Pour satisfaire à mon envie de continuer à découvrir la Corée et sa culture, j’avais évidemment très envie de goûter à sa cuisine. La Corée étant un peu loin et la période peu propice, c’est donc en France que j’ai cherché un authentique restaurant coréen. Je l’ai trouvé au Sixsa, dans le centre de la jolie ville de Nice (Alpes-maritimes 06) au 9 de la rue Chauvain, et entraîné ma famille dans l’aventure.
Le Sixsa est une expérience inoubliable pour les papilles
Nous avons testé 3 entrées :
Le Gamja jeon 감자전, une galette aux pommes de terre, le Kimchi jeon 김치전, une galette au kimchi (chou fermenté et pimenté), et le galbi mandu 갈비만두, des raviolis fourrés au bœuf.
Miam ! Tout était super bon. Moi je me suis enthousiasmée pour les galbi mandu : la pâte en friture était déjà délicieuse, mais alors l’intérieur… waouh, je n’en ai pas laissé une miette !
Pour les plats principaux, nous nous sommes laissés tenter par un bulgogi 소불고기 (bœuf mariné), un galbijim 갈비찜 (ribs marinées) et un jeyuk bokkeum 제육볶음 (porc piquant). Nous y avons tous trouvé notre compte. Chaque plat était accompagné de riz et d’une soupe du jour : crevette-courgettes pour nous. Je vous laisse deviner : c’était délicieux !
Oups, tellement pressée de manger que j’en ai oublié de prendre des photos. Sorry :/
Le gourmand du groupe a même pris un dessert, un hotteok 호뗙 (pancake à la cannelle).
Le Sixsa n’est pas le genre d’endroit où on vous décongèle vite fait un truc auquel on rajoute une feuille de salade et une touffe de persil décorative. C’est un vrai restaurant, avec des plats cuisinés avec soin, des saveurs réfléchies et intéressantes.
De toute façon, la nourriture, ça se goûte, donc allez faire un tour sur place pour vous faire votre avis.
Une équipe très accueillante
Le plus : l’accueil. Que serait un bel endroit sans chaleur humaine ? Au Sixsa, toute l’équipe est à l’écoute du client. Le patron, qui est aussi au service, a répondu avec gentillesse à toutes mes questions (même si j’en aurais eu 1000 autres) sur la Corée et la langue coréenne, jonglant entre les tables et toujours prenant le temps de revenir vers nous et d’agrémenter ses propos d’anecdotes.
Edit du 17/10/2020 En ce mois d’octobre, nous sommes retournés au Sixsa. Eh oui, on ne peut se passer des bonnes choses, même si elles sont un peu loin dans notre cas (4h de route aller/retour, ça sent la motivation!) Nous avons cette fois-ci testé des boissons: Soju à la fraise, Jus de poire de Corée et Jus de riz. Un bibimbap seiches/ssamjang s’est invité sur notre table, tout comme des raviolis au tofu et aux légumes. Mais ce dont j’avais le plus envie de vous parler, c’est des racines de lotus coupées en rondelles et frits, avec de la roquette frit également. Ah, les amis, il faut que vous alliez goûter ce truc, c’est délicat et léger. Miam miam!
Racines de lotus et bibimbap au Sixsa
Pour voir le Sixsa en image, vous avez l’excellent reportage de Eater (09/2020):
L’émission I-land est un télécrochet, un peu dans le genre Star Académy, mais avec un niveau et une intensité d’entraînement un stade au dessus. Les participants devaient se gérer seuls, sans coachs pour les diriger, les dorloter ou les encourager. I-land a réuni 23 jeunes hommes de 15 à 23 ans, tous très prometteurs et les a soumis à diverses épreuves de chant et de danse pour en faire émerger un groupe de k-pop. Ils ont été enfermés pendant 113 jours dans un bâtiment appelé I-land. Les 12 meilleurs étaient intégrés à la version luxueuse d’I-land, équipée de salles de répétition et de vastes chambres. Les autres étaient logés dans la sombre et étroite annexe, le Ground.
Le classement changeait chaque semaine, suite à des épreuves, et chacun pouvait à ce moment-là intégrer I-land ou descendre dans le Ground. Les premières semaines, les concurrents s’évaluaient entre eux, puis ce sont les juges maison qui sont intervenus (Rain, Zico, Bang Shi-hyuk). A la fin, le public international, qui était invité à voter, aidé dans ses choix et ses coups de cœur par les caméras installées à l’intérieur du complexe et leur permettant de suivre la vie des participants, pouvait sauver ses candidats préférés.
I-land a permis non seulement de montrer des talents en chant et en danse, mais aussi la résistance, la persévérance, la force morale, la capacité de travailler en groupe, et le potentiel de séduction face au public.
Heeseung est un Sud-coréen né en 2001. Il s’est démarqué dès le début comme un leader, un rassembleur. Même si cette tâche qui a souvent été la sienne durant i-land lui a posé son lot de difficultés, il l’a prise très à cœur pour faire de son mieux pour le bien du groupe. Il est respecté par tous les autres participants.
Jay est un Américain né en 2002. Il a souvent exprimé à haute voix sa colère et sa frustration. Mais acharné à vouloir réussir, il a toujours travaillé d’arrache-pied, sans jamais baisser les bras.
« Mouton jardin » (si vous voulez traduire littéralement ses nom et prénom) est arrivé premier des votes des téléspectateurs lors de la finale d’i-land, avec plus de 1 400 000 voix.
Le 1er mini-album BORDER: DAY ONE est sorti en novembre 2020.
| Hybe labels – 엔하이픈 ‘Given-Taken’ novembre 2020
Hybe labels – 엔하이픈 ‘Let Me In (20 CUBE)’ décembre 2020
Border: Carnival – 2021
Le 2nd album BORDER : CARNIVAL est d’avril 2021. Le contenu du coffret est très soigné, avec notamment un grand poster et une carte en impression lenticulaire.
Hoo Joon est une super star. Chanteur adulé à l’image parfaite, sa carrière est au sommet. Lee Geun-young est une jeune journaliste à laquelle on confie toutes les tâches ingrates. Elle doit se rendre à une soirée promotionnelle à laquelle assistent des stars. C’est là qu’elle croise Hoo Joon. Sur un malentendu, elle pense qu’il frappe une femme. Outrée, elle décide de révéler à tous son vrai visage et de montrer au monde entier qui il est vraiment.
C’est une romance très mignonne, entre deux personnes vivant dans des mondes différents, avec quelques rebondissements du fait de gens jaloux. Ils y a de nombreux moments sympathiques qui font sourire.
Les meilleurs ennemis
Tout démarre avec un malentendu. Au début, Hoo Joon et Lee Geun-young ne s’aiment pas et se font des petites méchancetés sur le tournage. Cela rythme le début de la série. Mais comme ils sont gentils tous les deux, à force de se côtoyer, ils se rendent évidemment compte que leurs aprioris n’avaient pas lieu d’être. Et plus si affinités…
| IMDB
La superstar
Hoo Joon est quelqu’un de très gentil. Il n’est pas capable de mettre Lee Geun-young à la porte alors qu’elle n’a nulle part où aller. D’ailleurs il ne pourrait pas non plus donner un coup de pied à quelqu’un dans la détresse ou le besoin : il aide Oh In-hyung, il retrouve son amitié avec JJ, il sauve de la faillite son agence, il ramène chez elle sa fan fugueuse, il donne un concert pour son kidnappeur… C’est vraiment quelqu’un qui a le cœur sur la main. Il cherche l’amour, de ses parents, de ses fans, des gens qui l’entourent, mais il en donne aussi énormément. On aime le sourire dont il gratifie Lee Geun-young.
|Iqiy
Les beaux-parents
La soirée chez les parents de Lee Geun-young est marrante. Hoo Joon n’arrête pas de se faire taper dessus, d’abord par la mère, puis par le père. Ils lui en veulent et sont plein de préjugés sur lui. Pourtant, comme il est quelqu’un d’agréable, bien qu’ils le houspillent il lui offrent de la nourriture quand il repart, montrant qu’ils sont prêts à l’accepter. Ils n’en oublient pas pour autant de le menacer si jamais il fait pleurer leur fille. L’amour un peu rêche des parents de Lee Geun-young pour leur fille est marrant et touchant. J’aurais volontiers vu plus de scènes avec ces quatre-là réunis.
| IMDB
L’ex pleurnicheuse
Oh In-hyung est malheureuse, et on peut la comprendre. Son petit ami JJ cache leur relation aux autres (je n’ai pas bien compris pourquoi puisqu’au début on le voit l’embrasser devant tout le monde), et à part sa jalousie maladive, il a l’air d’autant s’intéresser à elle qu’à une paire de chaussettes trouées. Il n’y a que quand elle veut le quitter qu’il a son air de chien battu. En plus, en tant que PDG, il ne fait rien pour l’aider à percer dans le métier, alors que c’est ce qu’elle veut le plus au monde. On a même l’impression qu’il fait tout l’inverse. La pauvre Oh In-hyung, qui veut toujours poursuivre son rêve, subit bien des revers. Sa réaction de refus lorsqu’on lui propose un contrat est d’autant plus déconcertante.
| Iqiy
Le gars jaloux
JJ est une boule de jalousie sur pattes. C’est son principal moteur, et ça le bouffe complètement. Au lieu d’aller de l’avant, il ne sait que regarder la réussite de Hoo Joon en grinçant des dents et en lui mettant des bâtons dans les roues autant qu’il peut. Obnubilé par son besoin de vengeance, il n’est pas capable de dire à Oh In-hyung qu’il tient vraiment à elle et essayer de la retenir. Tout comme sa famille ne lui donne jamais d’amour, lui non plus ne sait pas l’exprimer. C’est un personnage que je n’ai pas bien compris.
| IMDB
La romance
Elle se passe plutôt bien. C’est mignon de voir leur antagonisme du début évoluer vers autre chose lorsqu’ils apprennent à se connaître. Hoo Joon est quelqu’un d’assez décidé. Lorsqu’il se rend compte qu’il en pince pour Lee Geun-young, il s’en rapproche avec constance. J’aime beaucoup le fait qu’il ne doute pas d’elle. A partir du moment où ils sont ensemble, il est 100% avec elle. Son seul doute repose sur le fait d’arriver à la protéger. J’aime les romances où les amoureux ne doutent pas de l’autre.
