Past Lives – Nos vies d’avant est un film de 2023 de Celine Song en 1h46.
L’histoire de Nos vies d’avant
A l’âge de 12 ans, Nora et Hae-sung sont inséparables. Mais Nora émigre aux États-Unis avec sa famille.
12 ans plus tard, Hae-sung renoue le contact.
Mon avis
Des acteurs d’une finesse incroyable
C’est juste un film magnifique.
Les acteurs Greta Lee et Teo Yoo sont incroyables. Leur jeu fait passer des émotions et une connexion de fou entre eux. Il y a tellement de sentiments, de choses dites, de choses tues qui se transportent et s’échangent de l’un à l’autre. Leur scène finale est bouleversante d’émotions.
Nora et Hae-sung traversent trois tranches de vie, avec à chaque fois 12 ans d’écart. On les voit enfants encore dans l’insouciance de leur âge mais déjà dans la compétition pour Nora.
Puis en tant que jeunes adultes, ce schéma se retrouve : Hae-sung est plus naïf et rêveur que Nora. Elle sait ce qu’elle fait quand elle coupe les ponts : c’est une décision rationnelle, calculée. Nora met ses émotions de côté.
La troisième rencontre à l’âge vraiment adulte les voit reproduire les mêmes attitudes, avec un Hae-sung rêveur et plein d’espoirs, et une Nora qui préférerait se trancher la jugulaire plutôt que d’avoir une attitude autre que raisonnable. Pourtant son coeur lui crie des choses très fortes, et elle est comme sur un fil, prête à flancher. Les émotions qui passent dans les silences sont puissantes. Les non-dits et les subtilités traversent l’écran au-delà des mots pour frapper le spectateur.
|CJENM
Un film de grande qualité
Il se passe peu de choses en 1h46 de film, et pourtant le temps est parfaitement maîtrisé. La caméra prend le temps de montrer ce qui n’est pas dit. C’est un très beau travail de réalisation et de mise en scène. On rappelle que c’est le premier long métrage de Celine Song.
Ce film parle aussi d’immigration, de différences culturelles et, de manière très coréenne, de destin.
On pourrait juste trouver à redire sur l’âge des acteurs, qui n’est pas en phase avec celui de leurs personnages au moment de leurs premières retrouvailles. Ils ne sont pas crédibles en jeunes gens de 24 ans. Il aurait à mon sens au moins fallu laisser les cheveux longs à Nora pour lui donner un air plus jeune, et accentuer le côté vestimentaire détendu d’une certaine jeunesse.
Acteurs
Nora Moon : Greta Lee Hae-sung : Teo Yoo Arthur : John Magaro La mère de Nora : Ji-hye Yun Le père de Nora : Won-young Choi
Réalisation : Celine Song Scénario : Celine Song
J’ai regardé Past lives en 2024 sur La Médiathèque Numérique.
Déferlante est un drama de 12 épisodes, Studio Dragon, diffusée en France sur Netflix depuis le 28/06/2024, disponible en V.O.S.T et en français.
Genre : drame, thriller, politique
Scénariste: PARK Kyung-soo (The Chaser) Réalisateur : KIM Yong-wan (The cursed)
Bande annonce VF
Le Pitch
Dans l’incapacité de s’attaquer à la corruption qui sévit au plus haut du pouvoir à travers le mandat du président qu’il a soutenu, le Premier ministre Park Dong-ho décide d’éliminer son ancien mentor Jang Il-joon.
Mais quand la tentative d’assassinat échoue, c’est le début d’une guerre totale avec la vice-Première ministre en charge de l’économie, Jeong Su-jin, elle-même impliquée dans le scandale financier et dans la mort du député, Seo Gi-tae, frère d’arme de Park Dong-ho, qui était sur le point de tout dévoiler.
Extrait 3
Déferlante
Le grand retour du drama politique
Après l’excellent Queenmaker (2023), le retour de Kim Hee-ae était très attendu mais cette fois, non pas comme conseillère politique mais comme vice-Première ministre de Corée du Sud, autant dire, une femme forte, une fois de plus.
Politiciens, procureurs, chaebol, corruption… Encore ? diront certains. Pourtant, le drama dépasse cette vision caricaturale et finalement, ce sont des rêves, des idéaux, des vécus personnels que la course au pouvoir va briser pour le meilleur et pour le pire.
