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Interview pour All the things you are, invité à Canneseries

Pour le tapis rose 2026 de Canneseries, la série All the Things You Are figurait parmi les œuvres invitées du rendez-vous « Fiction coréenne ».

Ici mon article qui retrace l’histoire de ce musicien qui essaye de se faire une place dans un univers aussi exigeant que compétitif.

Rencontre avec le public cannois

À cette occasion, le réalisateur Cho Chang-geu, le producteur Kim Soon-mo et l’acteur Kim Mo-beom ont rencontré le public cannois avant la diffusion de la série, et ont répondu à quelques questions lors d’un échange animé autour du projet.

Ils ont notamment confié que les deux acteurs principaux n’avaient malheureusement pas pu faire le déplacement, retenus par d’autres tournages. Parmi les anecdotes partagées, on apprend que lors de leur toute première rencontre, Kang Chan-hee a spontanément enlacé Kim Mo-beom, un geste simple qui a ainsi immédiatement créé un lien entre eux.

Le réalisateur a également expliqué avoir dû se plonger intensément dans l’univers de la musique classique, un domaine qu’il connaissait peu au départ. Il s’est particulièrement intéressé au répertoire français, très renommé.

Côté inspirations, il cite La La Land ainsi que la série Do You Like Brahms?.

Le producteur, quant à lui, connaissait déjà Cannes pour y être venu dans le cadre du marché des séries. Mais présenter sa propre création au festival représentait pour lui un rêve devenu réalité.

Tous trois m’ont également fait le plaisir et l’honneur d’accepter mon interview, et nous avons pu échanger avec simplicité et bonne humeur autour de All the things you are. Ils étaient accompagné de la directrice musicale Park Shinjung.

Regards croisés sur All the things you are

Avec le réalisateur Cho Chang-geun

Nuits coréennes : Cho Chang-geun, vous êtes à la fois scénariste et réalisateur de All the things you are. Quelle a été votre principale motivation pour donner vie à ce drama ?

Cho Chang-geun : J’ai l’impression que l’envie de créer cette œuvre musicale m’accompagnait depuis le début de ma carrière. À l’université, je faisais partie d’un groupe de jazz, et c’est là que l’idée de réaliser un film autour de cet univers m’est venue. C’est ce qui m’a finalement poussé à me lancer dans ce projet.

Nuits coréennes : Parlez-nous des prises musicales. On voit un orchestre jouer dans la scène d’introduction. Beaucoup de scènes de piano. Et un groupe de jazz. Est-ce filmé en live ? Est-ce un défi au niveau de la réalisation ?

Cho Chang-geun : Nous avons d’abord enregistré toute la musique en amont. Ensuite, sur le tournage, nous diffusions ces enregistrements pour filmer les scènes en parfaite synchronisation. Cela représentait un certain défi, mais tout avait été soigneusement préparé avec la directrice musicale.

Le rôle principal est interprété par Kang Chan-hee. On peut trouver de nombreuses vidéos de lui en train de jouer du piano, et il avait déjà incarné des rôles similaires. De plus, il est diplômé d’un lycée artistique, ce qui nous a fait penser qu’il maîtrisait l’instrument. Mais une fois le casting terminé, il nous a avoué qu’il avait uniquement travaillé le morceau du film et qu’il ne savait pas réellement jouer du piano — une sacrée surprise !

Il s’est donc énormément entraîné. Et comme certaines pièces classiques sont très complexes, nous avons utilisé une doublure pour les plans de mains.

Nuits coréennes : Vous étiez invité l’an dernier en tant que réalisateur pour Fasting love. Vous êtes déjà de retour cette année. Comment avez-vous réussi cet exploit ? Et avez-vous envie d’explorer autre chose maintenant ? Quels sont vos projets ?

ChoChang-geun : J’ai eu beaucoup de chance, et je suis très reconnaissant d’avoir reçu cette invitation. Venir deux années de suite est assez rare en termes de calendrier. Fasting Love a été tourné en 2024 et présenté l’an dernier, tandis que All the Things You Are avait été tourné plus tôt, en 2023, mais sa sortie a été retardée. C’est ce qui m’a permis d’être présent cette année également.

Pour la suite, je destine mon prochain projet au cinéma, et nous avons déjà terminé le tournage.

Avec le producteur Kim Soon-mo

Nuits coréennes : Kim Soon-mo, quel a été votre rôle dans la création de ce drama ? Et quels ont été les principaux défis de production sur un film indépendant comme celui-ci ?

Kim Soon-mo : Je suis le producteur exécutif du film. Lorsque j’ai découvert cette histoire, en recevant le scénario de Cho Chang-geun, j’ai tout de suite compris que la musique en serait l’élément central. Nous avons donc eu de nombreuses discussions à ce sujet et avons travaillé très étroitement pour sélectionner et composer les morceaux.

La préparation musicale a été très approfondie dès le départ, avant même de commencer le tournage.

Nuits coréennes : Dans le film, le héros espère une exemption militaire. En France, nous n’avons plus de service militaire obligatoire depuis bientôt 30 ans. Pouvez-vous nous expliquer les enjeux pour un Coréen ?

Kim Soon-mo : Le service militaire est un sujet très sensible en Corée. Pour le public français, il faut savoir que de nombreux jeunes artistes — acteurs, musiciens — sont très actifs sur la scène publique dès leur plus jeune âge. Pourtant, ils doivent interrompre leur carrière pour effectuer leur service militaire au moment même où ils sont le plus sollicités. (La conscription se fait entre 18 et 30 ans et dure entre 18 et 22 mois ndlr)

Cela suscite beaucoup de débats dans la société. Mais comme la Corée du Nord et la Corée du Sud sont toujours en situation d’armistice, il est difficile d’aborder ce sujet sur le plan politique.

Je pense que ce film reflète bien les préoccupations des jeunes aujourd’hui. Beaucoup ont essayé d’éviter le service militaire en invoquant des problèmes de santé lors des examens médicaux… mais cela n’a généralement pas fonctionné.

Avec l’acteur Kim Mo-beom

Nuits coréennes : Kim Mo-beom, je crois que vous connaissez le réalisateur depuis un moment déjà. Comment vous-êtes vous rencontrés ? Et comment s’est passée la collaboration avec le réalisateur Cho Chang-geun ?

Kim Mo-beom : À l’origine, nous nous sommes rencontrés dans un cours de cinéma donné par M. Kim. C’est en suivant ce cours ensemble que nous nous sommes rapprochés.

Travailler avec lui a profondément changé ma manière de voir le métier d’acteur et le cinéma en général. Il a beaucoup influencé ma vision. C’est un réalisateur que j’admire et respecte énormément, donc collaborer avec lui est un véritable honneur. Je me suis simplement dit que je devais faire de mon mieux pour être à la hauteur.

(Cho Chang-geun ajoute en riant : « Il embellit un peu la réalité ! En vérité, on s’est surtout rencontrés autour d’un verre ! »)

Nuits coréennes : Quelle a été la scène la plus difficile à jouer pour vous ?