Les deux derniers épisodes sont un peu longs. Hoo Joon et Lee Geun-young ne se voient pas pendant quelques temps, comme cela semble cher aux Coréens. Je suppose qu’ils ont besoin de dire que l’amour qui résiste à la séparation résistera au temps.
Un drama sympathique et mignon, pour passer un moment de détente léger, sans stress.
| So I married the anti-fan
Acteurs:
Hoo Joon: Choi Tae-joon 최태준 Lee Geun-young: Choi Soo-young 최수영 Jae Jong (JJ): Hwang Chan-sung 황찬성 Oh In-hyung: Han Ji-an 김희진 le photographe Go Soo-hwan: Kim Min-kyu 김민규 le manager Seo Ji-hyang: Kim Sun-hyuk 김선혁
Kim Seon-woo est un homme de main de confiance du mafieux Kang. Celui-ci s’absente 3 jours, et demande à Kim Seon-woo de surveiller sa jeune maîtresse, car il la soupçonne d’avoir un amant. Si c’est avéré, il lui demande de les éliminer. Mais Kim Seon-woo donne une chance aux jeunes gens en leur faisant promettre de ne plus jamais se revoir.
Un film violent et esthétique, avec une poésie derrière le sang et les images sombres. Une très belle œuvre.
Le chien de concours
Kim Seon-woo est le chien à tout faire d’un boss mafieux. En costume noir et chemise blanche, il fracasse tous ceux qui se mettent en travers du chemin de son chef, sans état d’âme. Il est bien dressé, discret, efficace. C’est un dur à cuire bien rasé qui sent le déodorant boisé.
Le chien de combat
Il se sent trahi. Il ne comprend pas. Kim Seon-woo sait qu’il est un chien fidèle, et il prend son rôle très à cœur. Quand tout part en vrille, il ne comprend pas ce qu’il se passe. Pourquoi les alliances ont changé, pourquoi son chef le sacrifie. Il a tout donné, sans jamais faillir ni tromper, et on le traite comme le pire des traitres. Il en conçoit un violent ressentiment. Et ne peut pas laisser passer. Comme il ne sait pas comment vivre autrement, il ne cherche même pas d’échappatoire.
| IMDB
La violence
Elle n’est pas anecdotique. Même s’il y a pas mal de sang répandu, ce ne sont pas des excès d’hémoglobine projetée avec générosité qui provoquent ce sentiment de violence. Il y en a par exemple plus dans la scène dans la boue, avec le passage de la main et celui de la tombe. Les acteurs sonnent juste. Les cris de Kim Seon-woo, ses réactions de peur sont très significatifs de cette violence.
Le romantisme
Avec juste quelques images, le réalisateur nous montre un Kim Seon-woo fasciné par une Hee-soo. Il la regarde manger. Il la regarde danser. Et plus que tout il la regarde jouer. Sans un mot, il se laisse subjuguer par la musique et ses sourires. Il ne cherche pas à l’avoir pour lui, il veut juste qu’elle continue à exister. Kim Seon-woo est sensible à sa force de caractère et attentif à ses désirs. Il l’a vue recevoir une lampe moche, il lui offre celle qui lui fait envie. Il n’a pas besoin de mots pour accompagner son geste.
| IMDB
L’esthétisme
Beaucoup de soin est porté aux lumières, dans les tons sombres, dans les verts, les rouges, les bruns, et bien sûr la nuit. Les décors participent parfaitement à l’ambiance, et on voit bien qu’ils n’ont pas été choisis par hasard. Tout est parfaitement orchestré pour arriver à l’inévitable final sanglant.
Acteurs:
Kim Seon-woo: Lee Byung-Hun 이병헌 le chef Kang: Kim Yeong-cheol 김영철 Hee-soo: Shin Min-a 신민아 Baek Dae-sik: Hwang Jung-min 황정민 Mun Suk: Kim Roi-ha 김뢰하 Min-gi: Jin Goo 진구
Hong Ji-ah gère une agence immobilière qui ne prend en charge que de la vente de biens hantés. Exorciste, elle s’occupe avec l’aide d’un médium d’envoyer dans l’au-delà les esprits vengeurs qui sont restés bloqués dans ce monde. Oh In-bom monte des arnaques faisant croire que des bien sont hantés, afin de vendre des appareils sensés éloigner les fantômes. Un jour, Oh In-bom et Hong Ji-ah se retrouvent sur le même projet.
L’idée de départ est très sympa: une agence immobilière qui exorcise des bien hantés avant de les vendre! Voilà qui était très prometteur.
Un héroïne badass
C’est chouette, ça change des femmes fragiles et pleurnichardes. Hong Ji-ah pratique les arts martiaux et botte les fesses des méchants, toute de noir vêtue, un peu entre Matrix et Underworld, mais pas en version moulante. Par contre côté émotions, on repassera. Elle traîne sa douleur et sa culpabilité suite au décès de sa mère, mais du coup elle ne laisse personne être proche d’elle et n’exprime rien, ni face aux morts ni face aux vivants.
| KBS
Un gentil héros
Oh In-bom est un arnaqueur, mais on n’arrive pas à lui en vouloir. Son manque de moralité – surtout au début – est entièrement compensé par sa personnalité. On est prêt à tout lui pardonner. Quelque part il est trop gentil. Comme il manque d’aspérités, il manque un peu d’envergure. En plus il n’arrête pas de se faire posséder malgré lui, ça m’a fait l’effet de « Oh le boulet, il s’est encore fait avoir! ». Le personnage oscille entre le simple bon pote, et le gars intéressant et intriguant dont on a envie de se rapprocher pour le connaître mieux.
| KBS
Des esprits vengeurs
C’est vraiment la meilleure partie du drama, et les effets spéciaux sont sympas. Les esprits sont gris, tristes, patibulaires. La chasse aux esprits vengeurs à renvoyer dans l’au-delà permet de connaître leur histoire et de découvrir pourquoi ils sont restés bloqués dans ce monde. A chaque nouvelle histoire d’exorcisme un nouveau contexte, une petite enquête, et des choses remises en place, justice faite.
| KBS
Le fil rouge
L’histoire de la mère de Hong Ji-ah qui a besoin d’être renvoyée dans l’au-delà sert de lien tout au long du drama, entremêlée avec la question du réaménagement du quartier et du méchant Do Hak-seong. Cette composante du scénario était pour moi moins intéressante et moins prenante que les petites enquêtes successives. D’ailleurs cela aboutit à une Hong Ji-ah qui déprime pendant plusieurs épisodes vers la fin, ce n’est pas drôle du tout et donne des épisodes plus mous. Quant à Do Hak-seong, sa fin est assez décevante, même si elle est orientée pour permettre une éventuelle deuxième saison.
| KBS
Les personnages secondaires
La rigoureuse directrice, dont on sent bien qu’elle cache des choses, peut pendant un moment faire se demander de quel côté elle est. Ses secrets se dévoilent au cours de la saison et permettent de mieux la cerner. Hoe Ji-Chul, l’ami et partenaire de Oh In-bom, sert de binôme fidèle et marrant. Sa copine est incarnée par une actrice qui donne de la force et de la présence à ce personnage qui pourrait être très secondaire. Chassez le naturel, il revient au galop. Le mafieux Kim Tae-jin retourne sa veste selon les opportunités financières qui se présentent à lui. J’avais presque envie de le détester, mais il n’en valait pas la peine.
| KBS
Absence de fil romantique
Ou alors il est très fin. D’ailleurs d’entrée de jeu, on nous annonce que pour être médium il faut être vierge. Adieu donc les parties de jambe en l’air passionnées. On sent bien une forme d’intérêt que peuvent avoir les deux personnages principaux l’un pour l’autre, mais Hong Ji-ah reste sur sa ligne de femme qui ne montre pas ses émotions et trace sa route comme un boule de bowling. Oh In-bom est beaucoup plus sensible et nuancé. On voit son attachement progressif se faire. Hong Ji-ah lui est de plus en plus précieuse. Une remarque cryptique dans le dernier épisode sur quelque chose qu’il désirerait pourrait éventuellement être perçue comme un intérêt romantique.
