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Claudia Kim et Ahn Bo-hyun en interview pour Sacred Jewel

Cette année à Cannes, attendus sur le tapis rose de Canneseries : Ahn Bo-hyun et Claudia Kim. Rien que ça. Est-ce que vous vous rendez compte au moins ? Deux acteurs d’exception. Et accessoirement, ils sont très beaux, mais passons.

Ils ont traversé la planète pour nous, public français, et fait le déplacement jusqu’à notre Côte d’Azur pour représenter le K-drama Sacred Jewel, signé du réalisateur Jung Dae-yoon et du scénariste Jung Hyeon-min, qui nous ont fait le plaisir d’une interview à retrouver ici.

Les acteurs aussi se sont prêtés au jeu des interviews, mais pour ma part je n’ai eu droit qu’à une interview groupée et deux chétives questions, temps restreint oblige. C’est peu, mais c’est déjà beaucoup. Je suis sincèrement ravie d’avoir pu les rencontrer. Avant de vous révéler mes micro-questions, voici un rapide tour d’horizon.

Tout d’abord, Sacred Jewel, c’est quoi ?

Du grand spectacle, tout simplement. Un drama historique avec des tonnes de batailles, porté par une invasion mongole en 1258. Costumes d’époque, vastes prairies, chevaux au galop, des gars avec des flèches, du sang qui gicle… J’ai vu le premier épisode et c’est franchement très, très bon. D’un côté, des batailles intenses et meurtrières. De l’autre, la cour royale, où les puissants se creusent la tête pour éviter la conquête après l’invasion. Ils finissent par se rallier à l’idée d’un moine : envoyer une mission en territoire ennemi pour rapporter un joyau destiné à les protéger tous. Ouah. Rien que ça.

Ahn Bo-hyun (Itaewon class, Flex X Cop) incarne le commandant Baek Gyeol. Soo-hyun Claudia Kim (Les animaux fantastiques, A normal family), la princesse Gyeonghwa. Tout les sépare, mais dès le premier épisode, ça crépite entre eux. Et même, ça brûle franchement.

À Cannes, j’ai eu la chance de croiser les deux acteurs à trois reprises : dans la rue, sur la scène du théâtre Jean Mineur, puis en interview. Trois rencontres, et à chaque fois les mêmes personnes authentiques.

Deux personnalités

Claudia Kim, c’est la solaire. Une paire de lunettes, une queue de cheval, et la voilà qui déambule incognito dans Cannes en s’extasiant sur la beauté de la ville. Sur scène, même chose : elle rayonne. Une présence éclatante, une énergie franche et puissante. Et une beauté de fou. Je vous le promets, l’écran ne la restitue qu’imparfaitement.

Ahn Bo-hyun, c’est le taiseux. Calme, neutre, intériorisé. Même si passer inaperçu pendant sa promenade en ville lui est structurellement impossible : il ressemble davantage à un mannequin en plein shooting qu’à un touriste lambda.

Ahn Bo-hyun à Cannes, avril 2026 - Photo Nikki Terlon
Ahn Bo-hyun à Cannes, avril 2026

Ses réponses sur scène sont courtes, posées, mesurées. Ceux qui ont vu Yumi’s Cells le connaissent dans le rôle du saison 1, mais il m’évoque surtout le héros de la saison 3 : l’impression d’une vie intérieure très riche, d’un regard qui observe et enregistre tout, tandis qu’en surface, ses cellules semblent enclencher le mode veille dès qu’il n’est pas contraint d’interagir.

Ensemble, sur scène comme en interview, Claudia Kim et Ahn Bo-hyun se complètent à merveille. Neuf mois de tournage partagés (de septembre 2024 à juin 2025) et ça se sent : une familiarité confortable, une proximité évidente.

Interview de Claudia Kim et Ahn Bo-hyun

Allez hop ! On les leur pose ces deux questions ?

Question à Ahn Bo-hyun

Nuits coréennes : Ahn Bo-hyun, les scènes d’action sont très présentes. On sait que vous êtes un ancien boxeur, on vous adore dans les scènes de combat comme dans My name, mais ici pas de gants de boxe ni de flingues. Avez-vous suivi un entraînement spécifique ?