Déferlante est un très bon drama à condition d’aimer les intrigues politiques made in Korea. Ici, pas de romance, une mise en scène assez austère digne d’une campagne électorale, des couleurs froides qui enrobent nos acteurs. La Maison bleue (Cheongwadae), siège de l’ancienne présidence est par contre merveilleusement mise en valeur non seulement de l’intérieur mais depuis des points de vue superbes le long du chemin de randonnée du Mont Bugaksan.
Si la vie politique tumultueuse française et la campagne américaine ne vous ont pas suffi cet été, il est temps de se lancer.
Un casting 3 étoiles pour un choc de titans
Tout commence donc par la mise à mort du président de Jang Il-joon par les deux dauphins qui l’ont soutenu dans son accession au pouvoir, Park Dong-ho et Jeong Su-jin. Le premier échoue à l’empoisonner quand la seconde, en l’étouffant, met un terme à tout espoir de rétablissement.
Mais dans la guerre de succession qui s’annonce, les objectifs sont différents. Jeong, l’ancienne membre pro-démocratique, du Conseil national du Renouveau Étudiant, animée d’idéaux, de justice et d’égalité a changé son fusil d’épaule, maîtrisant désormais toutes les ficelles de la politique politicienne pour servir ses ambitions et protéger ses intérêts. Elle est impliquée comme d’autres députés de la majorité, dans des histoires de pots-de vin avec le conglomérat Daejin, dirigé par le Vice-président Kang Sang-un. Non seulement le groupe Daejin n’est jamais tombé malgré les enquêtes mais il a contribué lui aussi à la mort du député Seo Gi-tae, qui voulait mettre un terme à cette corruption endémique.
C’est donc Park Dong-ho qui va reprendre le flambeau de son ami, dans une croisade où il est prêt à tout laisser, y compris sa vie, pour accompagner ses ennemis en enfer.
Un duel manichéen?
Pour pimenter ce duel qui serait trop manichéen, ce qui n’est absolument pas le cas de ce drama, d’autres rôles clefs, qui auront au final ma préférence, apporteront un côté plus humain que nos deux protagonistes principaux.
C’est le cas de Choi yeon-sook et de Seo Jeong-yeon, respectivement secrétaire générale de la Maison bleue et assistante personnelle de Park Dong-ho, toutes deux soutiens de la première heure du Premier ministre et qui auront un rôle déterminant dans le dénouement de l’intrigue.
Mais c’est aussi le cas dès le deuxième acte de Park Chang-sik (Kim Young-min), chef de file du Parti Libéral qui n’a jamais eu le courage d’aller jusqu’au bout de ses engagements politiques et de Jo Sang-Cheon (Kim Jong-goo), le leader de l’extrême-droite sud-coréenne, ancien chef de la sécurité nationale, tortionnaire quelques décennies plus tôt de Jeong Su-jin et qui cache un passé peu en phase avec ses prises de positions publiques.
Tous ces rôles secondaires sont autant de pièces, avec leur part d’ombre et d’humanité, qui seront utilisés sur l’échiquier politique par les ministres Park et Jeong dans leur lutte pour le pouvoir.
Dans ce jeu de massacre, un seul homme, le procureur Lee Jang-Seok revêt les habits d’arbitre, de sage et met en garde Park Dong-ho sur les dérives qui le guettent et qui risquent de le rendre aussi funeste dans ses actes que les loups qui l’entourent : « Certains veulent nuire au monde mais le plus grand danger vient de ceux qui veulent tout réinventer ».
Une déferlante de twists
Park Dong-ho, Jeong Su-jin, tour à tour Président, Premier ministre, mis en examen… Imaginez ce que ce désordre institutionnel chronique aurait provoqué parmi les électeurs dans la réalité !
« Déferlante » se distingue par un nombre impressionnant de twists, parfois plusieurs par épisode (oui, ça peut surprendre… voire parfois épuiser).
Pourtant chaque twist va dévoiler une carte du jeu ou le renverser, dévoilant toujours un peu plus la personnalité et le passé de nos protagonistes.