| KBS
Une question de choix
Hong Ji-ah est exorciste parce que cela lui est tombé dessus, mais elle maudit son don et préfèrerai ne pas l’avoir. Une vie normale lui semblerait être un rêve. Mais lorsque finalement cela pourrait s’avérer possible, c’est elle qui fait le choix de continuer, car elle sait qu’elle le fait bien, et cela donne du sens à sa vie. C’est le principe de la prise de décision par consentement: ce qui était refusé lorsqu’imposé, devient accepté parce que choisi.
| KBS
Acteurs:
l’exorciste Hong Ji-ah: Jang Na-ra 장나라 l’arnaqueur médium Oh In-bom: Jung Yong-hwa 정용화 l’ami et partenaire de Oh In-bum, Heo Ji-Chul : Kang Hong-seok 강홍석 la directrice Jo: Kang Mal-geum 강말금 le constructeur Do Hak-seong: Ahn Gil-kang 안길강 Kim Tae-jin: Heo Dong-won 허동원 l’once de Oh In-bom Oh Seong-sik: Kim Dae-Gon 김대곤 la copine de Heo Ji-Chul, Hong Mi-jin : Baek Eun-hye 백은혜
Shin Chae-kyeong est une jeune roturières qui apprend que son grand-père l’avait fiancée au prince de Corée. Pour sauver sa famille de la dette, elle accepte le mariage. Le prince, qui ne veut pas épouser une inconnue, demande sa main à sa petite-amie. Elle refuse pour poursuivre sa carrière de ballerine. C’est le moment que choisit un autre prince, qui avait été chassé du palais 12 ans auparavant, pour y revenir, et s’éprendre de Shin Chae-kyeong.
Princess hours est une série sympathique, si on lui prête l’indulgence du drama qui a vieilli, et qui est un peu long.
Le second lead
Le prince Lee Yul avait un excellent potentiel pour faire un valeureux rival, voire prendre la place dans le cœur de la princesse. D’ailleurs ce fut mon premier souhait, le prince Lee Shin étant particulièrement infect en début de série. Mais le syndrome de bad guy ayant encore frappé, j’ai rapidement préféré le froid et hautain Lee Shin. A l’occasion faudra qu’on m’explique le fonctionnement du cerveau féminin, parce qu’objectivement Lee Yul est bien mieux. Le tragiquement gentil, serviable et affectueux Lee Yul n’est pas épargné par le scénario, qui lui broie le cœur et l’achève en victime expiatoire des fautes maternelles, à prendre sur lui pour des crimes qu’il n’a pas commis et à pousser le fauteuil roulant de la coupable. Dites donc, ça craint d’être gentil!
| Viki
La ballerine
La jolie Min Hyo-rin commence par être une fille rationnelle qui choisit de poursuivre son rêve de devenir une ballerine plutôt que de se jeter dans une relation amoureuse. Elle éconduit le prince sans hésiter. Mais une fois le prince marié, elle change d’avis et se met à faire des pieds et des mains pour le séduire et le faire divorcer ou tout au moins prendre la place de sa maîtresse. Il n’est plus question de carrière, elle refuse même une super offre. La gentille fille se met à foutre la m** un peu partout, et c’est le prince ou la princesse qu’on accuse.
J’étais très fière d’elle quand elle avait fait son choix au début, j’ai eu envie de la pendre tout le reste de la série.
| IMBC
Le prince
Lee Shin n’a jamais vécu en dehors du palais. C’est en comprenant cela qu’on peut mieux entrer dans sa psychologie. Il ne sait pas interagir avec les autres en dehors du strict cadre protocolaire. Min Hyo-rin est la première à l’avoir traité comme un humain, et c’est pour cela qu’il s’en est épris. Avec Shin Chae-kyeong, il découvre la spontanéité et la joie, les marques d’affection, le sens d’une famille aimante. D’ailleurs les quelques jours passés au sein de la famille de Shin Chae-kyeong sont pour lui une vraie découverte.
Lee Shin est quelqu’un qui ne sait pas montrer ses sentiments. D’ailleurs même lorsqu’il commence à en avoir pour Shin Chae-kyeong, elle a du mal à s’en rendre compte – d’où de nombreux malentendus. Mais c’est parce qu’il finit par s’exprimer que le happy end final peut survenir. Pour l’interprétation du rôle, on a un tout jeune Ju Ji-hoon. Mais si, vous savez : Hyena, Kingdom… Il a bien grandi le petit, hein ?
| IMBC
La nouvellement princesse
Elle est un peu irritante Shin Chae-kyeong. C’est une vraie gamine, on a du mal à voir en elle une femme mariée. Même si on peut dire qu’elle est vivante et joyeuse, elle est surtout une enfant. Le plus agaçant chez elle est sans doute le fait qu’elle reproche au prince les mêmes choses qu’elle s’autorise: Elle n’aime pas qu’il rencontre Min Hyo-rin et cela la rend triste. Mais de son côté elle voit tout le temps Lee Yul. Même quand le prince Lee Shin lui demande d’arrêter, elle ne l’écoute pas. Elle manque vraiment de considération pour lui.
| IMBC – Princess hours
Des ados trop vite grandis
Quoi que l’on puisse penser des personnages principaux, les uns et les autres n’ont que 19 ans. Ils entrent à peine dans l’âge adulte, et attendre d’eux des actions raisonnables et raisonnées à longueurs de journées serait irrationnel. Le nounours Edward est le meilleur ami du prince Lee Shin. Quant à la princesse Shin Chae-kyeong, c’est sa grande poupée « Lee Shin » qui l’occupe la plupart du temps. Tout est dit.
| IMBC
Ils sont mariés mais il ne se passe rien entre eux
Ok, on en parle? Au début, on comprend parfaitement: ils ne se connaissent pas et ne sont même pas attirés l’un par l’autre. Tout est normal, c’est même plutôt sain. Mais lorsque le temps passe, Lee Shin ne peut pas embrasser sa femme sans se prendre un baffe. Quand leur relation se développe, il peut enfin l’embrasser (parfois), mais s’ils partagent le même lit, cela reste platonique. Ils doivent même s’excuser lorsqu’on les retrouve couchés ensemble. Sérieusement? Lorsque Lee Shin propose à sa femme d’emménager ensemble, elle manque s’étrangler. Il n’y a que moi que ça choque? Ils sont mariés, oui ou non? Je suis trop française peut-être?
| Viki
L’entourage
Le côté « palais royal » donne une coloration au drama, un côté folklorique avec les tenues et le langage formel. Tout y est strict et encadré, les gens guindés. J’avais placé pas mal d’espoirs en l’autre princesse, de retour de son long voyage à travers le monde, et à l’esprit plus libre. Mais finalement elle reste assez effacée. Les amis du lycées sont sans intérêt et ne servent à rien d’autre qu’à donner la réplique. La famille de Shin Chae-kyeong est par contre haute en couleurs, drôle et attachante. Même si elle est loin d’être exempte de défauts, au moins est-elle aimante. Les méchants font ce qu’ils savent faire de mieux: être méchants. Et à la fin, les deux personnages principaux sont heureux.
| IMBC
Acteurs:
Shin Chae-kyeong: Yoon Eun-hye 윤은혜 le prince Lee Shin: Ju Ji-hoon 주지훈 le prince Lee Yul: Kim Jeong-hoon 김정훈 la ballerine Min Hyo-rin: Cheon Soo-yeon 천수연 la mère du roi: Kim Hye-ja 김혜자 le roi Lee Hyeon: Park Chan-hwan 박찬환 la mère de Yul Lady Hwa-young: Shim Hye-jin 심상군 la reine: Yoon Yoo-sun 윤유선 la princesse Hye-myung: Lee Yoon-ji 이윤지 le père de Shin Chae-kyeong: Kang Nam-gil 강남길 la mère de Shin Chae-kyeong: Im Ye-jin 임예진
Au paléolithique les hommes de Corée étaient nomades. Ils étaient des chasseurspêcheurscueilleurs, et possédaient des outils rudimentaires : bifaces, grattoirs, lances, arcs… Ils avaient aussi des bijoux décorés, sans doutes des amulettes.
Vers -10 000 ans il y a un début de sédentarisation et de cultures, de meilleurs outils. Le néolithique connaît aussi le début de l’élevage (poules, bœufs, porcs). Textiles et poteries sont également connus. Les poteries brun foncé et hachurées, caractéristiques de l’époque et du lieu, donnent leur nom à l’ère Jeulmun [-8000 à -1500], décorée à coups de peigne.
De riches gravures rupestres à caractère religieux sont retrouvées au sud de la Corée, à Bangudae près d’Ulsan.
Vers le 1er millénaire avant notre ère, la métallurgie naît avec le bronze. De nouveaux outils peuvent ainsi apparaître, et la riziculture s’étendre.
Les villages se protègent de murs, les maisons en pierre font leur apparition. Les poteries gagnent en fonctionnel : elles servent à stocker des vivres et perdent leurs décorations.
Les dolmens et cairn deviennent très populaires et pullulent en Corée, au point de représenter 40 % des dolmen mondiaux.
Avec l’apparition du travail du fer, des villages se spécialisent dans l’exploitation du minerai. Sidérurgie et orfèvrerie (miroirs, pendentifs…) se développent.
Les villages se regroupent et forment des alliances.