Ahn Bo-hyun et le producteur Park Joonsuh, en interview à Canneseries - Photo Nikki Terlon
|Ahn Bo-hyun et le producteur Park Joonsuh, en interview à Canneseries

Ahn Bo-hyun : Mon personnage manie beaucoup l’épée et l’arc, deux disciplines qui m’étaient au départ assez peu familières. Mais grâce à ma formation à l’école d’action, et à la pratique du tir à l’arc acquise sur un film précédent, j’ai pu combiner tout cela pour essayer de donner à Baek Gyeol une présence encore plus impressionnante.

칼로 하는 칼이나 활을 많이 쓰는 그런 캐릭터다 보니까…

Ahn Bo-hyun
Ahn Bo-hyun dans Sacred jewel - JTBC
|JTBC

Question à Claudia Kim

Nuits coréennes : Claudia Kim, votre personnage part en mission pour sauver un convoi. C’est un rôle très actif pour une femme dans une série médiévale coréenne. Est-ce que cela a été une des raisons de votre engagement dans le projet ? Pensez-vous que votre personnage reflète une figure féminine moderne malgré le contexte historique ?

Claudia Kim en interview à Canneseries - Photo Nikki Terlon
|Claudia Kim en interview à Canneseries

Claudia Kim: Pour commencer, j’ai envie de dire que Baek Gyeol est un personnage qui inspire profondément Wang Hui (la princesse Gyeonghwa). Leur histoire commence par l’amour, mais cet amour l’amène aussi à se questionner sur elle-même, en tant que princesse, et simplement en tant que femme. Et je pense que cet amour pour une seule personne finit par s’étendre, jusqu’à devenir un amour pour tout son peuple. Elle évolue vers une femme qui réfléchit à l’espoir que cela représente, aux sacrifices qu’elle est prête à consentir, à ce qu’elle peut accomplir.

Il y a cette évolution, et je pense aussi que c’est un personnage que les femmes d’aujourd’hui peuvent apprécier. Elle est extrêmement courageuse, franche, profondément honnête vis-à-vis de ses propres émotions, et – comment dire – résolument dans l’action. Bien que ce soit un drama historique, dès le départ j’ai été frappée par le fait que le personnage était écrit comme une femme résolument contemporaine.

그래서 사극이지만 요즘 여자들이, 요즘 여자같이 정말 쓰여졌다고 인상을, 인상 깊게 봤어요, 처음부터.

Claudia Kim
Ahn Bo-hyun dans Sacred jewel - JTBC
|JTBC

Merci à SLL pour la mignonne taupe qui « creuse dans les histoires », merci à mon mari d’avoir – encore – appelé pendant mon interview, merci à Canneseries pour ces chouettes rencontres.

Le réalisateur et le scénariste de Sacred Jewel à Canneseries

Sacred Jewel 신의 구슬 est un K-drama dont le premier épisode a été sélectionné par Canneseries. Il a été présenté en avant-première au public cannois en avril 2026. La série sera diffusée en Corée sur JTBC et à l’international sur Prime Video au dernier trimestre 2026.

J’ai eu le privilège de découvrir cet épisode sur grand écran, dans la salle Jean Mineur du Palais des Festivals de Cannes. Autant vous le dire d’emblée: c’est du grand spectacle!

Vastes paysages, longues batailles intenses, nuées de flèches, huile bouillante et blocs de pierre déversés depuis les remparts sur les assaillants, soldats à l’agonie, hauts dignitaires qui cherchent l’aide des dieux… La série frappe fort dès le départ. Et en plus on y reconnaît nombre de nos acteurs préférés.

D’ailleurs, côté cast, avant la projection, le réalisateur ainsi que les deux acteurs principaux, Claudia Kim et Ahn Bo-hyun, ont pris place sur scène pour répondre aux questions du modérateur.

Le réalisateur Jung Dae-yoon et le scénariste Jung Hyun-min m’ont ensuite fait le plaisir et l’honneur d’accepter une interview dans le cadre feutré de l’hôtel Majestic.

