Il l’a vue recevoir une lampe moche, il lui offre celle qui lui fait envie. Il n’a pas besoin de mots pour accompagner son geste.

L’esthétisme

Beaucoup de soin est porté aux lumières, dans les tons sombres, dans les verts, les rouges, les bruns, et bien sûr la nuit.
Les décors participent parfaitement à l’ambiance, et on voit bien qu’ils n’ont pas été choisis par hasard. Tout est parfaitement orchestré pour arriver à l’inévitable final sanglant.

Acteurs:

Kim Seon-woo: Lee Byung-Hun 이병헌
le chef Kang: Kim Yeong-cheol 김영철
Hee-soo: Shin Min-a 신민아
Baek Dae-sik: Hwang Jung-min 황정민
Mun Suk: Kim Roi-ha 김뢰하
Min-gi: Jin Goo 진구

Plus de A bittersweet life sur le net:

Sa page sur Wikipedia (en anglais): https://en.wikipedia.org/wiki/A_Bittersweet_Life

Behind the scenes

Sell your haunted house 대박부동산

Sell your haunted house est un drama de 2021 en 16 épisodes.

Le pitch:

Hong Ji-ah gère une agence immobilière qui ne prend en charge que de la vente de biens hantés. Exorciste, elle s’occupe avec l’aide d’un médium d’envoyer dans l’au-delà les esprits vengeurs qui sont restés bloqués dans ce monde.
Oh In-bom monte des arnaques faisant croire que des bien sont hantés, afin de vendre des appareils sensés éloigner les fantômes.
Un jour, Oh In-bom et Hong Ji-ah se retrouvent sur le même projet.

Mes remarques, avec spoilers:

L’idée de départ est très sympa: une agence immobilière qui exorcise des bien hantés avant de les vendre! Voilà qui était très prometteur.

Un héroïne badass

C’est chouette, ça change des femmes fragiles et pleurnichardes. Hong Ji-ah pratique les arts martiaux et botte les fesses des méchants, toute de noir vêtue, un peu entre Matrix et Underworld, mais pas en version moulante.
Par contre côté émotions, on repassera. Elle traîne sa douleur et sa culpabilité suite au décès de sa mère, mais du coup elle ne laisse personne être proche d’elle et n’exprime rien, ni face aux morts ni face aux vivants.

Un gentil héros

Oh In-bom est un arnaqueur, mais on n’arrive pas à lui en vouloir. Son manque de moralité – surtout au début – est entièrement compensé par sa personnalité. On est prêt à tout lui pardonner.
Quelque part il est trop gentil. Comme il manque d’aspérités, il manque un peu d’envergure. En plus il n’arrête pas de se faire posséder malgré lui, ça m’a fait l’effet de « Oh le boulet, il s’est encore fait avoir! ».
Le personnage oscille entre le simple bon pote, et le gars intéressant et intriguant dont on a envie de se rapprocher pour le connaître mieux.

Des esprits vengeurs

C’est vraiment la meilleure partie du drama, et les effets spéciaux sont sympas. Les esprits sont gris, tristes, patibulaires.
La chasse aux esprits vengeurs à renvoyer dans l’au-delà permet de connaître leur histoire et de découvrir pourquoi ils sont restés bloqués dans ce monde. A chaque nouvelle histoire d’exorcisme un nouveau contexte, une petite enquête, et des choses remises en place, justice faite.

Le fil rouge

L’histoire de la mère de Hong Ji-ah qui a besoin d’être renvoyée dans l’au-delà sert de lien tout au long du drama, entremêlée avec la question du réaménagement du quartier et du méchant Do Hak-seong. Cette composante du scénario était pour moi moins intéressante et moins prenante que les petites enquêtes successives. D’ailleurs cela aboutit à une Hong Ji-ah qui déprime pendant plusieurs épisodes vers la fin, ce n’est pas drôle du tout et donne des épisodes plus mous.
Quant à Do Hak-seong, sa fin est assez décevante, même si elle est orientée pour permettre une éventuelle deuxième saison.