Dangun : Le mythe de la fondation
Hwanin, le seigneur de l’univers, autorisa son fils le prince Hwanung à aller régner sur Terre et à apporter aux hommes paix et civilisation. Le prince épousa l’ourse Ungnyeo, transformée en femme. Le 03 octobre 2333 av. JC., leur fil Dangun « le prince du bouleau » décida de fonder le royaume de Joseon, l’actuelle Corée. Sa première capitale fut Asadal. Le 03 octobre est toujours fêté en Corée.
Le Gojoseon
Lors de la période du Gojoseon, ou Joseon ancien, un état se constitue peu à peu. Le roi est entouré de ministres; il publie des lois, s’occupe du commerce et de l’agriculture. Entre -300 et le début de notre ère, attaqué par la Chine, le royaume de Joseon se replie vers le sud, sans toutefois arriver à empêcher la mainmise chinoise. En 109, Joseon est annexé par sa puissante voisine, et transformée en 4 commanderies.
Le pays des Han
Au nord, des commanderies
Ces commanderies perdurèrent plusieurs siècles. Celle de Nangrang était la plus prospère, vendant les matières premières coréennes et important les biens manufacturés chinois. Mais à son nord-est le royaume du Guryeo l’attaqua sans cesse, jusqu’à ce qu’en 313 ap JC il parvienne à la faire tomber et à l’annexer, refaisant coréen le territoire.
Au sud, des principautés
Des confédérations et des édiles locaux partagent les terres. Les édiles sont appelés des Han. Petit à petit, dans le langage courant, Han devient le mot pour désigner le peuple. C’est ainsi que la Corée actuelles s’appelle Hangouk (pays des Han). Trois ligues des Han, constituées de principautés autonomes, émergent : Mahan (Han du sud), Jinhan (Han de l’est) et Byeonhan (Han brillants). Les Mahan finissent par s’unifier sous le nom de Baekje (cent fidèles), dont la tradition se réfère à un prince venu avec cent compagnons fonder une nouvelle capitale. L’unification des tribus Jinhan donne le royaume de Silla. Byeonhan resta une fédération de six principautés, et s’appela Gaya en 42 ap. JC. Elle fut annexée par Silla au 6e siècle.
La guerre des 3 royaumes
3 royaumes se structurent : au nord Goguryeo 고구려, ou sud-est Silla 신라 et au sud-ouest Baekje 백제. Puis ils entrent en conflit pendant 300 ans, alternant les alliances entre eux ou avec la Chine ou le Japon. Pendant cette période, les militaires se professionnalisent, les royaumes se structurent administrativement et les échanges commerciaux se renforcent. Le bouddhisme arrive en Corée par l’intermédiaire de la Chine, se greffant sur les traditions chamaniques présentes. En 660, Baekje est défaite. En 668 c’est au tour de Goguryeo de tomber. Silla sort vainqueur.
Séoul
Seorabeol était l’ancien nom de la capitale de Silla. En langage courant, ce nom est devenu synonyme du mot « capitale ». Lorsque la ville de Hanseong est devenue capitale de la Corée, les habitants la surnommèrent Seorabeol. Ce nom lui est resté, pour devenir Séoul.
Oh Yoon-seo est une actrice qui connaît une période difficile, suite à une accusation de prise de drogue. Alors qu’elle était hyper populaire, sa carrière est maintenant en berne et elle peine à trouver des rôles, d’autant plus qu’elle n’était pas particulièrement réputée pour son jeu. Dans le but d’obtenir le rôle de ses rêves en tant qu’avocate, elle se fait embaucher pour 3 mois dans un cabinet juridique afin de mieux s’imprégner de son personnage. Mais on la met au secrétariat de l’irascible Kwon Jung-rok, qui ne fait rien pour lui être serviable.
De nombreux fans attendaient comme une sorte de revanche une romance réussie entre Yoo In-na et Lee Dong-wook, après le destin tragique de leurs personnages dans Goblin. Touch your heart répond pleinement à cette demande.
Un début perturbant
Bien qu’habituée au style exagératif parfois un peu excessif des dramas coréens, j’ai eu du mal avec le 1er épisode, que j’ai planté en plein milieu pendant plusieurs semaines, incapable de reprendre. J’ai regardé avec incrédulité la date de production: 2019. A vue de nez, j’aurais dit quelque chose comme 2005… Voilà pour ma première impression. On commence par nous dépeindre une fille bête à bouffer du foin, capricieuse, et complètement à l’ouest. Comme j’avais juste envie de la pendre avec son câble de téléphone, je ne voyais pas bien comment j’allais pouvoir sympathiser suffisamment avec elle pour apprécier la romance. Bon, il faut passer là-dessus, car quand on aime les romances toutes mignonnes, ce drama se laisse avaler sans problème, et j’ai vraiment accroché.
| TvN
Le cabinet juridique Always
Le contexte du cabinet juridique et tous les personnages secondaires qu’il renferme est vraiment sympa. Le PDG Yeon Joon-kyu est un fan inconditionnel et secret de Oh Yoon-seo, les avocats Choi Yoon-hyuk et Dan Moon-hee s’entendent comme chien et chat dans leurs excès et narcissiques et amoureux. L’ex détective à la fibre poétique, les secrétaires juridiques, tout ce petit monde vient avec sa vie et ses problèmes au boulot, pour y ajouter une touche de fils secondaires. De même que le couple de procureurs, dont on peut penser un moment qu’ils vont créer des embrouilles au sein de couple principal, mais non. C’est un drama très Bisounours. Quelques dossiers confiés aux avocats émaillent la série, comme de gentils amuse-gueules.
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Le monde du show business
On effleure un peu la question, avec l’actrice concurrente (dont finalement le potentiel de nuisance passe à la trappe), le directeur d’agence, qui se la joue un peu mais surtout revient de loin, et le manager.
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Les médias sociaux
L’attitude des internautes sud-coréens, très prompts à clouer au pilori les stars qui enfreignent (ou même ne sont que suspectées de) les normes et les valeurs que eux jugent importantes, est ici évoquée. D’abord avec l’histoire de drogue, dont Oh Yoon-seo sort blanchie par la justice, mais pas aux yeux des internautes, et donc du reste de la profession qui ne lui propose plus de contrats publicitaires ou de scénarios. Ensuite avec le fait de garder sa relation amoureuse secrète.
J’avoue que cette question a le don de m’irriter. Les gens ont bien le droit d’avoir un vie amoureuse. Et ensuite d’avoir la vie amoureuse qu’ils veulent. On peut froncer du nez face à certains choix, et penser que tel ou tel acteur/ chanteur fait une erreur dans son casting amoureux, mais pour autant cela reste leur vie, c’est à eux de voir. Les fustiger publiquement sur les réseaux sociaux, c’est pour moi une attitude immonde.
Et ce qui est incroyable, c’est que ces internautes, soigneusement cachés la plupart du temps derrière leur web-anonymat, se permettent d’exiger de leurs idoles une perfection morale (à leur aune), alors qu’eux-même ont un comportement malsain. Ils demandent aux autres d’avoir une attitude irréprochable, que eux ne s’imposent pas. Quand je vois une célébrité harcelée par de pseudo saints du bon comportement et de la bienséance, j’en grince des dents, vous n’imaginez pas à quel point. Personne n’est parfait en ce bas-monde, laissez-les vivre.
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Quelques faiblesses scénaristiques
Quelques balbutiements prometteurs au niveau de l’intrigue finissent par en rester là. Et soudain, presque sans prévenir à part un bref plan nocturne entre deux arbres, on apprend l’existence d’un harceleur. C’est teasé lors d’une fin d’épisode… puis on l’oublie. Lorsqu’il revient enfin, ce type assez vicieux a un bon potentiel de nuisance, on sent que Oh Yoon-seo va avoir de grosses difficultés. Mais finalement pas tant que cela, et c’est assez décevant. Avec ce vilain, fort bien interprété, il y avait un bon truc à faire. Mais après quelques croisements de fer, le riche harceleur disparaît un peu vite.
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La romance
L’improbable duo entre la joyeuse évaporée habillée en rose et le strict grincheux en costume, fonctionne très bien. On aime dès le départ que Kwon Jung-rok l’appelle Oh Jin-shim, à dessein finit-on par comprendre. Après un temps d’adaptation, les deux finissent assez rapidement par roucouler ensemble, et c’est le mode secret qui entretient l’intérêt de la chose. Ah, j’ai juste une question: pourquoi les fêtes foraines? Dans tous les dramas le couple finit par sucer une glace avec des oreilles de Mickey sur un cheval en bois, ou à peu près. Le côté romantique d’une fête foraine m’échappe, mais complètement. Du coup je déploie toujours mon potentiel d’indulgence au son de la musique de manèges. Touch your heart n’y a pas échappé.
| TvN
J’ai passé un bon moment avec Oh Yoon-seo et Kwon Jung-rok, et plus globalement avec tout le drama, qui même s’il aurait pu être peaufiné au niveau écriture, est largement rattrapé par le jeu des acteurs, qui tous savent se rendre attachants.