Questions croisées au réalisateur Jung Dae-yoon 정대윤 et au scénariste Jung Hyun-min 정현민

Nuits coréennes:. Avec Sacred Jewel, vous vous attaquez pour la première fois à un récit historique de l’époque Goryeo (918 – 1392). Après des œuvres contemporaines comme Reborn Rich, qu’est-ce qui vous a attiré dans un projet historique ?

Jung Dae-yoon.  En fait, à chaque projet, j’ai envie d’apporter quelque chose de nouveau par rapport à ce que j’ai fait avant ! Mais quelle que soit cette envie de renouveau, si le scénario n’est pas à la hauteur, il est difficile de se lancer. Or, précisément au moment où je souhaitais me tourner vers un drama historique, j’ai eu l’occasion de lire le scénario de Jeong Hyeon-min. Il était tellement excellent que ça n’a fait que renforcer cette envie, et j’ai su immédiatement que je voulais travailler avec lui.

저는 할 때마다 그 전 작품에 비해서 조금 새로운 지점이 있는 작품을 하고 싶은 욕구가 있거든요.

Jung Dae-yoon

Nuits coréennes : Vous signez le scénario de Sacred Jewel. C’est une œuvre qui entrelace grande Histoire, quête héroïque et amour impossible sur fond d’invasion mongole. Pourquoi avoir choisi de situer l’action en 1258, pendant la guerre contre les Mongols ? Parlez-nous de cette période historique que nous connaissons peu ici en France.

개인적으로 좀 힘들었던 역사에 관심이 많아요

Jung Hyun-min

Jung Hyun-min : Je suis particulièrement attiré par les périodes de l’histoire marquées par la difficulté. Ce sont les gens qui ont traversé des époques sombres qui m’intéressent, plus que ceux qui ont connu des temps heureux. Je crois que ces récits recèlent quelque chose que les spectateurs d’aujourd’hui peuvent ressentir et dans lequel ils peuvent se reconnaître.

Si j’ai choisi la période de Goryeo, et plus précisément la guerre contre les Mongols, c’est, pour le dire simplement, parce qu’il s’agit du conflit le plus long de toute l’histoire de notre pays.

Mais il y a une autre raison. J’ai déjà écrit plusieurs dramas historiques, et cette fois, je voulais raconter une histoire accessible non seulement aux Coréens, mais aussi aux spectateurs du monde entier, y compris à ceux qui ne connaissent pas notre histoire. Et l’événement qui s’en rapprochait le plus, selon moi, c’était la guerre contre les Mongols. Car les Mongols, presque tout le monde les connaît, partout dans le monde.

Nuits coréennes : Comment avez-vous abordé la reconstitution historique ? Quels ont été vos méthodes pour éviter les erreurs ou les anachronismes ?

Jung Dae-yoon :Je crois que c’est justement là que réside le charme du drama historique. Dans un drama contemporain, on utilise les objets du quotidien moderne, des choses que tout le monde reconnaît immédiatement. Le drama historique, lui, se rapproche d’une certaine façon davantage de la fantasy.

Comme personne d’entre nous n’a vécu à cette époque-là, on dispose d’une plus grande liberté dans la façon de la représenter. Cette liberté permet d’exprimer davantage de choses selon sa propre sensibilité, ce qui rend le genre encore plus attrayant. Et nous a aussi rendu le travail de création d’autant plus agréable.

Pour ne donner qu’un exemple concret : dans un drama contemporain, si un fantôme apparaît, ça crée un sentiment d’étrangeté, le récit perd de sa cohérence. Mais dans un drama historique, en revanche, cette même apparition prend une dimension très mythologique, comme une sorte de signe divin, et personne ne trouve ça incongru. De ce point de vue, c’est précisément ce qui permet de rendre le récit encore plus riche et plus vivant.

Jung Dae-yoon et  Jung Hyun-min en interview pour Nuits coréennes - Photo Nikki Terlon
|Jung Dae-yoon et Jung Hyun-min en interview à Canneseries pour Nuits coréennes

Nuits coréennes : Les personnages semblent tiraillés entre devoir et sentiments. Est-ce le thème principal de votre écriture ici ?