Les personnages secondaires

La rigoureuse directrice, dont on sent bien qu’elle cache des choses, peut pendant un moment faire se demander de quel côté elle est. Ses secrets se dévoilent au cours de la saison et permettent de mieux la cerner.
Hoe Ji-Chul, l’ami et partenaire de Oh In-bom, sert de binôme fidèle et marrant.
Sa copine est incarnée par une actrice qui donne de la force et de la présence à ce personnage qui pourrait être très secondaire.
Chassez le naturel, il revient au galop. Le mafieux  Kim Tae-jin retourne sa veste selon les opportunités financières qui se présentent à lui. J’avais presque envie de le détester, mais il n’en valait pas la peine.

Absence de fil romantique

Ou alors il est très fin. D’ailleurs d’entrée de jeu, on nous annonce que pour être médium il faut être vierge. Adieu donc les parties de jambe en l’air passionnées.
On sent bien une forme d’intérêt que peuvent avoir les deux personnages principaux l’un pour l’autre, mais Hong Ji-ah reste sur sa ligne de femme qui ne montre pas ses émotions et trace sa route comme un boule de bowling.
Oh In-bom est beaucoup plus sensible et nuancé. On voit son attachement progressif se faire. Hong Ji-ah lui est de plus en plus précieuse. Une remarque cryptique dans le dernier épisode sur quelque chose qu’il désirerait pourrait éventuellement être perçue comme un intérêt romantique.

Une question de choix

Hong Ji-ah est exorciste parce que cela lui est tombé dessus, mais elle maudit son don et préfèrerai ne pas l’avoir. Une vie normale lui semblerait être un rêve.
Mais lorsque finalement cela pourrait s’avérer possible, c’est elle qui fait le choix de continuer, car elle sait qu’elle le fait bien, et cela donne du sens à sa vie. C’est le principe de la prise de décision par consentement: ce qui était refusé lorsqu’imposé, devient accepté parce que choisi.

Acteurs:

l’exorciste Hong Ji-ah: Jang Na-ra 장나라
l’arnaqueur médium Oh In-bom: Jung Yong-hwa 정용화
l’ami et partenaire de Oh In-bum, Heo Ji-Chul : Kang Hong-seok 강홍석
la directrice Jo: Kang Mal-geum 강말금
le constructeur Do Hak-seong: Ahn Gil-kang 안길강
Kim Tae-jin: Heo Dong-won 허동원
l’once de Oh In-bom Oh Seong-sik: Kim Dae-Gon 김대곤
la copine de Heo Ji-Chul, Hong Mi-jin : Baek Eun-hye 백은혜

Plus de Sell your haunted house sur le net:

Sa page sur Wikipedia (en anglais): https://en.wikipedia.org/wiki/Sell_Your_Haunted_House
Sa page sur KBS (en coréen): http://program.kbs.co.kr/2tv/drama/daebak/

Interview

Behind the scenes

OST

Princess hours 궁

Princess hours est un drama de 2006 en 24 épisodes.

Le pitch:

Shin Chae-kyeong est une jeune roturières qui apprend que son grand-père l’avait fiancée au prince de Corée. Pour sauver sa famille de la dette, elle accepte le mariage.
Le prince, qui ne veut pas épouser une inconnue, demande sa main à sa petite-amie. Elle refuse pour poursuivre sa carrière de ballerine.
C’est le moment que choisit un autre prince, qui avait été chassé du palais 12 ans auparavant, pour y revenir, et s’éprendre de Shin Chae-kyeong.

Mes remarques, avec spoilers:

Princess hours est une série sympathique, si on lui prête l’indulgence du drama qui a vieilli, et qui est un peu long.

Le second lead

Le prince Lee Yul avait un excellent potentiel pour faire un valeureux rival, voire prendre la place dans le cœur de la princesse. D’ailleurs ce fut mon premier souhait, le prince Lee Shin étant particulièrement infect en début de série.
Mais le syndrome de bad guy ayant encore frappé, j’ai rapidement préféré le froid et hautain Lee Shin. A l’occasion faudra qu’on m’explique le fonctionnement du cerveau féminin, parce qu’objectivement Lee Yul est bien mieux.
Le tragiquement gentil, serviable et affectueux Lee Yul n’est pas épargné par le scénario, qui lui broie le cœur et l’achève en victime expiatoire des fautes maternelles, à prendre sur lui pour des crimes qu’il n’a pas commis et à pousser le fauteuil roulant de la coupable. Dites donc, ça craint d’être gentil!