Acteurs:
Oh Jin-shim / Oh Yoon-seo: Yoo In-na 유인나 Kwon Jung-rok: Lee Dong-wook 이동욱 le procureur Kim Se-won: Lee Sang-woo 이상우 la procureure Yoo Yeo-reum: Son Sung-yoon 손성윤 le directeur d’Always Yeon Joon-kyu: Oh Jung-se 오정세 l’avocat des divorces Choi Yoon-hyuk: Shim Hyung-tak 심형탁 l’avocate Dan Moon-hee: Park Kyung-hye 박경혜 le détective Lee Doo-seob: Park Ji-hwan 박지환 la secrétaire Yang Eun-ji: Jang So-yeon 장소연 la secrétaire Kim Hae-young: Kim Hee-jung 김희정 le manager Kong Hyuk-joon: Oh Eui-sik 오의식 acteur (cameo ep.1): Jang Ki-yong 장기용
Jang-hyuk est un informaticien joufflu, peu habitué à être remarqué par la gent féminine. Atteint d’une jaunisse, il est hospitalisé dans le service de Da-eun est une infirmières intérimaire qui peine à la tâche. Celle-ci se montre très gentille avec lui, et il a le coup de foudre.
Une romance lasse, qui fait de la peine pour les protagonistes. On y voit des gens exténués par leur quotidien, se faire bouffer par le travail et les obligations. Le quotidien use, les gens se dessèchent. A la recherche de leur bonheur, Jang-hyuk et Da-eun font des choix. Le choix du sacrifice ou celui de la survie?
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Da-eun, celle que je n’ai pas comprise
La personnalité de Da-eun m’a laissée perplexe. La raison de son attirance pour son patient atteint de jaunisse ne m’a pas sauté aux yeux, et je n’ai pas réussi à ressentir ses émotions, comme cela peut être le cas lorsqu’il y a une trame romantique. J’ai juste vu qu’elle lui demandait si il avait un CDI (la saint Graal en Corée du Sud). Hum… Comme ce n’est pas romantique pour 2 sous, j’ai passé mon temps à m’interroger sur ses motivations et sur ses sentiments. En avait-elle vraiment pour Jang-hyuk ?
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Jang-hyuk, celui qui a changé
On a connu Jang-hyuk affublé de surpoids et peu attirant, et le voilà qui s’est mis à faire du sport, devient beau gosse. Du coup il largue sa copine? Durant le cours de l’histoire, je n’ai pas su de quel côté me positionner. Étais-je plutôt avec la pauvre Da-eun, que son petit-ami trompe et abandonne alors qu’elle a tout fait pour lui? Ou alors du côté de Jang-hyuk que sa petite amie traite à peine mieux qu’un changeur d’ampoules et un videur de poubelles, alors que lui s’épuise en aller-retours?
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Le troisième larron
Ou plutôt la larronne. Han Bo-yeong est une ambitieuse qui n’a pas peur d’écraser tout le monde autour d’elle. Elle utilise toutes les basses méthodes à sa portée pour se mettre en avant, elle et elle seule. Cerise sur le gâteau, la fille mange comme un porc. Un porc de compétition. Même si elle finit par bien s’entendre avec Jang-hyuk, cela reste sur son schéma d’obtenir ce qu’elle veut, en l’occurrence lui. Jusqu’à ce qu’elle n’en veuille plus.
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La dure loi de l’entreprise
Au final Han Bo-yeong et Jang-hyuk se sont bien fait exploiter par leur entreprise, sans doute suivant une méthode bien rôdée: pressurer au maximum des jeunes espérant se faire embaucher suite à leur contrat, avant de les remplacer par d’autres tout aussi corvéables et tout aussi désireux de signer chez une grande entreprise (aussi le saint Graal en Corée du Sud, si l’on en croit les dramas).
| Netflix
Ils font tous de la peine
Jang-hyuk en premier, incapable de se décider, de choisir, et finalement terrifié à l’idée de se retrouver seul, prêt à tout pour ne pas se faire abandonner sur un trottoir. Han Bo-yeong qui a une carrière à la place du cœur. Da-eun qui cherche un CDI qui jettera ses poubelles pour le reste de sa vie.
| Netflix
Il faut voir la fin
Vous n’avez rien vu de Sweet and sour si vous n’avez pas vu la fin. Évidemment, vous allez dire que n’importe quelle personne sensée est au courant de ce détail. Moui. Mais il faut passer une sorte de bref générique pour voir la vraie fin. Et tout comprendre. C’est assez intéressant de faire toute une relecture du film à la lumière des dernières minutes, un peu en mode Sixième sens. Alors ça va vite, il faut s’accrocher, et ça donne surtout envie de le revoir en entier pour identifier ce qu’on a raté. Ce retournement est plutôt intéressant. Même s’il ne me fait pas voir ce film d’un coup comme quelque chose de renversant, c’est en tout cas bien joué et amène une lumière toute nouvelle sur l’histoire.
| Netflix
Acteurs:
Jang-hyuk: Jang Ki-yong 장기용 Da-eun: Chae Soo-bin 채수빈 Han Bo-yeong: Krystal Jung
David Lee, un célèbre criminologue, rentre des États-Unis après avoir reçu un mystérieux mail, qui l’envoie comme dans un jeu de piste sur une scène de crime. 20 ans auparavant, alors qu’il n’était qu’un enfant, il a brièvement rencontré Lee Joon-ho, un assassin particulièrement doué pour faire disparaître les corps et les preuves. Lorsqu’à l’époque Lee Joon-ho avait réussi à s’évader de prison, il avait assassiné le père de David Lee. Le même jour, son frère disparaissait du domicile familial. Depuis David le recherche. Cha Ji-an est enquêtrice de police. Son père, gardien de prison, est accusé d’être complice de l’évasion de Lee Joon-ho. Lui aussi a disparu depuis 20 ans. Lorsque David Lee arrive en Corée, la piste anonyme l’amène à croiser Cha Ji-an, et à penser que Lee Joon-ho et son frère son vivants.
La cellule d’enquêtes spéciale résout des enquêtes policières suite à des découvertes de corps, parfois en lien avec le fil rouge, parfois non. Ces différentes enquêtes créent à chaque fois de l’intérêt pour le nouvelle thématique et une dynamique dans l’action.
Meurtres et vengeance
En entrant dans la psychologie des meurtriers, la série montre que l’on peut faire le chemin pour les comprendre et compatir avec leur histoire, leur vécu, leur souffrance. Mais ne franchit pas le pas de la justification. Très moral, Hello monster insiste, au travers de la voix de David Lee, sur le fait qu’il peut avoir un peu de compassion, mais qu’il refuse d’essayer de comprendre Lee Joon-young. Car rien ne justifie ses crimes. D’ailleurs David Lee n’essaye pas de tuer Lee Joon-young, qui a pourtant assassiné son père et transformé son frère en assassin.
| KBS
L’enfance maltraitée
Les maltraitances contre les enfants sont très diverses, et pas toujours physiques. David Lee était un petit garçon qui devait déjà se comporter comme l’homme de la famille, s’occuper de son petit frère, des factures et de son père. Il prenait une grande responsabilité sur lui, et a assumé encore plus lorsqu’il a compris que son petit frère avait un problème. Il a voulu le protéger en ne le dénonçant pas. Sa charge morale était colossale. Lee Min a cru pendant 20 ans qu’il avait été abandonné, et sa souffrance morale a été énorme. Lee Joon-young a été maltraité physiquement et moralement. Son enfance a été un enfer. Les « enfants » de Lee Joon-young étaient aussi des enfants maltraités. Toutes ces formes de maltraitance se rencontrent dans Hello monster, mais pas tous les maltraités ne deviennent des monstres. La question est aussi de savoir s’ils peuvent encore guérir en étant adultes.
| Viki
L’inspectrice Cha Ji-an
La pétillante Jang Na-ra incarne une inspectrice fonceuse et très intègre, qui se bat tous les jours pour résoudre ses enquêtes et faire emprisonner les criminels. Elle est obstinée et déterminée, un brin risque-tout. Elle vit toute seule, sans autre centre d’intérêt que son boulot.Elle a une tante qui apparaît de manière sporadique, et est oubliée en plein scénario et en pleins bouchons un jour de sortie d’hôpital.
| KBS
Le super cerveau
J’aime bien les gars super intelligents, donc David Lee me convient. Mais il faut avouer qu’il flirte parfois avec l’attitude du super-héros omnipotent. Non seulement il résout des quizz hyper complexes, mais sait aussi lire les expressions, se déplacer sans bruit et rester calme avec son journal pendant que ses collègues font le boulot sur lequel il les a envoyés. A coté de cela, ses pertes de mémoire l’empêchent de voir le bout de son nez.
| KBS
Le duo assassin
J’aime particulièrement D.O. dans le rôle du jeune Lee Joon-young.
La relation qui s’est nouée au fil des années entre Lee Min et Lee Joon-young hésite entre celle du mentor et de son apprenti ou celle du père et de son fils. Mais elle repose sur les mensonges de Lee Joon-young, ce qui la fait se fissurer. Mais 20 ans ne s’effacent pas d’un coup de chiffon.
Lee Min est écartelé entre sa haine et son amour pour son frère, mais se retrouve à tout moment dans la situation du petit garçon qui veut plaire à son frère et qui réclame son affection.
| KBS
La romance est gentillette.
J’aimais bien le chef d’équipe Kang Eun-hyuk. Il était gentil, discrètement et poliment amoureux, et aurait fait un bon candidat challenger. Mais il n’essaye jamais de séduire Cha Ji-an, et se contente de renoncer lorsqu’il a trop honte des actions de son père et ne se sent pas à la hauteur moralement. Dommage. D’ailleurs en passant, je ne comprends pas pourquoi les enfants devraient assumer les erreurs de leurs parents, se repentir, expier. Ils n’ont rien fait de mal, ils n’ont pas choisi de quelle couille parentale ils allaient naître.