그래서 어, 스토리적으로는 보주를 찾는 것, 이것이 가장 심플한 목표가 되겠고, 그 보주를 찾는 걸 방해하는 세력과의 갈등이 되겠지만, 각자 인물들이 각자의 캐릭터들이 자기 안에 극복해야 될 과제들을 하나씩 갖고 있어요.

Jung Hyun-min

Jung Hyun-min : En réalité, ce sujet est tiré des chroniques historiques de notre pays. Il y a à peine une ligne qui en parle : « On envoya dix soldats chercher le Joyau de Gwaneum. » C’est à partir de cette seule phrase que j’ai construit toute l’histoire.

L’enjeu premier, c’est le processus par lequel les personnages s’efforcent d’atteindre un but – le Joyau – malgré les conflits qui les opposent. Et au fil de ce voyage, ils finissent par obtenir quelque chose de bien plus précieux que le Joyau lui-même. C’était en quelque sorte, d’un point de vue narratif, l’objectif le plus important.

Chacun des personnages principaux porte en lui ses propres conflits. Comme vous avez pu le voir dès le premier épisode, les deux protagonistes masculins entretiennent une relation conflictuelle. S’y ajoute une friction entre ancienne et nouvelle génération, sans oublier les liens amoureux qui font leur apparition.

Sur le plan narratif, la quête du Joyau constitue donc l’objectif le plus direct, le plus simple et lisible, avec les forces qui s’y opposent. Mais chaque personnage doit simultanément affronter ses propres démons. Ainsi, tout en partant à la recherche du Joyau, ils surmontent un à un ces obstacles personnels. L’histoire se déploie ainsi sur plusieurs niveaux, de façon à la fois double et stratifiée.

Jung Dae-yoon:. Et aussi, les dramas historiques coréens se déroulent le plus souvent à l’époque de Joseon (1392 à 1897 ndlr). Mais cette histoire-ci prend place sous le royaume de Goryeo, qui l’a précédé. Et c’est d’ailleurs de ce nom, Goryeo, que vient le mot « Korea » en anglais — ou « Corée » en français.

Car il faut le savoir, Goryeo était un royaume très différent de Joseon. Là où Joseon se caractérisait par une certaine rigidité, Goryeo était une société bien plus libre, plus ouverte, plus libérale — culturellement et à bien d’autres égards.

Alors je voulais montrer que la Corée ne se résume pas à Joseon. Je voulais faire connaître l’histoire de ce royaume qu’était Goryeo.

|Instagram bohyunahn

Nuits coréennes : Vous avez tourné avec des acteurs comme Shin Min-a, Lee Joon-gi, Park Seo-jun etc etc. Ils sont tous extraordinaires ! Et maintenant pourSacred jewelvous avezClaudia Kim et Ahn Bo-hyun ! Comment faites-vous pour toujours avoir descastings3 étoiles sur vos dramas ?

“대본이 좋으면 배우들이 그거를 알고 본인들이 하고 싶어 합니다. »

Jung Dae-yoon

Jung Dae-yoon : À mon avis, les grands acteurs, ceux qui ont réussi à atteindre ce statut, ont la capacité de reconnaître une bonne œuvre. Donc, ce que je veux dire – et ce n’est pas de la fausse modestie – c’est que quand un scénario est vraiment bon, les acteurs le savent, et ils ont envie de le jouer eux-mêmes. Et même si le scénario est excellent, c’est en regardant le réalisateur qu’ils prennent leur décision finale. Si ça n’avait pas été ce réalisateur, ils n’auraient peut-être pas accepté.

|Instagram bohyunahn

Nuits coréennes : Y a-t-il une scène ou un dialogue dont vous êtes particulièrement fier dans cette série ?

Jung Hyun-min : On me demande souvent ce que symbolise le Joyau de Gwaneum. Les acteurs eux-mêmes m’ont posé la question. Ma réponse est simple : l’amour. Et ensuite, l’espoir. Un espoir auquel on ne renonce jamais. L’espoir et l’amour.

Les personnages sont partis à la recherche du Joyau de Gwaneum. Mais ce qu’ils ramènent de ce voyage, c’est cela : l’espoir et l’amour. C’est le message que je voulais absolument faire passer.