Kim Mo-beom : Je suis totalement incapable de chanter et je n’ai aucun sens du rythme ! Pour me préparer au rôle, j’ai écouté énormément de musique. Mais malgré cela, j’avais beaucoup de mal à entrer dans le tempo. Dès que la musique démarrait, je devais me synchroniser pour faire semblant de jouer, et c’était extrêmement difficile. Et honnêtement… je n’y arrive toujours pas vraiment !

Un grand merci pour cette interview, que nous clôturons, toujours dans la bonne humeur, avec un selfie !

De gauche à droite: Kim Soon-mo, Park Shinjung, Kim Mo-beom, Nikki Terlon, Cho Chang-geun - Canneseries 2026
|De gauche à droite: Kim Soon-mo, Park Shinjung, Kim Mo-beom, Nikki Terlon, Cho Chang-geun à Canneseries 2026

J’espère que le public français aura bientôt l’occasion de découvrir All the things you are !

All the things you are

당신의 모든 것 de CHO Chang-geun 6×25’

All the things you are est invité à Canneseries 2026 pour sa première internationale. Avec lui, son réalisateur CHO Chang-geun, l’un des acteurs KIM Mo-beom, et un producteur KIM Soon-mo.

Le pitch par Canneseries : « Seo-jun, un pianiste talentueux mais issu d’un milieu modeste, ne vit que pour la compétition, jusqu’au jour où il rencontre Ji-soo, une musicienne de jazz libre et insouciante. Tandis que l’amour et la musique commencent à le transformer, il doit choisir entre la victoire et la quête de sa propre voix. »

All the things you are parle en musique

La musique est une parole qui accompagne toute la série. Elle est à la fois centrale et omniprésente. C’est à cause d’elle et par elle que les choses arrivent.

La quête du sceau de la reconnaissance

Seo-jun est un jeune pianiste d’exception. Mais il crève sous la pression: la pression de gagner absolument pour ne pas faire l’armée, et pour être reconnu et avoir une carrière, un avenir. Il est guidé par une célèbre professeure de conservatoire. Elle n’est dotée ni de patiente ni d’empathie, et ne vit que pour la musique et sa propre réputation.

Mais Seo-jun plafonne dans son apprentissage. Il oscille entre la deuxième et la troisième place, et ne sait pas comment devenir le premier alors qu’il le veut tant. Il peine à comprendre ce que son principal rival Min-jae a de plus que lui.

La quête de soi

Seo-jun souffre de ses échecs. Mais peut-être plus que tout, il souffre d’avoir transformé la musique, qu’il aimait profondément, en moyen de réussite sociale, y perdant le plaisir. Sa rencontre avec Ji-soo et le jazz va l’amener sur d’autres chemins, ceux de la réflexion.

Kim Mo-beom, présent à Cannes, interprète son meilleur ami Jeong.

Le titre

Le titre 당신의 모든 것 est le nom d’une composition jazz que Seo-jun crée et pour laquelle sa petite amie écrit les paroles. Contrairement à son visage crispé lors des répétitions du concours, Seo-jun était parfaitement heureux en composant ce morceau, car il l’a créé en pensant à Ji-soo.

Le film affirme que la solution se trouve dans ce que l’on aime sincèrement.

J’ai vu les 60 premières minutes du drama en avril 2026 à l’occasion du festival Canneseries, et j’ai eu le plaisir et l’honneur de pouvoir interviewer les invité présents à Cannes pour fouler le tapis rose de Canneseries.

L’interview de CHO Chang-geun, KIM Mo-beom et KIM Soon-mo est à lire ici!

Acteurs

le pianiste Ahn Seo-jun : Kang Chan-hee
le meilleur ami Jeong : Kim Mo-beom
la petite amie Ji-soo : Han Seong-min
la prof de piano Eun-jeong : Kim Gyu-ri
le rival Kim Min-jae : Cho Min-kyu 
l’enfant qui apprend le piano : Choi Eun-jun

Kim Mo-beom sur Instagram

Kim Mo-beom - Instagram

CHO Chang-keun sur Instagram

CHO Chang-keun sur Instagram 2022

Pavane ❤

Pavane 파반느 est un film de 2026 de Lee Jong-pil en 113 minutes.

Pavane : un chef-d’œuvre, pas moins

Arrivée à la moitié de ce film, je peux me déclarer absolument fascinée. Par ce film dont je n’attendais absolument rien. Je n’avais même surtout pas envie de le regarder.

Une première impression trompeuse

C’est vrai, quoi ! Les images de la préview montrent des gens glauques dans un sous-sol glauque, qui ont l’air de vivre leur pire vie. Le trailer pareil, rien d’inspirant. Au secours ! J’ai pas envie de voir un film dans un sous-sol !

Et le titre original du roman de Park Min-gyu, on en parle ? Le titre complet, Pavane for a dead princess, ça sent pas la joie, mais pas du tout. Et moi, j’aime la joie.

Bon, mais j’y suis quand même allée parce que… Moon Sang-min.

Moon Sang-min : une révélation, bis

J’ai énormément accroché avec cet acteur depuis la première fois que je l’ai vu dans Under the queen’s umbrella. Il avait quelque chose, une présence. Mais jusqu’à présent je l’ai vu juste dans des rôles légers. Et là… wow ! Il a un scénario sur lequel il peut s’épanouir et il est juste fantastique. Je le vois enfin dans un rôle qui lui permet d’exprimer quelque chose de plus profond, de plus subtil. Et il le fait à la perfection.

À côté de ça, la fille Mi-jung, jouée par Go Ah-sung, je ne l’avais jamais croisée avant, mais son jeu est impeccable. Et le gars Yo-han joué par Byun Yo-han (Mr. Sunshine, Uncle Samsik, Black Out), nickel !

Une réalisation… oh maman, j’adore !

Mais mon coup de cœur absolu, c’est pour la réalisation de Lee Jong-pil (Escape, The Sound of a Flower). Ces images que j’ai trouvées glauques dans un sous-sol sont devenus des œuvres d’art pour chacune d’entre elles. Les décors deviennent des tableaux vivants. Le choix des décors, les couleurs les lumières, le placement des acteurs, le scénario tranquille qui fait son bout de chemin… Et ces images, ces mouvements de caméra. Moon Sang-min qui fait du skate… Ouah, je ne sais pas quoi dire, je suis tellement fan.

Une montée émotionnelle inévitable, une œuvre inoubliable

Mais bon voilà. À la moitié, la boule me monte au ventre. Toujours en contrepoint, ce p***** de titre. Et puis bon, le choix des couleurs, c’est par rose bonbon, c’est pas pour rien. Argh je déteste ça, ce film est tellement beau !

Arrivée à la fin de ce film, je peux déclarer que Pavane est un film absolument magnifique, de réalisation, d’images, de lumière, d’interprétation. J’ai eu un énorme coup de cœur… même si je ne le regarderai probablement jamais à nouveau. Ou alors pas tout à fait en entier.

Chaque plan est une œuvre d’art, chaque image est digne d’intégrer une exposition, d’être encadrée magnifiée. Les couleurs, l’orientation des lumières, chaque éclairage est un poème.

Et cette histoire qu’on n’attendait pas, on s’y plonge, on la savoure. Même si on se rappelle qu’à tout instant, et oui, le titre. Et ce moment, en haut de la grande roue, symbole d’un climax ?