Avec David Lee, rien d’évident. Cha Ji-an a finalement assez vite un coup de cœur pour lui, mais c’est parce qu’elle le connaît depuis longtemps. Il n’est pas un inconnu, il est ce petit garçon qu’elle a toujours observé. De son côté à lui, on a plus de mal a ressentir le moment où ça fait clic. Sans doute que ça l’avait déjà fait lorsqu’elle l’embrasse, car même s’il ne répond pas à son effusion, il ne la repousse pas. Une fois qu’elle a eu le dos tourné, il sourit même, ce qui est déjà un exploit pour lui. Évidemment, à la coréenne, ce n’est pas hyper torride, et ils se perdent de vue pendant 1 an, histoire de prouver que leur amour résiste au le temps.
| KBS
Acteurs:
Lee Hyun / David Lee: Seo In-guk 서인국 Cha Ji-an: Jang Na-ra 장나라 Lee Joon-ho / Lee Joon-young: Choi Won-young 최원영 Lee Joon-young: Doh Kyung-soo (D.O.) 도경수 Jung Sun-ho / Lee Min: Park Bo-gum 박보검 le chef de l’équipe d’enquêteurs Kang Eun-hyuk: Lee Chun-hee 이천희 l’aîné des enquêteurs Son Myung-woo: Min Sung-wook 민성욱 le plus jeune des enquêteurs Min Seung-joo: Kim Jae-young 김재영 l’enquêteur Choi Eun-bok: Son Seung-won 손승원 la planificatrice Hyun Ji-soo: Im Ji-eun 임지은 le commissaire de police Kang Seok-joo: Nam Kyung-eup 남경읍
Park Si-on est un autiste avec des dons particuliers: il peut tout mémoriser de manière très rapide et visualiser en 3D. Maltraité dans son enfance, et traumatisé par la mort de son grand frère, son rêve est de devenir chirurgien pour aider des enfants et leur offrir un avenir. S’il en a les capacités intellectuelles, ses attitudes physiques et ses problèmes de communication avec les autres posent problème. Appuyé par le docteur Choi Woo-seok, qui l’a élevé, il intègre la pédiatrie de l’hôpital Sungwon en tant qu’interne. Mais les oppositions à sa présence sont fortes.
Cette excellente série traite de manière très humaine et affectueuse la question de la différence. Chacun apprend à connaître l’autre, à vivre avec, et finalement à l’apprécier.
L’autiste Park Si-on, un homme au grand cœur
Park Si-on est un personnage très attachant, car très gentil. En tout il essaye de bien faire. Il est conscient d’être différent des autres, et sait que sur certains points il ne pourra pas leur ressembler. Pour d’autres points, il fait de gros efforts pour s’intégrer. Il est touché par le rejet et les marques de défiances des autres, mais il en a l’habitude et s’est forgé une solide carapace pour s’en protéger. Il continue à aller vers les autres et ne se laisse pas arrêter par leur hostilité. C’est ainsi qu’il va petit à petit grignoter l’affection de Kim Do-han, de Go Choong-man, et finalement même de l’interne Woo Il-kyu. S’il ne peut, comme tout un chacun, être aimé de tout le monde, il sait se frayer un chemin vers le cœur de ceux qui le fréquentent et apprennent à le connaître, au-delà de leurs préjugés.
| KBS
Des opérations
Malgré tout le côté mignon et sympathique de Good doctor, si vous n’aimez pas voir des scènes d’opérations, ce type de drama n’est peut-être pas pour vous. Car comme nous sommes dans un hôpital, il y a bien entendu les histoires de différents malades qui tissent le scénario. Les petits patients sont charmants et l’histoire ne fait pas trop dans le larmoyant. Sachant que les maladies des enfants sont toujours plus touchantes, le scénario est resté volontairement très léger, ce n’est pas sa thématique principale, simplement le contexte et le quotidien de ces médecins.
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Le pognon
Le milieu hospitalier n’est pas exempt de recherche de bénéfices, toujours plus importants bien entendu. Les luttes de pouvoir au sein de l’hôpital sont à plusieurs niveaux. D’abord entre les chirurgiens et leurs équipes, chacun défendant son pré carré et sa façon de pratiquer. Ensuite entre les dirigeants, en quête d’argent, de pouvoir, d’image, ou/et. La petite vendetta familiale de Yoo Chae-kyung ajoute des traitrises pour compliquer l’histoire.
Comme c’est un gentil conte, tout est bien qui finit bien, et les banquiers seront bien gardés.
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Cha Yoon-seo, la femme au grand cœur
Cha Yoon-seo commence par avoir une attitude très maternelle envers Park Si-on. Elle l’infantilise et le traite comme un petit frère. Mais à force de le fréquenter, elle finit par comprendre qu’il est bel et bien un adulte, dans tous les sens du terme, même si son comportement peut en faire douter. En s’attachant à lui, la différence disparaît complètement à ses yeux. Elle sait que leur chemin ne sera pas facile, mais c’est celui-là qu’elle choisit, car elle croit en leur connexion. Deux grands cœurs se sont rencontrées et aimés.
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Des personnages secondaires
D’autres personnages sont intéressants dans l’histoire, comme le chirurgien Kim Do-han, qui déploie une bonne dose de charisme à travers l’écran, ou le vilain chef du département pédiatrique Go Choong-man, qui s’amende au contact de Park Si-on. On aime aussi les histoires de l’infirmier Jo Jung-mi et de l’infirmière Nam Joo-yeon, et celle de l’interne Han Jin-wook avec les deux soeurs.
En 2013-2014, La série a été couronnée de nombreux prix, comme le meilleur scénariste et le meilleur drama. Ses acteurs principaux Joo Won, Moon Chae-won et Joo Sang-wook en ont aussi gagné pour leur interprétation de leurs personnages. C’est tout à fait mérité! Il y a aussi eu un remake américain en 2017, un japonais en 2018 et un turc en 2019.
| KBS
Acteurs:
Park Si-on: Joo Won 주원 Cha Yoon-seo: Moon Chae-won 문채원 Kim Do-han: Joo Sang-wook 주상욱 Yoo Chae-kyung : Kim Min-seo 김민서 le directeur Choi Woo-seok: Chun Ho-jin 천호진 le directeur adjoint Kang Hyun-tae: Kwak Do-won 곽도원 Lee Yeo-won: Na Young-hee 나영희 le chef du département pédiatrique Go Choong-man : Jo Hee-bong 조희봉 Lee Hyuk-pil: Lee Ki-yeol 이기열 Kim Jae-joon: Jung Man-sik 정만식 l’interne Han Jin-wook: Kim Young-kwang 김영광 Woo Il-kyu: Yoon Park 윤박 l’interne Hong Gil-nam: Yoon Bong-gil 윤봉길 Kim Sun-joo: Wang Ji-won 왕지원 l’infirmier Jo Jung-mi: Ko Chang-seok 고창석 l’infirmière Nam Joo-yeon: Jin Kyung 진경
Song Joong-ki est un acteur sud-coréen né en 1985. Il a été marié de 2017 à 2019 à l’actrice Song Hye-kyo. En 2023, il épouse la britanique Katy Louise Saunders. Ils ont un fils le 14 juin 2023 et une fille le 20 novembre 2024. Ses deux enfants sont nés en Italie à Rome. Très actif sur le plan caritatif, il est impliqué dans des associations et fait de nombreux dons.
Il faut le savoir, Song Joong-ki est extrêmement connu en Corée. J’avais donc eu l’occasion d’entendre parler de lui avant de le voir à l’écran, et j’étais curieuse. Notre première rencontre par écran interposé se fit donc devant le très célèbre Descendants of the sun, un drama de 2016. J’en attendais beaucoup, j’ai été très déçue. Je n’ai pas éprouvé d’enthousiasme devant ce drama, au point de jeter l’éponge à l’épisode 6. Il faudrait peut-être que je réessaye.
Sungkyunkwan scandal – 2010
J’en étais là de ma perplexité, lorsqu’un jour j’ai regardé Sungkyunkwan scandal (2010). Ah mais oui les amis! Là j’ai compris. Song Joong-ki y a une présence qui transperce l’écran. Ajoutez à cela la fraîcheur et l’enthousiasme de la jeunesse, il est flamboyant dans son rôle.
Sungkyungkwan scandal | KBS
| Sungkyunkwan scandal – Song Joon-ki
Man to man – 2017
On peut brièvement le voir dans un cameo de l’épisode 9 de Man to man (2017), en train d’être un employé de banque patient face à Park Hae-jin et Park Sung-woong.
| Man to man
Arthdal chronicles saison 1 – 2019
Song Joon-ki a le double rôle de Eun-som et de Saya, et on pourrait presque ne regarder Arthdal chronicle que pour lui.
J’ai hélas une préférence pour Saya 😉
|TvN
Space sweepers – 2021
Dans Space sweepers (2021), il sauve le monde, et se fait ravir le cœur par des petites filles.
| Space sweepers
Vincenzo – 2021
Pour Vincenzo (2021), il a le charme absolu d’un avocat en costume, qui tue avec application, comme glissant sur des patins. Il est sans limite pour torturer les gens, mais dans le calme. C’est un personnage ambivalent côté moralité, mais on l’aime sans condition alors qu’on ne devrait pas. Le côté romantique de la caméra, sans doute.