La ballerine

La jolie Min Hyo-rin commence par être une fille rationnelle qui choisit de poursuivre son rêve de devenir une ballerine plutôt que de se jeter dans une relation amoureuse. Elle éconduit le prince sans hésiter.
Mais une fois le prince marié, elle change d’avis et se met à faire des pieds et des mains pour le séduire et le faire divorcer ou tout au moins prendre la place de sa maîtresse. Il n’est plus question de carrière, elle refuse même une super offre.
La gentille fille se met à foutre la m** un peu partout, et c’est le prince ou la princesse qu’on accuse.

J’étais très fière d’elle quand elle avait fait son choix au début, j’ai eu envie de la pendre tout le reste de la série.

Le prince

Lee Shin n’a jamais vécu en dehors du palais. C’est en comprenant cela qu’on peut mieux entrer dans sa psychologie. Il ne sait pas interagir avec les autres en dehors du strict cadre protocolaire.
Min Hyo-rin est la première à l’avoir traité comme un humain, et c’est pour cela qu’il s’en est épris. Avec Shin Chae-kyeong, il découvre la spontanéité et la joie, les marques d’affection, le sens d’une famille aimante. D’ailleurs les quelques jours passés au sein de la famille de Shin Chae-kyeong sont pour lui une vraie découverte.

Lee Shin est quelqu’un qui ne sait pas montrer ses sentiments. D’ailleurs même lorsqu’il commence à en avoir pour Shin Chae-kyeong, elle a du mal à s’en rendre compte – d’où de nombreux malentendus. Mais c’est parce qu’il finit par s’exprimer que le happy end final peut survenir.
Pour l’interprétation du rôle, on a un tout jeune Ju Ji-hoon. Mais si, vous savez : Hyena, Kingdom… Il a bien grandi le petit, hein ?

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La nouvellement princesse

Elle est un peu irritante Shin Chae-kyeong. C’est une vraie gamine, on a du mal à voir en elle une femme mariée. Même si on peut dire qu’elle est vivante et joyeuse, elle est surtout une enfant.
Le plus agaçant chez elle est sans doute le fait qu’elle reproche au prince les mêmes choses qu’elle s’autorise: Elle n’aime pas qu’il rencontre Min Hyo-rin et cela la rend triste. Mais de son côté elle voit tout le temps Lee Yul. Même quand le prince Lee Shin lui demande d’arrêter, elle ne l’écoute pas. Elle manque vraiment de considération pour lui.

Des ados trop vite grandis

Quoi que l’on puisse penser des personnages principaux, les uns et les autres n’ont que 19 ans. Ils entrent à peine dans l’âge adulte, et attendre d’eux des actions raisonnables et raisonnées à longueurs de journées serait irrationnel.
Le nounours Edward est le meilleur ami du prince Lee Shin. Quant à la princesse Shin Chae-kyeong, c’est sa grande poupée « Lee Shin » qui l’occupe la plupart du temps. Tout est dit.

Ils sont mariés mais il ne se passe rien entre eux

Ok, on en parle?
Au début, on comprend parfaitement: ils ne se connaissent pas et ne sont même pas attirés l’un par l’autre. Tout est normal, c’est même plutôt sain.
Mais lorsque le temps passe, Lee Shin ne peut pas embrasser sa femme sans se prendre un baffe. Quand leur relation se développe, il peut enfin l’embrasser (parfois), mais s’ils partagent le même lit, cela reste platonique. Ils doivent même s’excuser lorsqu’on les retrouve couchés ensemble. Sérieusement?
Lorsque Lee Shin propose à sa femme d’emménager ensemble, elle manque s’étrangler. Il n’y a que moi que ça choque? Ils sont mariés, oui ou non? Je suis trop française peut-être?