Nos ministres et notre procureur ont également le sens de la punch line et je l’avoue, c’est un vrai régal, d’autant qu’elles sont souvent annonciatrices des retournements à venir.
Il n’y a pas de héros dans « Déferlante » juste une ancienne militante étudiante pro-démocratie qui finira par être jugée par sa conscience et un justicier qui aura utilisé des méthodes bien peu louables pour arriver à ses fins.
Si la politique vous fait fuir… passez votre chemin, mais si la Maison bleue vous fascine et si voulez savoir comment la déferlante s’est abattue sur le pays du matin calme, vous savez ce qu’il vous reste à faire et vous ne serez pas déçu.
« Un mensonge n’est pas vaincu par la vérité mais par un plus gros mensonge…
Le peuple n’a motivé aucun de mes choix. Je n’ai pensé qu’à moi »
Park Dong-ho
Casting
KIM Hee-ae : JEONG Su-jin (Vice-Première ministre) SEOL Kyeong-gu: PARK Dong-ho (Premier ministre) KIM Mi-sook : CHOI Yeon-sook (secretaire Générale de la Maison bleue) IM Se-mi : SEO Jeong-yeon (Assistante de PARK Dong-ho) KIM Yeong-min : KANG Sang-un (vice-Président du groupe Daejin) KIM Hong-pa : JANG Il-joon (le président) JEON Bae-soo : LEE Jang-seok (le procureur) KIM Jong-Goo : PARK Chang-sik (chef du parti libéral) JANG Gwang : JO Sang-cheon (chef du parti d’extrême-droite) PARK Kyung-chan : SEO Gi-tae (membre du parlement, ami de PARK Dong-ho et frère de SEO Dong-ho)
Ça tourne à Séoul! Cobweb 거미집 est un film de 2023 de Kim Jee-woon en 135 minutes.
Le pitch
Le réalisateur Kim Ki-yeol est persuadé qu’en changeant la fin de son film, dont le tournage vient juste de se terminer, il transformera celui-ci en un chef-d’œuvre.
Hélas, la productrice, la censure et même les acteurs ne sont pas d’accord.
Le réalisateur va devoir la jouer subtile pour arriver à ses fins. Et ce n’est pas vraiment son genre.
Cobweb, avis express
Voilà un film complètement barré!
Cobweb (Ça tourne à Séoul) est un film dans le film. C’est finement monté en poupées russes, avec l’histoire d’un tournage et le résultat de celui-ci, le tout enrubanné des histoires des acteurs et péripéties de production.
Cobweb arrive à parler et à montrer le tournage d’un film qui vire au désastre tout en gardant le spectateur immergé dans l’histoire autour, les deux scénarios du film dans le film s’imbriquant parfaitement.
|The Jokers films
Chaque personnage est dans une caricature et un stéréotype assumé dans une œuvre satire du cinéma. L’ambiance est années 70, en huis-clos sur un plateau. Le scénario regorge de références (comme celle au réalisateur Kim Ki-young mort dans un incendie et dont le réalisateur de Cobweb a lui-même été un assistant). La problématique se réfère aussi à la politique de censure culturelle mise en place sous la dictature de Park Chung-hee.
Le titre français lui-même se réfère à « Ça tourne à Manhattan », quand le titre coréen se réfère au « Château de l’araignée » un film d’Akira Kurosawa.
Le tout est à la fois bizarre et savoureux.
Cobweb a été présenté hors compétition au Festival de Cannes 2023.
Qu’est-ce qu’un film ? Que signifie réaliser des films ? Qu’est-ce que la créativité et qu’est-ce que l’originalité ? À travers ces questions soulevées par Ki-Yeol nous pouvons nous aussi regarder en arrière et réfléchir à notre propre vie. Après tout, faire un film, c’est faire un retour sur sa vie. Je voulais m’interroger sur le sens de la lutte solitaire de Kim Ki-Yeol dans ce monde insensible, morose et plein de pression.