Hopeless – 2023
Chi-gun
My name is Loh Kiwan – 2024
Réfugié Nord-coréen, Song Joong-ki tente de survivre dans une Belgique dont il ne connaît rien.
Yoo Eun-soo est une chirurgienne esthétique qui ne rêve que d’épouser un homme riche pour ouvrir sa propre clinique. Choi Young est un général de la période Joseon qui protège son roi au péril de sa vie. Lorsque la reine est grièvement blessée lors d’une attaque de rebelles, Choi Young n’hésite pas à franchir la porte des cieux pour aller chercher un médecin divin. Il n’atterrit pas vraiment au ciel, mais à notre époque. Il tombe sur Yoo Eun-soo et l’enlève. Évidemment, celle-ci veut tout faire pour retourner dans sont temps. Mais elle se retrouve au beau milieu d’une guerre qui ne dit pas son nom, au sein même du palais.
| SBS
Mes remarques, avec spoilers:
Un sageuk tout comme il faut
On est en plein dans le sageuk, le drama historique coréen. Il y a un roi, des méchants princes et des méchants hommes de cour, des riches en habits brodés, des pauvres en sandales tressées, des gens habiles au sabre, des tueurs en chapeau pointu, des luttes de pouvoir, des scènes de combat, des trahisons, et de l’amour.
L’aspect fantastique
| SBS
En plus, ce drama ajoute la dimension fantastique, avec la notion de voyage dans le temps, le gars qui refroidit (au sens propre et au figuré) tout le monde, la meuf qui a la main qui chauffe, le type qui tue avec sa flute enchantée…
Retourner dans le présent
La quête de Yoo Eun-soo, c’est de tout faire pour rentrer chez elle, à l’époque présente. Mais outre qu’elle ne sache pas vraiment comment s’y prendre, le fait qu’elle suscite beaucoup d’attention, avec ses capacités médicales mais aussi par ses manières peu compatibles avec son statut de femme à l’époque, font qu’elle peut difficilement s’éclipser. Le scénario aux héros surtout masculin ne fait pas la part belle à Yoo Eun-soo, qui est souvent la cruche de service, celle qui prend des mauvaises décisions (plusieurs fois), met les autres en danger (plusieurs fois), se fait enlever (plusieurs fois), se fait empoisonner (plusieurs fois)…
| SBS
Les méchants et les alliés, bonnet blanc et blanc bonnet?
Point de gentils sans méchants. Comme toujours c’est l’accession au pouvoir qui focalise toutes les envies. La métaphore finale sur la faim et l’insatiabilité, quelle que soient les époques, est intéressante. Pour atteindre son premier but, le trône, le prince de la cour Ki-chul va se chercher un allié difficilement contrôlable en la personne du prince Deokheung. Mais finalement celui-ci va lui compliquer la vie, notamment pour obtenir la guérisseuse (avouez qu’empoisonner la personne que convoite votre allié, c’est avoir une notion bien étrange d’une alliance). Le roi, qui arrive à remplacer les conseiller entièrement dévoués au prince de la cour Ki-chul, va chercher des hommes qu’il espère intègres, et qui finalement se révèlent peu enclins à le soutenir, et plutôt couards. Ce n’est facile pour personne, les alliances!
| SBS
Le roi et la reine
Le roi peut sembler avoir peu de personnalité, mais se révèle déterminé. La reine est une personne gentille et très protectrice envers son époux. De manière surprenante, tous deux sont mon couple préféré. On les voit bien moins souvent que le couple principal, mais leur amour est touchant. Contrairement à Choi Young et Yoo Eun-soo, ils se montrent leur attachement. Après la phase glaciale entre eux, une fois les malentendus écartés, ils sont tout mignons. Des regards dérobés, des sourires timides, des mains qui se touchent. Ils se soutiennent dans la difficulté et dans la douleur, et tracent leur chemin vers le bonheur à deux.
| SBS
La romance principale
On a un classique homme bourru et accessoirement assassin, qui tombe sur une femme enjouée qui n’a pas peur de l’approcher et fait fondre son cœur gelé avec sa gentillesse et ses manières rieuses et taquines. J’ai bien aimé, mais je reste un peu sur ma faim au niveau des marques d’affections entre Choi Young et Yoo Eun-soo. Je sais bien que c’est un drama coréen, ça ne va donc pas partir dans la débauche ou les images explicites. Mais quand même. Quelques bisous, se serrer dans les bras l’un de l’autre, des moments tendres et des regards brûlants… voilà qui m’a manqué pour renforcer la romance.
Il y a un peu plus de tendresse vers la toute fin, mais comme les deux sont tout le temps en train de se cacher des choses pour protéger l’autre, ils cachent aussi leurs sentiments. Pour le dénouement, Choi Young et Yoo Eun-soo ont créé un lien qui commence à être vraiment profond. Ils n’ont pas renoncé l’un à l’autre malgré le temps, et continuent à se chercher. J’aurais aimé que les retrouvailles finales s’appesantissent un peu plus; avouons qu’un regard, c’est un peu court. J’aurais aimé qu’ils s’étreignent, et qu’on nous montre un peu de leur bonheur futur.
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Le cercle proche
Dans l’entourage des héros, il y a des groupes intéressants, comme les gardes royaux, les Woodalchi, que l’on voit régulièrement et dont certaines figures émergent. L’attachement fraternel que développent le roi et Choi Young fait aussi chaud au cœur. Au rang des disparus, le plus éminent est le médecin Jang Bin, sacrifié d’un coup, sans tambours ni trompettes, la tête dans les nénuphars. Pas de grande scène finale, pas de mort déchirante. Juste pouf, disparu. L’acteur avait aquaponey, il n’a pas pu venir tourner ce jour-là. L’usurpateur Deokheung aussi, s’en va d’un coup voir ailleurs si il fait beau et respirer l’air de Chine. Quant au prince Ki-chul, mystère et bubble gum.
On passe un moment agréable devant cette série, mais elle est un peu longue. Les histoires des reliques trouvent leur explication dans l’épisode final. Faith se laisse regarder pour voyager à une autre époque, en compagnie de ses héros.
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Acteurs:
le général Choi Young: Lee Min-ho 이민호 Yoo Eun-soo: Kim Hee-sun 김희선 le prince Ki-chul: Yu Oh-seong 유오성 le roi Gongmin: Ryu Deok-hwan 류덕환 la reine Noguk: Park Se-young 박세영 Jang Bin: Lee Phillip 이필립 Chun Eum-ja: Sung Hoon 성훈 Lady Choi: Kim Mi-kyung 김미경 le prince Deokheung: Park Yoon-jae 박윤재
Jo Pil-ho est un flic ripoux qui travaille avec des voyous pour se faire de l’argent. Il a un jeune complice qui est son homme de main. Mais le complice meurt lors de l’explosion d’un entrepôt de la police qu’il était en train de cambrioler. Or juste avant de mourir, il envoie une vidéo à Jo Pil-ho.
Jo Pil-ho est un sale type, au propre comme au figuré. Si il semble éviter les douches et affectionner de se promener en caleçon avachi, il vit surtout d’argent sale qu’il se fait en abusant de sa position de flic. C’est un ripoux assumé, qui menace et rackette les petits voyous. Son fond de commerce, c’est de piétiner plus faible que lui. Sa réputation dans sa brigade n’est pas la meilleure, et la police des polices l’a à l’œil, mais sans rien pouvoir prouver. Ce héros cradasse n’est est pas un.
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Le carnivore dans un banc de requins
Le seul problème de Jo Pil-ho finalement, c’est de tomber sur de gros pourris qui n’ont pas apprécié qu’il dérape par mégarde dans leur business. Il a beau être en haut de la chaîne dans son petit bassin de voyous de quartier, lorsqu’il se retrouve plongé dans le grand bassin des requins affamés, il devrait fuir à toute vitesse. Mais non, le c**, au lieu de marcher calmement dans leur combine et de faire profil bas, il se découvre une espèce d’âme de justicier.
Jo Pil-ho – Poster
La fille
C’est une sale gamine qui ne respecte rien ni personne, dont on découvre que gna gna gna mais en fait la pauvre était une gentille fille et elle a une bonne excuse pour être devenue comme ça. Mouais. Pourquoi vouloir justifier? Mais au moins, l’actrice est au top. La mort absurde de la fille laisse perplexe. C’est un vrai point inattendu, dont je ne comprends pas bien l’intérêt scénaristique à ce moment du film. Les deux auraient pu faire équipe plus longtemps. La toute fin est à mon sens une erreur. Elle produit une confusion inutile et diminue l’impact de la noirceur d’ensemble.
C’est crade, c’est sombre, c’est ça qui est bien
Le jeu des acteurs, les costumes, l’ambiance et la caméra sont vraiment bien. Le film est assez sombre, on est plongé dans la violence quotidienne de la vie de Jo Pil-ho et dans son monde loin des cocotiers et des plages de sable fin. Cette ambiance fond du trou fait tout l’intérêt de film. Le scénario est lui plus classique, il lui manque quelque chose pour emporter le spectateur. À moins que ce ne soient certains excès de clichés qui plombent le reste.