L’entourage

Le côté « palais royal » donne une coloration au drama, un côté folklorique avec les tenues et le langage formel. Tout y est strict et encadré, les gens guindés.
J’avais placé pas mal d’espoirs en l’autre princesse, de retour de son long voyage à travers le monde, et à l’esprit plus libre. Mais finalement elle reste assez effacée.
Les amis du lycées sont sans intérêt et ne servent à rien d’autre qu’à donner la réplique.
La famille de Shin Chae-kyeong est par contre haute en couleurs, drôle et attachante. Même si elle est loin d’être exempte de défauts, au moins est-elle aimante.
Les méchants font ce qu’ils savent faire de mieux: être méchants.
Et à la fin, les deux personnages principaux sont heureux.

| IMBC

Acteurs:

Shin Chae-kyeong: Yoon Eun-hye 윤은혜
le prince Lee Shin: Ju Ji-hoon 주지훈
le prince Lee Yul: Kim Jeong-hoon 김정훈
la ballerine Min Hyo-rin: Cheon Soo-yeon 천수연
la mère du roi: Kim Hye-ja 김혜자
le roi Lee Hyeon: Park Chan-hwan 박찬환
la mère de Yul Lady Hwa-young: Shim Hye-jin 심상군
la reine: Yoon Yoo-sun 윤유선
la princesse Hye-myung: Lee Yoon-ji 이윤지
le père de Shin Chae-kyeong: Kang Nam-gil 강남길
la mère de Shin Chae-kyeong: Im Ye-jin 임예진

| IMBC

Plus de Princess hours sur le net:

Sa page sur Wikipedia (en anglais): https://en.wikipedia.org/wiki/Princess_Hours
Sa page sur IMBC (en coréen): http://www.imbc.com/broad/tv/drama/gung_teaser/

Interview

Un chouia d’histoire de la Corée

Quelques éléments de l’histoire de la Corée. J’en ajouterai au fur et à mesure de mes rencontres et de mes lectures.

La préhistoire

Au paléolithique les hommes de Corée étaient nomades. Ils étaient des chasseurs pêcheurs cueilleurs, et possédaient des outils rudimentaires : bifaces, grattoirs, lances, arcs… Ils avaient aussi des bijoux décorés, sans doutes des amulettes.

Vers -10 000 ans il y a un début de sédentarisation et de cultures, de meilleurs outils. Le néolithique connaît aussi le début de l’élevage (poules, bœufs, porcs). Textiles et poteries sont également connus. Les poteries brun foncé et hachurées, caractéristiques de l’époque et du lieu, donnent leur nom à l’ère Jeulmun [-8000 à -1500], décorée à coups de peigne.

De riches gravures rupestres à caractère religieux sont retrouvées au sud de la Corée, à Bangudae près d’Ulsan.

Vers le 1er millénaire avant notre ère, la métallurgie naît avec le bronze. De nouveaux outils peuvent ainsi apparaître, et la riziculture s’étendre.

Les villages se protègent de murs, les maisons en pierre font leur apparition.
Les poteries gagnent en fonctionnel : elles servent à stocker des vivres et perdent leurs décorations.

Les dolmens et cairn deviennent très populaires et pullulent en Corée, au point de représenter 40 % des dolmen mondiaux.

Avec l’apparition du travail du fer, des villages se spécialisent dans l’exploitation du minerai. Sidérurgie et orfèvrerie (miroirs, pendentifs…) se développent.

Les villages se regroupent et forment des alliances.

Dangun : Le mythe de la fondation

Hwanin, le seigneur de l’univers, autorisa son fils le prince Hwanung à aller régner sur Terre et à apporter aux hommes paix et civilisation. Le prince épousa l’ourse Ungnyeo, transformée en femme. Le 03 octobre 2333 av. JC., leur fil Dangun « le prince du bouleau » décida de fonder le royaume de Joseon, l’actuelle Corée. Sa première capitale fut Asadal.
Le 03 octobre est toujours fêté en Corée.