– Kim Jee-woon
Acteurs
le réalisateur Kim Ki-yeol: Song Kang-ho l’actrice Lee Min-mi: Im Soo-Jung l’acteur Kang Ho-se: Oh Jung-se de l’entreprise Shin Mi-do: Jeon Yeo-been la jeune actrice Han Yu-rim: Krystal Jung (Jung Soo-jung) directrice Baek: Jang Young-nam Park Joo-sa: Jang Nam-yeol l’actrice âgée Mme Oh: Park Jung-soo
Scénario: Shin Yeon-shick Réalisation: Kim Jee-woon
J’ai regardé Ça tourne à Séoul! (Cobweb) en 2023 au cinéma Diagonal à Montpellier.
Apartment 404 est un divertissement dans lequel on met ensemble dans un appartement 6 célébrités pour un retour fictif en 1998 et un mystère à résoudre.
Les participants ont été séparés en deux équipes de 3 personnes: les chanteurs et les acteurs. Dans chaque équipe 1 femme et 1 jeune (Jennie étant les deux à la fois). Dans la voiture, les jeunes sont assis devant pour l’audimat, les vieux conduisent car eux seuls savent se servir d’une voiture à embrayage manuel.
Côté jeunes, Jennie la chanteuse superstar des Blackpink et Lee Jung-ha, la star montante du petit écran depuis le drama Moving, mais auquel on a saccagé les cheveux pour …. le bien de l’émission? parce que son coiffeur le déteste? L’irremplaçable présentateur star Yu Jae-seok (Running man) tient le volant, tout comme le joyeux et bruyant Cha Tae-hyun (My sassy girl, Police University, Brain Works).
On ajoute la futée Oh Na-ra (Alchemy of souls) et l’autre victime de son coiffeur Yang Se-chan pour compléter le casting régulier. Plus tard il y aura des invités comme Choi Yeon Jun (TXT) pour booster l’audimat.
|Namoo actors
Et le rendu?
Apartment 404 se compose de 8 épisodes. J’ai regardé le début sur Prime video. Je dois dire que pour moi le plus gros problème vient des sous-titres: Il y a trop de texte à lire, c’est un peu fatigant. D’autant qu’il ne faut rien rater, à la fois pour suivre l’enquête et pour profiter des gags. Le casting se donne à fond pour mettre l’ambiance. Pour apprécier le show, c’est mieux si on connaît déjà les participants.
Sinon c’est des gags, de la bonne ambiance, des jeux. Tout à fait bienvenu pour les amateurs du genre.
Le pitch sur Prime Video
Appartement404, où de mystérieuses histoires vraies défient l’espace-temps ! Des événements sans précédent ont lieu dans un immeuble coréen, et six résidents sont réunis dans un appartement détenant un secret. À chaque épisode, les invités voyagent à une époque différente. Mettez vos talents de détective à l’épreuve du temps et de l’espace avec Appartement404 !
Un nouvel élève boursier arrive dans un lycée de riches. Mais il n’est pas comme les autres. Il n’accepte pas la hiérarchie en place, qui différencie les classes sociales. Il est bien décidé à se battre pour faire changer les choses.
Hierarchy, avis express
J’attendais beaucoup de cette série après les teasers, mais finalement je ne m’y suis pas retrouvée.
C’est une série pour ados, et je ne pense pas que cela aille au delà. Durant le 1er épisode, j’ai dû passer outre mon agacement concernant le nombre de clichés au traits exagérés déversés là. Tout est balancé à la suite: les voitures de luxe, les fêtes autour d’une piscine, l’alcool, la drogue, la luxure, le harcèlement. Les riches vivent dans les palais en marbre et se lancent des défis sur des circuits de course, les pauvres sont écrasés (au sens propre aussi).
A partir du 2e épisode, c’est mieux. On a un fil conducteur autour de la mort d’un personnage qui gagne en intérêt. Évidemment, le plus prenant ce sont les relations entre les gens, comment elles s’articulent, se nouent et se dénouent. On a envie de continuer à regarder et de découvrir les secrets de chacun.
Côté ligne romantique, il manque la partie « avant ». On voit petit à petit se dessiner des fragments de l’histoire de Ri-an et Jae-i, mais il m’a manqué quelque chose pour que je sois vraiment de leur côté.
Le dernier épisode est un peu chi**, tout le monde se repent et devient quasi pote c’est juste n’importe quoi. Sauf… ah, il faut poursuivre après le générique de fin du dernier épisode pour découvrir ce twist de fou qui ouvre vers une saison 2.