Alors clairement, ce ne sera pas mon film préféré a regarder avant d’aller m’endormir. Mais c’est juste parce que je suis trop guimauve. Ce ne s’est pas de sa faute, c’est juste de la mienne.

Ce film est une beauté absolue, un pur chef-d’œuvre. La beauté des gens est dans le regard qu’on porte sur eux. 

Acteurs

Go Ah-sung : Mi-jung
Byun Yo-han : Yo-han
Moon Sang-min : Kyung-rok

J’ai regardé Pavane en 2026 sur Netflix.

Plus de Pavane sur le net

Interview

Humint un film d’action intense qui frappe fort

Un thriller d’action ultra efficace

Humint est clairement un film d’action qui envoie du lourd.
Avec ses 2h01, le rythme est soutenu du début à la fin, difficile de décrocher. Pas le temps de s’endormir !

Le film mise sur une intensité constante, enchaînant scènes musclées et tension dramatique.

Humint - filmrnk
|filmrnk

Une intrigue d’espionnage sur fond de tensions coréennes

L’histoire plonge dans un conflit géopolitique fort : un service de renseignement sud-coréen tente d’obtenir des informations auprès de Nord-Coréens, eux-mêmes victimes de trafic d’êtres humains.

Le récit se déroule en Russie, avec des grands méchants russes, bien costauds et bien blonds. La propagande omniprésente alimente les tensions.

Au cœur de ce bourbier surgit une vieille histoire d’amour qui pousse à faire flancher le fragile équilibre. 

Une ambiance sombre et immersive

L’un des points marquants de Humint, c’est son esthétique : des ambiances grises, sombres, humides, sans lumières, des neiges grises, des sous-sols mal éclairés, des vêtements aux couleurs tout aussi ternes.

Cette direction artistique renforce l’immersion dans un univers dur.

Des scènes de combat spectaculaires

Et c’est de la baston, des super géniales scènes de baston !

Et comme on n’est pas en Corée, on a droit à des scènes avec des flingues. Ça tire dans tous les sens, mais avec la maîtrise millimétrée des scènes de baston au couteau. On en prend plein les yeux et eux ils en prennent plein la tête.

La scène dans la cage d’escalier, je vous le dis, j’ai eu mal pour eux. Un sacré travail des équipes pour arriver à tourner des scènes pareilles, sans blesser personne.

Un casting solide et impliqué

Côté interprétation, les deux héros masculins Jo In-sung (Escape from Mogadishu, Smugglers) et Park Jeong-min (Deliver us from evil) prennent l’écran et l’habitent. L’héroïne féminine Shin Se-kyung (L’intrigante et le roi, Run on, Rookie historian Go Hae-ryung) tente de s’émanciper du rôle classique de « femme en détresse ».

Bref, gros pouce en l’air !


Humint 휴민트 est un film de Ryoo Seung-wan (scénario et réalisation) de 2026 en 119 minutes.

J’ai regardé Humint en 2026 sur Netflix.

Acteurs

Jo In-sung : le sud-coréen Jo
Park Jeong-min : le nord-coréen Park Geon
Shin Se-kyung : Chae Seon-hwa

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Interview

A Normal Family : un thriller moral intense et dérangeant

Un film qui marque

A Normal Family est clairement le genre de film dont on ne sort pas indemne. Parce qu’on se dit: et si ça m’arrivait ? Et moi, comment est-ce que je réagirais ?

Ce drame psychologique sud-coréen ne cherche pas à divertir, mais à mettre le spectateur face à ses propres limites morales. Une fois lancé, impossible de ne pas se projeter dans cette situation dérangeante.

Deux frères, deux visions du monde

Le film repose d’abord sur une opposition forte entre deux frères; ils ne se ressemblent pas du tout!

L’un du genre altruiste qui s’occupe de sa vieille mère malade acariâtre, fait de bonnes œuvres en Afrique, et sauve des vies avec son scalpel.

Et l’autre matérialiste, avocat prêt à défendre n’importe quelle crapule pourvu que cela rapporte du pognon.

Le tableau est placé. Ce contraste fonctionne parfaitement pour poser le décor moral.

Oui mais… ils sont chacun parent d’un adolescent qui fait bonne figure en jouant à l’enfant modèle.

Et bing, ça bascule !

Quand les enfants dérapent : le vrai sujet commence

C’est à partir de ce moment que le film devient fascinant.
Quand les ados vrillent que se passe-t-il ? Et c’est vraiment intéressant de voir la façon dont le scénario met en avant les cheminements et les glissements qui se font dans la tête des protagonistes.

On observe les justifications qui apparaissent, les compromis moraux, la façon dont chacun redéfinit ses propres limites.

Le film entre dans l’analyse psychologique, rendant chaque décision… compréhensible ? dérangeante ?

Une mise en scène super bien faite

La réalisation est marquée par sa sobriété élégante : plans maîtrisés, tension installée lentement, ambiance froide et pesante.

Ce choix renforce l’impact émotionnel. La tension ne vient pas d’effets spectaculaires, mais de ce qui se joue dans les regards et les non-dits.

Une dimension culturelle à ne pas négliger

Un des aspects intéressants du film réside dans son ancrage en Corée du Sud.

La question morale dépasse le simple cadre familial : en Corée, la notion de lignée et de “sang” est fondamentale. Une faute ne touche pas seulement l’individu, mais toute la famille. La condamnation sociale s’étend aux parents, aux frères, sœurs… aux générations suivantes.

Cela donne une profondeur supplémentaire au dilemme.
Une question traverse le film : dénoncer son enfant, c’est aussi condamner toute sa famille.

On retrouve ça dans un certain nombre de dramas coréens, comme par exemple, dans le tout récent Phantom lawyer, où l’avocat est black-listé parce qu’il est fils de d’un juge condamné.

a normal family - Tiff Poster
|Tiff

Un drame moral inoubliable

Au final, A Normal Family s’impose comme une réflexion morale profonde et universelle, un film qui pousse à se questionner encore après le générique.

En tout cas, ce film est prenant, avec un casting impeccable, un super scénario, qui surprend par son cheminement et qui ne laisse pas indifférent.

A Normal Family 보통의 가족 est un film de 2023 de Hur Jin-ho en 1h49. Sorti en France en 2025.

Casting

Seol Kyeong-gu : Yang Jae-wan, le frère avocat
Jang Dong-gun : Yang Jae-gyoo, le frère médecin
Kim Hee-ae : Yang Yeon-kyeong, l’épouse du médecin
Claudia Kim : Ji-soo, l’épouse de l’avocat
Hong Ye-ji : Hye-yoon, fille de l’avocat
Kim Jung-chul : Yang Si-ho, le fils de l’avocat

Love Scout : une romance mature et douce

Avec Love Scout, on est clairement face à un k-drama romantique apaisant, qui a su séduire une grande partie du public grâce à son ton adulte, ses personnages attachants et une relation construite avec soin. Dès le départ, la série se démarque par une idée simple mais efficace : inverser les rôles traditionnels.

Un duo patron / secrétaire inversé qui fonctionne

Ici, on a un secrétaire et une cheffe d’entreprise, tout en conservant le schéma classique du bureau romance. Ce simple switch de genres apporte une vraie fraîcheur à la dynamique, sans chercher à en faire trop. Le résultat est naturel, moderne et très agréable à suivre.