Le Gojoseon

Lors de la période du Gojoseon, ou Joseon ancien, un état se constitue peu à peu.
Le roi est entouré de ministres; il publie des lois, s’occupe du commerce et de l’agriculture.
Entre -300 et le début de notre ère, attaqué par la Chine, le royaume de Joseon se replie vers le sud, sans toutefois arriver à empêcher la mainmise chinoise.
En 109, Joseon est annexé par sa puissante voisine, et transformée en 4 commanderies.

Le pays des Han

Au nord, des commanderies

Ces commanderies perdurèrent plusieurs siècles.
Celle de Nangrang était la plus prospère, vendant les matières premières coréennes et important les biens manufacturés chinois.
Mais à son nord-est le royaume du Guryeo l’attaqua sans cesse, jusqu’à ce qu’en 313 ap JC il parvienne à la faire tomber et à l’annexer, refaisant coréen le territoire.

Au sud, des principautés

Des confédérations et des édiles locaux partagent les terres. Les édiles sont appelés des Han. Petit à petit, dans le langage courant, Han devient le mot pour désigner le peuple. C’est ainsi que la Corée actuelles s’appelle Hangouk (pays des Han).
Trois ligues des Han, constituées de principautés autonomes, émergent : Mahan (Han du sud), Jinhan (Han de l’est) et Byeonhan (Han brillants).
Les Mahan finissent par s’unifier sous le nom de Baekje (cent fidèles), dont la tradition se réfère à un prince venu avec cent compagnons fonder une nouvelle capitale.
L’unification des tribus Jinhan donne le royaume de Silla.
Byeonhan resta une fédération de six principautés, et s’appela Gaya en 42 ap. JC. Elle fut annexée par Silla au 6e siècle.

La guerre des 3 royaumes

3 royaumes se structurent : au nord Goguryeo 고구려, ou sud-est Silla 신라 et au sud-ouest Baekje 백제. Puis ils entrent en conflit pendant 300 ans, alternant les alliances entre eux ou avec la Chine ou le Japon.
Pendant cette période, les militaires se professionnalisent, les royaumes se structurent administrativement et les échanges commerciaux se renforcent. Le bouddhisme arrive en Corée par l’intermédiaire de la Chine, se greffant sur les traditions chamaniques présentes.
En 660, Baekje est défaite. En 668 c’est au tour de Goguryeo de tomber.
Silla sort vainqueur.

Séoul

Seorabeol était l’ancien nom de la capitale de Silla. En langage courant, ce nom est devenu synonyme du mot « capitale ».
Lorsque la ville de Hanseong est devenue capitale de la Corée, les habitants la surnommèrent Seorabeol. Ce nom lui est resté, pour devenir Séoul.

Plus d’histoire de la Corée sur le net :

En vidéos

Fabien Yoon et Laurent Caccia, deux Français expatriés en Corée, nous parlent – avec enthousiasme – de l’histoire de leur pays d’adoption.

En textes

Préhistoire

Préhistoire de la Corée https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9histoire_de_la_Cor%C3%A9e

Période de la céramique Jeulmun https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9riode_de_la_c%C3%A9ramique_Jeulmun

Daegokcheon Stream Petroglyphs, classement Unesco : https://whc.unesco.org/en/tentativelists/5486/

Sites de dolmens de Gochang, Hwasun et Ganghwa, classement Unesco https://whc.unesco.org/fr/list/977/

Dangun

Cofrance – le mythe de la fondation https://www.cofrance.net/le-mythe-de-la-fondation-de-coree
Wikipédia – Tangun https://fr.wikipedia.org/wiki/Tangun
Wikipédia – Le jour de la fondation https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaecheonjeol

Les débuts de notre ère

Wikipédia – Le Gojoseon https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9riode_Gojoseon
Wikipédia – Trois Royaumes de Corée https://fr.wikipedia.org/wiki/Trois_Royaumes_de_Corée

En livres

Histoires de la Corée des origines à nos jours. – DAYEZ-BURGEON Pascal. – Tallandier (Texto), 2017