Acteurs
Jung Jae-i: Roh Jeong-eui Kang Ha: Lee Chae-min Kim Ri-an: Kim Jae-won Yoon He-ra: Ji Hye-won Ju-woon: Seo Bum-june Tae-ho: Yoon Seok-ho In-han: Kim Min-chul
Très très sympas Miss Night and Day ! J’ai craqué pour le casting, pour l’humour et pour l’histoire.
On a la presque trentenaire Lee Mi-jin qui se transforme en vioque quinquagénaire survitaminée le jour, et redevient elle-même la nuit. Les deux actrices Jung Eun-ji (Apink, Drink now, work later) et Lee Jung-eun (Our blues, Law school, Once again…) sont fantastiques. Les parents aussi. Pour la mère Jung Young-joo (Lovely runner, A good day to be a dog, Business proposal…) et pour le père Jung Suk-yong (L’intrigante et le roi, Marry my husband…)
Choi Jin-hyuk (Numbers, Zombie detective, Rugal…) en procureur bien foutu mais au caractère de merde est perdu au milieu de tout ça. Ajoutez une vieille enquête résoudre et un tueur à la hache, et voilà une série qui était fort bien partie!
|JTBC
Eh bien je confirme après l’avoir vue en entier, toute la série est pleine d’humour, de réflexions sur la vie et le temps qui passe, sur ses aspirations.
On aime la vieille et la jeune Lee Mi-jin, ses parents, la bonne copine, le procureur et son adjoint, l’idol. (En fait, à part le tueur, je crois qu’on aime tout le monde). Le scénario est chouette jusqu’à la fin, un super moment feel-good.
|JTBC
Acteurs
la vieille Lim-sun: Lee Jung-eun la jeune Lee Mi-jin: Jung Eun-ji
le procureur Gye Ji-woong: Choi Jin-hyuk l’idol Go-won: Baek Seo-hoo
mère Im Chung: Jung Young-joo le père Lee Hak-chan: Jung Suk-yong la meilleure amie Do Ga-young: Kim A-young
Scénario et réalisation de Greenhouse: LEE Sol-hui Sortie en France 29 mai 2024
Genre : Drame, thriller Distribuée par Art House Films
Synopsis
Lee Moon-jung est aide soignante à domicile. Elle s’occupe avec bienveillance d’un couple de personnes âgées dont le mari perd progressivement la vue et dont l’épouse est atteinte de démence. Un jour, lors d’une énième crise, un accident vient bouleverser les fragiles projets de Moon-jung déjà accablée par le destin.
Les événements s’enchaînent alors très vite jusqu’à l’acte de survie ultime.
Greenhouse est un film noir, très noir, qu’il vaut mieux découvrir quand on a le moral. Il fait partie de ces films dont le premier visionnage laisse le spectateur perplexe, songeur et qui révèle toute sa richesse une fois le premier choc encaissé.
Quand ça ne va pas …ça ne va pas.
Moon-jung partage ses journées entre son travail, l’hôpital, son groupe de parole et son refuge : une serre comme seule habitation.
Divorcée, elle a un fils mineur en détention avec qui le dialogue est quasi-stérile. Sa mère âgée cloîtrée dans son silence est hospitalisée. Sa seule rencontre, avec Soon-nam, jeune fille abandonnée par sa mère, se révélera toxique.
Tour à tour souriante et prévenante lorsqu’elle se trouve auprès du vieux couple, elle est rattrapée par le stress et la culpabilité (à tort) qui la plonge dans des crises d’auto-mutilations lors de ses moments de solitude.
|KAFA 한국영화아카데미
Elle se gifle alors le visage dans un rituel rythmé qui pourrait presque s’identifier à un exorcisme. Moon-Jung ne pleure plus, elle en est incapable.
Elle se raccroche à son unique espoir (illusoire ?): économiser assez d’argent pour emménager dans un nouvel appartement et y accueillir son fils, bientôt libérable.