La relation entre Kang Ji-yoon, CEO exigeante, et Yoo Eun-ho, secrétaire attentionné et compétent, se développe sur un mode slow burn plaisant.

Un casting très solide (et un vrai coup de cœur)

Côté casting, Han Ji-min (Our blues, Hyde Jekyll me) confirme son aisance dans les rôles nuancés et sensibles. Elle incarne une femme forte mais marquée par son passé, crédible dans son rôle de dirigeante.

Mais la véritable révélation du drama reste Lee Joon-hyuk. Connu jusque-là pour des rôles plus sérieux, il dévoile ici un charme inattendu, mêlant douceur, maturité et présence magnétique. Il est sans conteste le coup de cœur de Love Scout.

Monoparentalité et évolution sociale

Le drama aborde aussi un thème de plus en plus présent dans les k-dramas : la monoparentalité. Ce sujet, déjà exploré par Han Ji-min dans One Spring Night, apporte ici des moments tendres, notamment dans les interactions avec l’enfant.
Au-delà du côté mignon, la série montre aussi l’évolution de la société coréenne, où ces situations restent encore parfois mal perçues, ajoutant une dimension sociale discrète mais intéressante.

Une première partie séduisante, une seconde plus inégale

Les premiers épisodes sont particulièrement réussis : le drama est fun, chaleureux, ponctué de petits rebondissements, et porté par d’excellentes dynamiques entre les personnages. On s’y sent bien, et l’envie d’enchaîner les épisodes est bien là.

En revanche, la seconde partie change légèrement de ton avec l’introduction d’une intrigue plus sombre autour d’une histoire de mort et de vengeance servant d’arc antagoniste. Je n’ai pas trop accroché à cette partie-là, un peu en décalage avec l’esprit initial de la série.

Acteurs

Han Ji-min : Kang Ji-yoon, directrice de Peoplez
Lee Joon-hyuk : Yu Eun-ho, le secrétaire
Kim Do-hoon : Woo Jung-hoon, le « fils de » qui bosse chez Peoplez
Kim Yoon-hye : Jung Soo-hyun, l’écrivain
Park Bo-kyung : Kim Hye-jin, la CEO de Carreer way

Scénario: Ji Eun
Réalisation: Ham Joon-ho, Kim Jae-hong

J’ai regardé Love scout en 2025 sur Viki.


Love scout 나의 완벽한 비서 est un drama de 2025 en 12 épisodes.

Interview

OST

Avis sur Phantom Lawyer : une comédie juridique surnaturelle aussi drôle que divertissante

Un drama surprenant et très amusant

Ah bah il est bleu plutôt marrant, ce drama! Phantom Lawyer 신이랑 법률사무소 est une vraie bonne surprise!
On est face à un drama plutôt léger et franchement drôle, qui ne se prend pas trop au sérieux tout en proposant un concept original.

Yoo Yeon-seok brille dans un rôle décalé

Dans ce rôle, Yoo Yeon-seok montre une nouvelle facette de son jeu. Habitué à des personnages plus sérieux ou romantique, cette fois-ci il nous montre un registre comique très réussi. L’humour lui va bien. Et c’est drôle.

Il incarne un jeune avocat incapable de se faire recruter à cause du passé judiciaire de son père. Pour s’en sortir, il ouvre son propre cabinet… au mauvais endroit, dans un lieu improbable : l’ancienne boutique d’un chaman décédé.

Et tout bascule.

Fantômes, possession et situations hilarantes

Là, il se met à voir des fantômes… et même à être possédé par eux !
Et quand il est possédé, il est drôle, c’est super bien joué. Yoo Yeon-seok nous offre des moments vraiment marrants. 

Le mélange entre juridique et surnaturel fonctionne bien, apportant une vraie fraîcheur.

Un équilibre entre humour, enquête et émotion

Malgré son ton léger, le drama n’oublie pas d’intégrer une trame plus sérieuse, avec des enquêtes visant à établir l’innocence ou la culpabilité de certains personnages.

On retrouve aussi quelques moments touchants, liés aux histoires des fantômes, même si l’ensemble reste globalement bon enfant et accessible.

Des personnages secondaires hauts en couleur

Le héros est entouré des pitreries de sa famille, qui forme une galerie de personnages assez marquants :

– maman pas piquée des vers

– un beau-frère pas toujours très futé, genre gentil boulel

Ces interactions ajoutent encore plus de légèreté et de comédie à l’ensemble.

Esom est plus entre parenthèses pour l’instant, mais clairement son personnage va prendre de l’ampleur.

Un drama fun et prometteur

Phantom Lawyer est un drama super divertissant, qui mélange humour, fantastique et enquête avec efficacité.
Clairement, on a hâte de voir la suite !

J’ai pu voir les 3 premiers épisodes de Phantom Lawyer en 2026 sur Netflix et Viki.

Casting

Yoo Yeon-seok : l’avocat Shin Yi-rang
Esom : l’avocate Han Na-hyeon
Kim Kyung-nam : Yang Do-kyung, le patron de Han Na-yeon
Kim Mi-kyung : Park Gyeong Hwa, la mère de Shin Yi-rang
Jeon Seok-ho : Yun Bong Su, le beau-frère de Shin Yi-rang

Siren’s Kiss : un début très prometteur pour ce thriller romantique

Siren’s kiss 세이렌 est un drama de 2026 en 12 épisodes.

Le drama a démarré avec des audiences solides et beaucoup d’attention médiatique, se classant rapidement n°1 sur son créneau lors de sa première diffusion avec environ 5,5 % d’audience nationale en Corée du Sud.

L’histoire mêle romance et thriller, autour d’un enquêteur qui soupçonne une femme mystérieuse d’être liée à plusieurs morts suspectes… alors même qu’il commence à tomber sous son charme.

Une attente prudente avant de lancer le drama

Je dois l’avouer : j’abordais Siren’s Kiss avec une certaine réserve. Le précédent drama de Park Min-young, Confidence Queen, ne m’avait pas convaincue. L’humour y était beaucoup trop excessif et peu efficace, au point que j’avais rapidement abandonné la série. Du coup, pour ce nouveau projet diffusé également sur Prime Video, j’étais plutôt en mode “à voir”.

Heureusement, un détail donnait quand même envie de tenter le coup : la présence de Wi Ha-joon au casting, c’est forcément une bonne idée. En tout cas, ça inspire confiance pour la suite.

Un thriller efficace dès les premiers épisodes

Et bien, surprise : les premiers épisodes sont vraiment très réussis.

On plonge immédiatement dans un polar construit autour d’un jeu du chat et de la souris, avec un ancien policier obsédé par une femme mystérieuse possiblement liée à plusieurs morts suspectes. L’intrigue installe progressivement ses éléments : indices, tensions, suspicions… tout est distillé au compte-goutte, ce qui stimule l’attention du spectateur.

On se retrouve rapidement à élaborer plein d’hypothèses, à chercher les indices cachés et à tenter de comprendre où l’histoire veut nous emmener. Bref, la mécanique du suspense fonctionne très bien.