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Acteurs:
Jo Pil-ho : Lee Sun-kyun 이선균 Mi-na: Jeon So-nee 전소니 Kwon Tae-joo: Park Hae-joon 박해준 Jung Yi-Hyang: Song Young-chang 송영창 Nam Sung-sik: Park Byung-eun 박병은 Han Gi-chul: Jung Ga-ram 정가람
Trois couples mariés se voient remis en question suite aux affaires des uns et des autres. Les femmes évoluent dans le même milieu professionnel, mais ne sont pas dans la même tranche d’âge. Tous affichent une parfaite entente de façade.
Love, marriage and divorce n’était pas en haut de ma liste de séries à regarder, mais quand j’ai su qu’une saison 2 était en tournage, cela m’a rendue curieuse.
Des divorces mais pas d’amour?
Au début, j’ai cru que le titre était trompeur. Dans les premiers épisodes, il était question de couples mariés et de divorce, mais à aucun moment d’amour. Non promis, pas d’amour. Juste des couples qui subissent leur quotidien, pour certains en se disputant souvent. Mais en plein milieu de saison, l’histoire se rembobine, et retourne 10 mois en arrière, lorsque les choses ont commencé à changer pour certains, et l’amour à voir le jour.
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L’époux parfait
La relation entre le psychiatre Shin Yu-shin et A-mi la jeune femme rencontrée dans l’avion est celle qui m’a le plus inspirée pendant un moment, mais finalement je trouve que c’est la pire. Shin Yu-shin sait qu’il agit mal, qu’il franchit des limites. Il se cache derrière une attitude paternaliste pour continuer à rencontrer A-mi. C’est intéressant de le voir essayer de ne pas franchir la ligne tout en maintenant sa relation avec elle. Mais lorsqu’il passe le cap, il devient un sale type. Il la coince dans la position de maîtresse cachée, la prévenant qu’il ne lui donnera jamais plus, et dans le même temps profite de son épouse en tous points parfaite et la dorlote encore plus. Son double jeu assumé empeste. J’ai trouvé cela écœurant quand il a offert à sa maîtresse le même parfum que celui que porte sa femme.
Shin Yu-shin a fait sa vie. Il a une famille et une carrière, sa maîtresse est la cerise sur sa quarantaine. A-mi est beaucoup plus jeune, très amoureuse, et ne pourra se satisfaire de cette relation sur le long terme. L’épouse parfaite va tomber de haut le jour où elle va savoir. Je suis curieuse de sa réaction.
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La femme dévouée
Mes espoirs ont également été déçus concernant le professeur Park Hae-ryun. Au début j’ai vu un homme qui était éperdument tombé amoureux d’une autre femme, et qui ne pouvait en son âme et conscience que demander le divorce pour assumer cette nouvelle relation. Il était dans un mariage de routine avec une femme qui avait complètement oublié de prendre soin d’elle et qui estimait son mariage pour acquis. Elle faisait de nombreux efforts pour porter à bout de bras son boulot, ses enfants et son intérieur, mais rien pour son époux. Par la suite, quand ils ont rembobiné, j’ai vu que Nam Ga-bin, la femme dont professeur Park Hae-ryun était tombé amoureux, ne lui rendait pas son amour de la même manière, qu’elle était surtout à la recherche d’une bouée de sauvetage. Et je n’ai pas non plus été convaincue par son amour à lui.
Love- marriage and divorce – Saison 1 – Poster
La sale égoïste
Concernant l’avocat et la DJ, me voilà fort partagée. Tout est fait dans le scénario pour nous présenter Boo Hye-ryung comme la méchante. Elle n’est pas sympathique, pas aimante, autoritaire, capricieuse, égoïste, narcissique, égocentrique. Son mari a carrément peur d’elle. Certes.
Et que ce soit clair, je ne l’aime pas. Son mari devrait divorcer plus vite que l’éclair plutôt que de continuer à subir une plaie pareille. Cependant.
Cependant, ce n’est pas le mariage qui l’a changée, elle était déjà comme cela avant. Alors pourquoi l’avoir épousée et se plaindre ensuite de son caractère? Ou de son maquillage? Boo Hye-ryung jouait de la batterie avant? Elle continue. Boo Hye-ryung sortait en boîte? Elle continue. Boo Hye-ryung allait au restaurant? Elle continue. Elle ne voulait pas d’enfant? C’était le deal du mariage, elle n’a pas changé. Mais Pan Sa-hyeon si. Maintenant il veut une femme au foyer qui lui pond des gosses et les mouche. Tout ça, ce n’est pas son trip à elle. C’est son choix, il était connu et accepté. Donc je comprends sa colère.
Le couard
Pan Sa-hyeon n’a pas de c** dans son pantalon. Son manque de courage est terrible. Il n’est pas capable de tenir tête à sa femme, pas plus qu’à ses parents. Et c’est une deuxième maman qu’il a trouvé en Song Won : elle le nourrit, elle le cajole, elle l’apaise. C’est un grand garçon qui veut la tétée. Si sa maîtresse ne s’était pas retrouvée enceinte, aurait-il insisté pour rester avec elle? Et c’est quoi ce énième changement d’attitude? Si sa femme se chope un rhume il ne peut plus la quitter? Et son bébé dans tout ça? En plus il demande l’autorisation à ses parents pour divorcer? Sérieusement?!! Si il veut tant se séparer, il n’a qu’à prendre sa valise. 30 minutes et il est dehors avec l’essentiel de sa vie. Sa situation financière le lui permet aisément.
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Les points de vue des uns et des autres s’entendent
J’ai l’air un peu rêche dans mes avis, mais la seule chose que je pense vraiment avec conviction c’est que l’amour ne se commande pas, qu’il peut arriver n’importe quand à n’importe qui, et qu’il est bien difficile et injuste de juger des gens qui aiment. Le professeur Park Hae-ryun est tombé amoureux d’une autre femme. Il a bien essayé de la quitter, mais son amour est trop fort. Doit-il se sacrifier et être malheureux pour continuer à rester avec sa famille? Le point de vue de sa fille s’entend aussi: leur mère a tout sacrifié pour leur père, et c’est franchement injuste pour elle de s’en voir si mal remerciée.
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La fille
En tant que jeune femme, la fille du professeur Park Hae-ryun a des idées très arrêtées sur ce qui doit être, et sur ce qui est interdit. A son âge j’aurais pu penser la même chose et vouloir que mes parents restent ensemble. Mais l’amour ne se commande pas. Vouloir à tout prix que ses parents restent ensemble en étant malheureux, juste pour préserver les apparences, c’est très égoïste. Jeter la pierre à son père est tellement facile, comme s’enfermer derrières ses principes et sa morale.
C’est elle qui l’a empêché de partir lorsqu’il le voulait, en lui faisant du chantage affectif, et qui maintenant le met à la porte en se drapant dans sa dignité. Je ne dis certes pas qu’il a eu raison de tromper sa famille, je dis que la vie peut être pleine de surprises. Quand les choses ont dérapé, mettre fin à une situation foireuse est bien la meilleure des solutions.
Les trames secondaires
Les personnages secondaires sont aussi intéressants, comme les parents de Pan Sa-hyeon, toujours en train de se friter, la belle-mère ambivalente de Shin Yu-shin, ou le producteur mutique, qui a encore des choses à nous apprendre sur lui. L’arrivée de la mère de A-mi et le dévoilement de son père promettent aussi des rebondissements en saison 2.
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Le sujet du divorce
La série est intéressante pour son sujet. Il faut bien voir que la situation du mariage n’est pas la même en Corée et en France. Un divorce peut y être expédié administrativement très rapidement, mais il s’agit vraiment là-bas d’un dernier recours. On voit ici les pressions exercées par les familles pour empêcher le divorce, ou celles pour avoir un enfant. Les gens se préoccupent énormément de ce qu’en penseront les autres. Les divorcés, et surtout les femmes, sont pointés du doigt. Le divorcé est « sali » aux yeux de la société. La pression sociale est très forte et cette décision, qui devrait n’être que celle prise par les deux partenaires d’un couple, est soumise à de nombreux facteurs extérieurs.
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Vers une saison 2
Quelque part j’attendais plus de romantisme de ces histoires d’amour sur fond d’interdit, et je reste sur ma faim. C’est vrai quoi, des rencontres qui poussent les gens à divorcer, elles devraient être fortes, les sentiments puissants, l’attachement très profond, intense. Je ne l’ai pas ressenti. Mais les personnages ont tous encore beaucoup à dire. Comme dans la vraie vie, personne n’est tout blanc ou tout noir. J’attends de pied ferme la saison 2, qui est nécessaire pour avoir plus de réponse sur le devenir des personnages.
Acteurs:
l’avocat Pan Sa-hyeon: Sung Hoon 성훈 la dj radio Boo Hye-ryung: Lee Ga-ryeong 이가령 la traductrice Song Won: Lee Min-young 이민영
le médecin Shin Yu-shin: Lee Tae-gon 이태곤 la productrice radio Sa Pi-young: Park Joo-mi 박주미 A-mi: Song Ji-in 송지인
la rédactrice radio Lee Si-eun: Jeon Soo-kyeong 전수경 le professeur Park Hae-ryun: Jeon No-min 전노민 Nam Ga-bin: Lim Hye-young 임혜영