Un pari risqué pour la jeune réalisatrice
Pour son premier long métrage, Lee Sol-hui décide d’aborder les thèmes tabous de la vieillesse, de maladie et de la déchéance à travers tous ses protagonistes :
– Tae-gang, le vieil homme, plein de sagesse qui prend conscience de son état et de son devenir,
– Hwa-ok, son épouse qui n’est déjà plus là, si ce n’est que pour accuser sa seule protectrice de vouloir la tuer,
– Kyung-Il, le fils absent qui n’accompagne ses enfants dans le salon de ses parents que par visioconférence,
– Moon-Jung, en fille de substitution, dévouée au point de ne plus vivre pour elle-même,
– Enfin, la société qui feint d’être aveugle devant sa propre défaillance et qui brille par son absence.
|KAFA 한국영화아카데미
Par sa sensibilité et son empathie, Moon-jung, semble à elle-seule porter le poids de cette société déshumanisée… Mais à quel prix ?
KIM Seo-hyung et YANG Jae-sung, un duo lumineux qui nous aurait presque fait oublier la noirceur du scénario (spoilers !!!)
Moon-jung et Tae-gang sont les deux facettes d’une même tragédie
C’est dans une relation presque filiale que l’aide-soignante et le vieil homme évoluent, l’un apportant à l’autre ce qui lui manque.
Le premier tiers du film se termine sur une scène particulièrement émouvante qui n’est pas sans rappeler les mises en scène du réalisateur japonais Takeshi KITANO quand rires et jeux d’enfants offrent un dernier moment d’innocence avant l’inéluctable retour à la réalité. On pense au très beau « arigatô (merci) » final du film HANABI.
|KAFA 한국영화아카데미
Ce sera d’ailleurs le tournant du film Greenhouse : une épopée de quelques secondes où Tae-gang, heureux comme un enfant qui retrouve son jouet, va conduire une dernière fois sa voiture sur un parking désert, encouragé par Moon-jung, sous le regard de son épouse installée sur la banquette arrière du véhicule.
L’arrêt brutal de ce rodéo improvisé par l’annonce de la maladie de Tae-gang, sanglots dans la gorge, qui sera suivi de la disparition accidentelle de Hwa-ok, marque une rupture dans le récit qui va bientôt basculer du drame sociétal au thriller.
Dès lors, les deux protagonistes, chacun à leur manière, vont assumer leur choix jusqu’à l’issue fatale : la première se raccrochant à son unique espoir, enchaînant les décisions absurdes, le second refusant de devenir un poids pour la société.
De tes cendres, tu renaîtras ?
Un bidon d’essence, un briquet, une légère hésitation …
En un instant, avec ou contre son grès, tous les obstacles à la renaissance de Moon-jung disparaissent dans l’embrasement de la serre qui prend des allures de purification.
Sur ce chemin de croix, certains auraient abandonné, Moon-jung a continué d’espérer. Mais jusqu’à quel point l’être humain peut-il flirter avec la folie sans perdre la raison ?
Le film se referme sur le visage troublé et troublant de l’impériale KIM Seo-hyung, qui rappelons-le, a gagné pour ce rôle 6 récompenses dont l’équivalent coréen du César de la meilleure actrice, décerné par la Korean Association of Film Critics.
Greenhouse est dur mais beau. Je n’ai pour ma part qu’un seul regret, celui de ne pas avoir vu couler sur ce visage quelques larmes libératrices, indépendamment du futur qui l’attend.
Casting
KIM Seo-hyung: Moon-jung YANG Jae-sung: le vieil homme, Tae-gang
AHN So-yo: Soon-nam SHIN Yun-sook: Hwa-ok, l’épouse de Tae-gang
WON Mi-won: mère de Moon-jung NAM Yeon-woo: Kyung-il
Lovely runner 선재 업고 튀어 est un drama de 2024 en 16 épisodes.
L’histoire de Lovely runner
Une fille retourne dans le temps pour empêcher le suicide de son idol préféré. Mais finalement elle découvre petit à petit que tout est très différent de ce qu’elle imaginait.
CJENM – Trailer
Lovely runner, c’est lovely tout plein!
Une parfaite comédie romantique!
Les personnages sont drôles, attachants, l’histoire d’amour sincère, c’est choupinou sans être niais, et évidemment les personnages secondaires sont tops.