Wi Ha-joon parfait en ex-flic obsédé

Wi Ha-joon (Squid game) incarne un ex-policier totalement convaincant : méfiant, un peu paranoïaque et prêt à bondir au moindre détail suspect. Il dégage une énergie presque de pitbull en chasse, ce qui correspond parfaitement à l’ambiance du drama.

La tension entre son personnage et celui de Park Min-young (Marry my husband) promet d’être l’un des moteurs de la série. Leur relation reste encore mystérieuse, mais le potentiel est clairement là.

Kim Jung-hyun, un antagoniste inquiétant

Autre élément marquant : la performance de Kim Jung-hyun (Mr Queen).
OMG! Il fait vraiment peur ! Il a des mimiques de taré complet. J’espère que c’est juste son jeu d’acteur qui est excellent !

Une touche très k-drama : le placement de produit Kopiko

Petit moment amusant pour les habitués des séries coréennes : le placement de produit Kopiko. Cela faisait un moment que je n’avais pas vu ce célèbre bonbon café apparaître dans un drama.
Le fameux moment mâchouillage un Kopiko reste presque une signature des k-drama, et ça m’a fait sourire.

Une polémique autour du physique de Park Min-young

Impossible de ne pas remarquer l’amaigrissement de Park Min-young. L’actrice a expliqué en interview avoir suivi un régime strict pour ce rôle. Le résultat est, pour moi, trop extrême.

Mais qu’est-ce qui lui a pris ? Est-ce une demande de la production? Une lubie personnelle? Il faut arrêter avec ces conn*****! Ses jambes c’est un tas d’os, un squelette sur pattes. Une fois habillée, c’est sûr, elle n’est pas vilaine, mais quand on enlève les couches, c’est vraiment too much. Trop, c’est jamais bien. Trop gros, c’est pas bien, trop maigre, c’est pas bien. Ce n’est pas bon pour la santé, et en plus, ce n’est pas beau.

Verdict après trois épisodes

Siren’s Kiss démarre comme un thriller romantique solide et intriguant, avec un suspense bien dosé et un casting convaincant.
L’ambiance sombre, le jeu du chat et de la souris et les nombreuses zones d’ombre donnent vraiment envie d’en savoir plus.

Pour l’instant, c’est une très bonne surprise… et clairement un drama dont j’attends la suite avec impatience.

Edit: Verdict après la fin des 12 épisodes

Après avoir regardé toute la série Sirens kiss, je dois dire que j’ai finalement été déçue. Notamment à cause du manque d’alchimie entre les deux personnages principaux. On ne voit jamais vraiment à quel moment leur relation est censée prendre feu, ce qui la rend assez peu crédible et laisse une impression de flottement.

Par ailleurs, le jeu très fermé de l’actrice principale m’a rapidement agacée. J’ai toutefois tendance à penser que cela relève davantage de la direction d’acteur que de ses capacités.

Là, à part pour les flashback, elle adopte une attitude sombre. Pourquoi pas… mais une telle absence d’expression devient lassante à la longue. Regarder une face de poisson mort pendant 12 épisodes (même si c’est ce qui la rapproche le plus d’une sirène) c’est tuant. Du coup, les sourires de l’épisode 12 sont inefficaces, tout comme la romance.

La partie mystère et enquête reste par contre chouette et j’y ai vraiment pris plaisir, sinon j’aurais lâché en cours de route.

Acteurs

Park Min-young : Han Seol-ah
Hwi Ha-Jun : Cha Woo-seok
Kim Jung-hyun : Baek Jun-beom

J’ai regardé les 3 premiers épisodes de Siren’s kiss en 2026 sur Prime Video.

Even If This Love Disappears Tonight : une romance douce… jusqu’à sortir les mouchoirs

Un film que je n’avais clairement pas prévu de regarder

Soyons honnête : Even If This Love Disappears Tonight ne me faisait pas spécialement envie. Une histoire de jeune fille qui perd la mémoire tous les soirs ? Sur le papier, ça sent très fort le mélodrame larmoyant, et ce n’est clairement pas mon genre de prédilection.

Et pourtant… il y avait Choo Young-woo au casting. Impossible de résister. Ajoutez à cela Shin Si-a, et me voilà lancée, un peu à reculons, dans ce film.

Donc du coup, me voilà lancée dans ce film, et franchement c’est plutôt une bonne découverte.

Une romance lycéenne simple et sincère

Le film nous plonge dans un univers lycéen très classique, où l’amitié laisse progressivement place à l’amour. Rien de révolutionnaire, mais c’est fait avec beaucoup de douceur.
La relation se construit à travers de petits gestes, des soirées partagées, un journal intime, et ces allers-retours émotionnels qui rendent l’histoire touchante sans jamais forcer le trait… du moins au début.

La réalisation est clairement l’un des points forts : c’est bien filmé, bien monté, et surtout très fluide. On entre dans l’histoire presque sans s’en rendre compte. Malgré le thème de la perte de mémoire, le film réussit à être presque feel-good dans sa première moitié.

Un casting solide et attachant

Côté casting, c’est un vrai sans-faute.

  • Choo Young-woo confirme tout le bien qu’on pense de lui. Depuis You Make Me Dance jusqu’à Trauma Code, il prouve ici encore qu’il est très à l’aise dans la romance. On adhère totalement à son personnage, sensible et sincère.
  • Shin Si-a, découverte dans Resident Playbook, est une très belle révélation. Elle apporte beaucoup de fraîcheur à un rôle délicat.
  • Les seconds rôles sont tout aussi réussis : la meilleure amie un peu renfrognée (Cho Yu-jung), le trublion incarné par Ji Ho-eun (vu dans Love in the Big City), et le père joué par Jo Han-chul, (qu’on a déjà vu dans tous les dramas possibles et imaginables).

Quand la douceur laisse place au drame

Puis arrive le moment fatidique. Aux deux tiers du film, le ton change brutalement. Fini le côté bonbon douceur, on passe aux mouchoirs.

Bref, je n’en dis pas plus. Je ne regrette vraiment pas de l’avoir regardé, il était très chouette : Alchimie entre les protagonistes, authenticité émotionnelle, thématique de la mémoire et de l’amour qui durent.

Pour ma part, comme je garde mes distances avec les mouchoirs, ce n’est pas ma came. Mais vraiment, si vous cherchez quelque chose de doux qui vous prendra au cœur, c’est parfait !

오늘 밤, 세계에서 이 사랑이 사라진다 해도 est un film de Kim Hye-young de 2025 en 108 minutes.

Je l’ai regardé en 2026 sur Netflix.

Le guide pratique de l’amour : un démarrage poussif et peu engageant

Un début qui peine à convaincre

Pour être honnête, le démarrage n’est pas concluant. J’ai dû me forcer pour terminer le deuxième épisode, et surtout, je n’ai ressenti ni passion ni réel attachement aux personnages ou à l’intrigue. Là où le drama promettait une romance intéressante, il laisse pour l’instant une impression assez fade.

Une héroïne prisonnière des injonctions sociales

Le personnage incarné par Han Ji-min (Love scout, One spring night) correspond parfaitement à un archétype bien connu du drama coréen : une femme qui fait carrière, entièrement dévouée à ses études puis à son travail, convaincue — selon une croyance coréenne encore très ancrée — que l’amour nuit au sérieux professionnel.