L’histoire d’amour d’abord, entre Im Sol (jouée par Kim Hye-yoon de Secret Royal Inspector & Joy) et Ryu Sun-jae (joué par Byeon Woo-seok de Flower Crew: Joseon Marriage Agency) se répète encore et encore à chaque remontée dans le temps d’Im Sol. Au début la fille est une vraie folle accrochée aux basques d’un inconnu, et c’est vraiment drôle.
Le méchant n’est pas très intéressant, mais il joue son rôle.
|Tving
Côté famille, le père de Ryu Sun-jae, le formidable Kim Won-hae que l’on voit dans plein de dramas, est encore extra. Et la mère d’Im Sol est aussi au top. On est un peu triste pour sa grand-mère qui perd la tête, mais cette famille soudée fait chaud au coeur.
J’ai moins accroché au frère et à la meilleure amie, mais rien de grave.
|TvN
Les voleurs de scènes sont deux: il y a Lee Seung-hyub de N’flying en bon pote de Ryu Sun-jae, et puis surtout Song Geon-hee. La côte de popularité de Byun Woo-seok a explosé avec cette série. S’il vous reste de la place pour craquer, Song Geon-hee est le candidat parfait.
Acteurs
Im Sol: Kim Hye-yoon Ryu Sun-jae: Byeon Woo-seok Kim Tae-sung: Song Geon-hee
Baek In-hyuk: Lee Seung-hyub la mère d’Im Sol, Park Bok-soo: Jung Young-ju le père de Ryu Sun-jae, Ryu Geun-deok: Kim Won-hae
Une série au rythme tranquille qui nous parle d’école, de pression sociale pour réussir, et du système éducatif. J’ai vu les 2 premiers épisodes de Midnight romance in hagwon, le rythme de l’histoire est loin d’être effréné. On découvre un Wi Ha-joon (Squid game, Gyeongseong Creature, The worst of evil) en mal d’amour pour son ancienne prof, qu’il approche à pas prudents, différence d’âge oblige. En parallèle, on voit des histoires d’élèves, de parents et des évaluations.
Le titre est prometteur côté romance, les images qu’on nous vante sur les réseaux sociaux aussi, pour le résultat je ne sais pas pour l’instant, j’hésite. Jung Ryoe-won avait déjà joué dans Wok of love dont j’avais franchement détesté le début, puis adoré. Mais rien que le sourire de Wi Ha-joon, pour une fois qu’il ne se fait pas tabasser ou tuer, vaut le détour!
Je lui laisse sa chance…
Le pitch de The midnight romance in hagwon
Lee Jun-ho démissionne de son job dans une grande compagnie pour aller donner des cours du soir dans un institut dont il est ancien élève. Il y retrouve son crush de l’époque, la prof Seo Hye-jin.
Acteurs
Seo Hye-jin: Jung Ryeo-won Lee Jun-ho: Wi Ha-joon Sa page Wikipedia
Avis express sur A vrai dire (Frankly Speaking) 비밀은 없어
Je suis assez mitigée sur ce 1er épisode d’A vrai dire. On nous promet une comédie, et c’est un peu long à démarrer, à part les blagues sur le caca, qui ne font rire que les Coréens. ça devient plus intéressant vers les deux tiers, lorsqu’on arrive sur le plateau de tournage de l’émission de variété. Il y a plus de personnages qui entrent en scène, et l’humour, même si très exagéré, est là.
Dans ce 1er épisode on a très peu vu Joo Jong-hyuk mais son personnage a l’air prometteur. Go Kyung-pyo fait des expressions faciales très réussies, Kang Han-na joue bien l’auteure burnoutée.
Donc au final, le côté humoristique laisse pour l’instant à désirer, mes les acteurs sont prometteurs et le pitch a du potentiel. Le pire comme le meilleur peut ressortir de la suite.
|JTBC
L’histoire de A vrai dire
Un présentateur télé se retrouve dans les ennuis à cause d’une faute de sa collègue. A cause de cela, il se retrouve à faire bouche-trou dans diverses émissions, notamment dans un programme de divertissement. En plus de cela, sa rencontre fort mal à propos avec une prise de courant lui grille le cerveau et il se met à dire la vérité quoi qu’il arrive.
Les acteurs
Song Ki-baek: Go Kyung-pyo On Woo-ju: Kang Han-na Kim Jung-heon: Joo Jong-hyuk