Mais arrive le fameux réveil brutal : le temps passe, l’horloge biologique fait tic-tac, et la peur de « ne plus valoir grand-chose sur le marché du mariage » s’installe.

Des situations prévisibles et sans surprise

L’intrigue remet en scène un ancien camarade d’université qu’elle avait autrefois rejeté (Shin Jae-ha). Cette fois, elle décide de tenter sa chance… pour se prendre le râteau du siècle, sans grande surprise. Le retournement est visible de très loin et ne génère aucune tension dramatique.

S’ensuit alors la fameuse quête amoureuse via les rendez-vous arrangés, avec un triangle amoureux des plus classiques :

  • Park Sung-hoon (No others, Squid game 2 et 3) le prétendant gentil, discret et rassurant
  • Lee Ki-taek (My Happy Ending) le prétendant plus vivant, plus charismatique

Sur le papier, cela pourrait fonctionner. Mais dans les faits, l’ennui domine.

Humour et rythme : le vrai point faible

Là où le drama tente d’être léger et drôle, les gags tombent souvent à plat. Ce n’est pas parce qu’un personnage trébuche ou enchaîne les maladresses que l’ensemble devient automatiquement comique. Pour l’instant, il n’y a ni tension romantique, ni vraie attente, ni cliffhanger donnant envie d’enchaîner les épisodes.

Pour l’instant, la série souffre d’un rythme mou, d’un humour peu efficace et d’une intrigue trop prévisible. À ce stade, je pense qu’elle va choisir le gentil, même si on va tenter de nous faire croire le contraire tout au long de l’histoire.

Pour l’instant, l’envie de continuer n’est clairement pas au rendez-vous… mais je souhaite sincèrement que le drama se bonifie par la suite.

The Practical Guide to Love 미혼남녀의 효율적 만남 est un drama de 2026.

J’ai regardé les 2 premiers épisodes du Guide pratique de l’amour en 2026 sur Viki.

Le nouvel employé

Le nouvel employé 신입사원 (The new employee) est un webdrama de 2022 en 7 épisodes de ca. 20 minutes ou film en 114 minutes.

Le pitch

Un nouveau stagiaire arrive dans l’entreprise. Il n’est pas bien accueilli par son supérieur, qui aurait préféré avoir un employé expérimenté.

Happy Vie de Bureau! Une romance légère

Quand le mérite prend le dessus

Le nouvel employé raconte avec tendresse le parcours d’un stagiaire appliqué dont les efforts finissent par être reconnus. Une vraie ode à la persévérance : ici, on vous dit clairement que le travail finit par payer.

L’autre stagiaire de l’histoire, moins diplômée mais tout aussi compétente, trouve également sa place. Même si sa valeur n’est pas reconnue par son entreprise d’origine, elle finit par briller ailleurs. Un joli message d’espoir : les diplômes ne font pas tout, le talent et la détermination comptent aussi.
C’est rafraîchissant.

Beauté intérieure et coup de foudre de bureau

Côté cœur, on retrouve le classique (mais toujours efficace) duo d’opposés qui s’attirent.
Le premier protagoniste, incarné par Mun Ji Yong (Once Again), est craquant avec son sourire désarmant et sa gentillesse à toute épreuve. Et ce n’est pas le seul à faire tourner des têtes : même son supérieur hiérarchique n’est pas insensible à son charme.

Justement, parlons de ce supérieur. Oubliez le beau gosse de service : ici, coiffure stricte et costume vieillot transforment un homme séduisant en cadre austère. La transformation est tellement réussie qu’on en oublierait presque à quel point Kwon Hyuk est canon dans la vraie vie. Un conseil : faites un tour sur son Instagram, juste pour vérifier.

Petits à-côtés savoureux

  • L’inévitable collègue jaloux vient semer la zizanie, parce qu’il a peur pour son poste. Un grand classique… mais efficace.
  • La meilleure amie un peu déjantée apporte une bonne dose d’humour.
  • Le fameux malentendu après une soirée trop arrosée ? Toujours là, et ça fonctionne encore.
  • Et ce moment où le héros attrape un chat et le retourne sur le dos comme si de rien n’était… Sérieusement, s’il veut essayer avec le mien, je suis curieuse de voir s’il s’en sort indemne !

En conclusion : une romance douce et agréable

Le nouvel employé ne révolutionne pas le genre, mais remplit parfaitement son rôle : faire sourire, rêver un peu, et croire en la réussite par l’effort. Une romance légère, parfaite pour se détendre.

Petit bonus pour les curieux : on murmure que la version « film » contient quelques scènes coupées un peu plus… piquantes. À bon entendeur 😉.

Acteurs

Kwon Hyuk 권혁 : Kim Jong-chan
Moon Ji-yong 문지용 : Wu Seung-hyeon
Baek Ji-hye : Seo Ji-yeon
Choi Si-hun : Yu Seong
Nam Kyu-hee : Lee Kang-hae

D’après la light novel The new employee
Scénario d’après Moscareto
Réalisation: Kim Jo Kwang Su

J’ai regardé Le nouvel employé en 2023 sur Viki.

Plus de Le nouvel employé sur le net

Behind the scenes

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왓챠 – 신입사원 | 든든종찬+잔망승현+야외촬영 = L.O.V.E | 6화 비하인드 | 메이킹 | 왓챠 익스클루시브

The Art of Sarah : le k-drama qu’on n’attendait pas… et qui surprend totalement

The Art of Sarah est clairement la série qu’on n’attendait pas du tout — et c’est justement ce qui crée la surprise. À la lecture du titre (qu’il s’agisse de The Art of Sarah ou de son ancien nom Lady Doir) et du pitch autour d’une arnaqueuse à l’identité secrète, l’enthousiasme n’est pas immédiat. Sur le papier, cela peut sembler quelconque. Et pourtant… quelle claque.

Acteurs et scénario au rendez-vous

D’abord, impossible de ne pas mentionner le casting exceptionnel. Shin Hye-sun, que l’on adore déjà dans Mr Queen ou Don’t Buy the Seller, livre ici une performance impressionnante, tout en nuances. Elle incarne Sarah Kim avec une intensité fascinante, oscillant entre maîtrise glaciale et zones d’ombre troublantes. À ses côtés, Lee Joon-hyuk — remarqué récemment dans Love Scout — apporte un charisme évident au rôle de l’enquêteur, tandis que Shin Hyun-seung (Pumpkin time), en adjoint, se révèle être une très belle surprise.

Mais The Art of Sarah ne se contente pas d’un bon casting. Là où la série impressionne vraiment, c’est dans sa construction narrative. Les épisodes s’enchaînent avec une succession de rebondissements parfaitement dosés. Rien ne semble forcé ou artificiel : chaque révélation trouve sa place, comme si l’on déroulait l’histoire à l’envers, pièce par pièce. Contrairement à certains thrillers qui abusent du twist facile, ici tout est pensé sur la durée.

Des rebondissements

Au fil de l’enquête, on découvre les multiples facettes de Sarah Kim, personnage aussi insaisissable que captivant. Chaque épisode révèle une nouvelle couche de son identité et de son incroyable mécanique d’arnaques. Certes, on peut parfois se dire qu’une escroquerie d’une telle ampleur relève de la fiction pure… mais après tout, la réalité nous a déjà prouvé avec des figures comme Le Loup de Wall Street que l’improbable peut exister.

Visuellement élégante, portée par une ambiance tendue et une écriture précise, la série parvient à être à la fois addictive, intelligente et stylisée. On se laisse happer sans s’en rendre compte, au point d’enchaîner les épisodes sans voir le temps passer.

imbc Lee Joon-hyuk
|iMBC

The art of Sarah 레이디 두아 est un drama de 2026 en 8 épisodes. Il a rapidement rencontré un large succès international, se classant dès sa sortie dans le Top 10 non-anglais de Netflix, jusqu’à la 3ᵉ place mondiale, avec une forte audience dans plusieurs pays.

J’ai vu les 4 premiers épisodes sur Netflix.

Acteurs

Shin Hye-sun : Sarah Kim, Mok Ga-hui, Du-a, Kim Eun-jae
Lee Joon-hyuk : Park Mu-gyeong
Shin Hyun-seung : Hyeon Jae-hyeon

Scénario: Chu Song-yeon, Réalisation : Kim Jin-min

Interview

Aucun autre choix : une comédie noire totalement déjantée et brillamment maîtrisée

Avec Aucun autre choix (No Other Choice), Park Chan-wook signe un film déroutant et maîtrisé. Le point de départ est pourtant très sérieux : des licenciements massifs, la peur du chômage, la pression sociale et financière qui écrase peu à peu les individus. Un cadre réaliste, presque anxiogène… jusqu’au moment où tout bascule.

Une famille standard vire dans l’absurde

Lorsque le personnage principal — un homme sans histoires, porte-parole improvisé de ses collègues — se retrouve lui-même licencié, le film quitte progressivement le terrain du drame social classique pour s’engager dans une spirale complètement délirante. Incapable d’avouer la vérité à sa famille, il invente des stratégies pour sauver les apparences. Sous la pression de la recherche d’emploi, son raisonnement dérape jusqu’à une idée aussi absurde que radicale : éliminer ses concurrents au poste convoité.

Critique sociale et mélange des genres

Le concept est fou, assumé jusqu’au bout, et traité avec un mélange déstabilisant de comédie noire, de satire sociale et de violence parfois bien gore. Le héros devient un apprenti meurtrier maladroit, chaotique, manquant clairement de méthode et d’expérience — ce qui donne lieu à des situations aussi gênantes que grotesques. Certaines scènes flirtent ouvertement avec le burlesque, voire le ridicule, tout en conservant un fond profondément dérangeant.

C’est là que No Other Choice déstabilise : il parle de sujets graves — chômage, compétition professionnelle, jalousie sociale, nécessité financière — tout en les traitant à travers un prisme absurde, cruel et parfois hilarant. Le ton oscille entre rire nerveux et violence inattendue, sans perdre sa cohérence.

La maîtrise de Park Chan-wook

La mise en scène est millimétrée. Park Chan-wook déploie des cadrages précis, un travail sur les lumières et les décors qui renforcent le sentiment d’étrangeté permanente. Chaque environnement semble participer à l’oppression psychologique du personnage principal.

Côté casting, c’est un sans-faute. Lee Byung-hun porte le film de bout en bout avec une justesse impressionnante. Il rend crédible cette descente progressive dans l’absurde et la violence. Les seconds rôles brillent également. Notamment Yeom Hye-ran, qui s’amuse visiblement dans un rôle haut en couleur, oscillant entre tragique et grotesque.

Adapté du roman Le Couperet (The ax) de Donald E. Westlake, le film assume pleinement son titre — No Other Choice — répété au long du récit comme une justification glaçante à l’injustifiable.

No Other Choice est un film imprévisible et provocateur, qui surprend autant par son fond que par sa forme. Une comédie noire féroce sur le monde du travail et la violence sociale, portée par une belle réalisation et un casting impeccable.
Un film à voir absolument, ne serait-ce que pour l’expérience singulière qu’il propose.

No other choice (Aucun autre choix, 어쩔수가없다) est un film de 2025 de Park Chan-wook, en 139 minutes.

Acteurs

Lee Byung-hun : Yoo Man-su
Son Ye-jin : Lee Mi-ri, la femme de Yoo Man-su

Lee Sung-min : Goo Beom-mo
Yeom Hye-ran : Lee A-ra, la femme de Goo Beom-mo

Cha Seung-won : Ko Si-jo le vendeur de chaussures
Park Hee-soon : Choi Seon-chul
Yoo Yeon-seok : Oh Jin-ho le dentiste

Scénario : Park Chan-wook, Lee Kyoung-mi, Don McKellar, Lee Ja-hye
Réalisation : Park Chan-wook

No other choice - poster

Interview

Concert de Jay Park & Lngshot à Cannes – 7 février 2026 : retour sur une soirée mémorable

J’étais au concert de Lngshot et Jay Park et franchement, c’était top !

Le 7 février 2026, Cannes a accueilli un événement exceptionnel : le concert de Jay Park et du groupe Lngshot. Présente dans la salle, je peux l’affirmer sans hésiter : c’était une soirée incroyable, pleine d’énergie, de talent et d’émotions.

Jay Park et Lngshot

La superstar Jay Park est connue depuis l’an 2008 et sa participation au groupe 2PM. Il a depuis fait une magnifique carrière solo et entre autres monté sa boîte More Vision dont il est le CEO.

En fin d’année dernière, il a lancé le groupe Lngshot qu’il a créé.

Pour en savoir plus sur les artistes : Lire notre article de présentation « Jay Park et Lngshot ».

Comme Jay Park l’explique lui-même, Lngshot, ce n’est pas juste un groupe, c’est un état d’esprit. Et franchement, vu de ce côté de la planète, moi j’adore voir à quel point ce gars Jay Park s’implique dans cette création. Avec ces quatre petits jeunes qu’il a sélectionnés, et qu’il pousse en avant, oui, il fait du marketing oui il veut les vendre. Mais il les accompagne, il les soutient, les met en avant, il partage la scène avec eux. Mais tellement bravo ! Et merci !

Jay Bum Park - X - 09 02 2026 - LNGSHOT is an attitude
|Jay Bum Park – X – 09 02 2026

Déjà à l’international !

À peine débuté – on se rappelle que leur mixtape 4shoboiz Mixtape et leur single de pré-début Saucin’ datent de novembre 2025 – le groupe fait déjà beaucoup parler de lui et le succès est au rendez-vous. Et en février 2026 Jay Park les emmène dans ses bagages pour leur première scène internationale !

Et c’est qui les chanceux pour cette grande première ? Ceux qui ont le droit de voir ces mégastars montantes, pour leur premier concert ? C’est nous, les frenchis du sud, à Cannes. Mais quelle chance, quel bonheur !

Le public : jeune, féminin…

Pour l’occasion, j’ai réussi à convaincre mon mari de m’accompagner. Et j’ai bien fait ! À vue de nez et à la louche, il contribue à représenter les 2 % de spectateurs masculins. Diversité : validée. Lol.

Côté âge, même constat, avec notre demi-siècle chacun, nous faisons évidemment partie de la diversité. Disons que les plus de 40 ans se dénombrent aisément. Quelques égarés comme nous étaient venus pour la musique. Ainsi que quelques papas et maman d’adolescentes surexcitées.

Sinon, vous l’aurez compris, ce sont surtout des jeunes filles. Je dirais entre 16 et 26 ans.

Coline et Juliette avec un drapeau français qu'elles ont spécialement décoré à l'effigie de Louis. - Photo Nikki Terlon - Concert du 07 février 2026
C. et J. avec un drapeau français qu’elles ont spécialement décoré à l’effigie de Louis.

C’était comment, ce concert ?

Il en a pensé quoi mon mari de ce concert ? (Ne venez pas me dire que vous vous en fichez, c’est important d’écouter la voix de la diversité qui était là un peu par hasard !)

Roulement de tambour… Eh bien, il est plutôt du genre économe en paroles, mon bel époux. Interrogé sur ses impressions, il a dit : « Génial ! ».

Je vous laisse analyser plus finement si vous le souhaitez.

On nous chauffe, on nous refroidit

Pile poil à 19h30, on a DJ Namju qui est venu chauffer la salle : Le Sserafin, Jenny, Hyolin… Et pendant 30 minutes, tout le monde a chanté et s’est ambiancé.

Et puis plus rien. 30 minutes de pause. Un peu trop longues, surtout après le retrait du matériel DJ. L’impatience commence à se faire sentir, mais heureusement…

20 heures 30 c’est parti pour le show !

Lngshot, enfin !

Les quatre membres Ryul, Ohyul, Woojin et Louis entrent en scène et mettent immédiatement le feu. Sans suspense, on vous le dit, on a adoré !

Le public était à fond sur le dernier titre sorti : Never let go. Moi mon banger, c’est Saucin’. Mais personne n’a rien boudé.

On a eu le petit speech de « Je vous aime », notre chouchou de demi-frenchi Louis nous a confié qu’il n’avait pas mis les pieds en France depuis 2018, ce qui fait un bail vu son âge. On rappelle qu’il n’a que 15 ans !

Jay Park : le taulier

Et puis le boss est arrivé.

Parce que même si on a vraiment grave kiffé voir les Lngshot, quand Jay Park a mis les pieds sur scène, on a vu l’expérience et le charisme. Sa façon de remplir la scène !

D’ailleurs, ça fait 18 ans qu’il en fait, de la scène, et il nous a dit de ne rien prendre pour acquis, il n’en fera peut-être pas toujours.

Ce soir, comme à chaque fois j’imagine, il donne tout, sans retenue. Il maîtrise totalement le live. On voit à quel point il est bien rôdé et à l’aise dans son exercice, un pro, et il est généreux avec son public.

D’abord, habillé, puis de moins en moins…

Un abdo, deux abdos…

Les minettes hurlaient devant chaque abdo qu’il dévoilait. D’ailleurs, dans les rangs près de mois, il y avait eu un commentaire avant le début de concert sur « Jay Park à poil » (sic). OK, c’est pas un peep show non plus, hein. On est là pour la musique.

Ouais, OK, quand t’as passé 50 ans, t’es là pour la musique. Et pour le show. Et pour l’ambiance autour. Tu viens prendre ta dose de sons et d’amour.

Ça claque

Visuellement, c’était très chouette, les danseurs, les éclairages… Et puis l’atmosphère aussi, le public. Évidemment les Français ont fait leur popopopo et Jay Park était interloqués, comme il l’avait déjà été à son précédent concert en France. Du coup, il nous a demandé de chanter le popopopo pour l’enregistrer, et il pense à le sampler. Haha, pourquoi pas ?!

À la fin de la soirée, les Lngshot sont revenus sur scène. Ils nous ont fait le plaisir de chanter une chanson qui n’était pas listée. Le public est invité à participer, et cerise sur le gâteau : une prise en direct en one-shot pour un clip vidéo, réalisée pendant le concert!

Franchement, c’était génial.

Merci aux Lngshot et à Jay Park d’être venus jusqu’à nous de l’autre côté de la planète. On a kiffé le moment.

Et déjà hâte qu’ils reviennent…

Concert de Jay Park et Lngshot - Cannes 2026 - Photo Nikki Terlon
|Concert de Jay Park – Cannes 2026

Notre univers

Notre univers (Our universe 우주를 줄게) est un drama de 2026 en 12 épisodes.

Notre Univers : un drama coréen prometteur entre comédie, famille et romance

Le drama coréen Notre Univers démarre très fort. Après avoir visionné les deux premiers épisodes, je peux déjà dire que la série est une vraie bonne surprise, aussi touchante que divertissante.

L’histoire suit deux jeunes adultes à peine sortis de l’adolescence qui voient leur quotidien totalement bouleversé lorsqu’ils se retrouvent responsables d’un jeune enfant qui parle à peine. Un véritable boulet au pied, surtout quand on n’a aucune expérience avec les enfants.

Évidemment, si les héros héritent de cette responsabilité, c’est parce que les parents du petit garçon sont décédés. Le drama prend donc le temps d’aborder des moments plus émouvants, notamment lors des funérailles et des scènes de souvenirs, où l’on comprend que les deux protagonistes sont désormais tonton et tata malgré eux. Une touche de mélancolie qui équilibre bien l’humour.

Une comédie familiale portée par des personnages opposés

Côté comédie, le contraste fonctionne à merveille. Seon Tae-hyung, interprété par Bae In-hyuk (connu pour Kiss Goblin et The Story of Park’s Marriage Contract), est un jeune homme maniaque et ultra-organisé, pour qui tout doit être parfaitement propre et sous contrôle. Autant dire que vivre avec un enfant est pour lui un véritable cauchemar.

Face à lui, Woo Hyun-jin (jouée par Roh Jeong-eui, vue dans The Witch et Badland Hunters) apporte une dynamique totalement différente. Les deux personnages ne s’entendent clairement pas au départ, ce qui pose les bases d’un trope très apprécié : le enemies-to-lovers.

Co-parentalité forcée et romance en approche

Sans surprise (et pour notre plus grand plaisir), un dégât des eaux contraint Seon Tae-hyung à emménager chez Woo Hyun-jin. Résultat : co-parentalité improvisée, situations cocasses, quiproquos à répétition et apprentissage chaotique de la vie avec un enfant. Le tout est porté par la bouille adorable du petit garçon, clairement destiné à faire fondre les spectateurs.

Évidemment, le drama introduit également un triangle amoureux avec l’arrivée de Park Yoon-seong, incarné par Park Seo-ham (Semantic Error), qui fait son apparition vers la fin du deuxième épisode.

Notre univers: Un drama coréen à suivre de près

Entre comédie romantique, drama familial et romance progressive, Notre Univers pose des bases solides dès ses débuts. Les personnages sont attachants, les situations bien rythmées et tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce drama un véritable coup de cœur pour les amateurs de séries coréennes!


J’ai regardé 2 épisodes de Notre univers en 2026 sur Viki.

Trailer

Making

Interview