Même dans les périodes les plus difficiles – et l’époque où se déroule ce drama est l’une des plus sombres de toute notre histoire – ce sont des êtres humains qui s’en sortent grâce à l’espoir et à l’amour.

Jung Dae-yoon et  Jung Hyun-min autour de Nikki Terlon pour Nuits coréennes
De gauche à droite: Jung Dae-yoon, Nikki Terlon, Jung Hyun-min – Cannes, avril 2026

Quelle belle façon de clore cette interview, sur une note d’espoir et d’amour! Le réalisateur et le scénariste de Sacred Jewel font incontestablement partie de ces personnalités extrêmement intéressantes avec lesquelles on aimerait prolonger la conversation, échanger, débattre, creuser leur vision du monde et de leur art, découvrir ce qui se cache derrière le grand spectacle qu’ils ont façonné pour le petit écran.

Vivement la suite ! Sacred Jewel a par ailleurs bénéficié du soutien de la KMCC (Korea Media and Communication Commission).

Retrouvez également ici l’interview des acteurs Claudia Kim et Ahn Bo-hyun.

Genfluencer

Genfluencer 젠플루언서 est présenté dans le cadre du focus Corée de Canneseries 2026. Il s’agit d’une courte série de suspense psychologique, dont la particularité est de mêler IA et fiction.

Ce projet audacieux montre une vitrine innovante du cinéma coréen sur la scène internationale.

La particularité technique

Le studio MooAm, fondé et dirigé par Harry Hyun, produit ce projet audiovisuel hybride. On a là une expérience pionnière dans le contenu généré par IA: La série Genfluencer intègre une partie jusque là inédite de contenu généré par intelligence artificielle (personnages, effets visuels, musique…).

L’histoire

Genfluencer suit le parcours de Lee Jin, une protagoniste qui rêvait de devenir une idole K-pop mais qui, défigurée après un accident, se connecte au système « Genfluencer » — une technologie d’IA générative — provoquant ainsi la renaissance de l’idole K-pop « Gina ».

Les thèmes

Le récit explore les thèmes de la beauté, du rejet, de la perte de contrôle face à l’IA, et les questions d’identité et de réalité.

Le casting principal

Bae Yoon-kyung (connue pour Heart Signal) tient le double rôle de Lee Jin et de Gina, deux personnages aux antipodes, avec une transformation visuelle saisissante à la clé.

Moon Ji-in interprète Ji-yeon, la personne la plus proche de Lee Jin. Son personnage est déterminant pour maintenir l’équilibre émotionnel du récit.

Rencontre et interview à Cannes

Avant un passage sur la scène du théâtre Jean Mineur pour la diffusion de Genfluencer, la réalisatrice Harry Hyun et les actrices Bae Yoon-kyung et Moon Ji-in nous ont fait le plaisir de répondre à nos questions, et on les en remercie!

Nuits coréennes : Harry Hyun, vous dirigez MooAm, vous écrivez, vous réalisez. Pouvez-vous vous présenter, vous et votre entreprise, au public français ?

Harry Hyun : Je m’appelle Hyun Harry, je suis réalisatrice et je dirige ma propre société de production cinématographique, MooAm.

L’ œuvre que je vous présente aujourd’hui, comme vous le savez, est une œuvre expérimentale. Elle utilise un peu l’IA et explore le concept d’un affrontement entre le monde réel et le monde de l’IA. Je suis donc vraiment heureuse d’être venue la présenter. Et j’ai hâte de la découvrir lors de la projection d’aujourd’hui ! (Genfluencer est présenté l’après-midi même en première mondiale au public cannois ndlr)

Nuits coréennes : Parlez-nous du scénario. Genfluencer explore la frontière entre humain et intelligence artificielle. Qu’est-ce qui vous a donné envie de raconter cette histoire maintenant ?

Harry Hyun : De nos jours, nous vivons une époque de bouleversements sans précédent. L’IA remplace des humains, mais en assiste d’autres. À la frontière de tout cela, portée par la curiosité de savoir si l’IA ne pourrait pas envahir l’humanité, cette œuvre a pris naissance. En fin de compte, comme vous le verrez en regardant le film, mon thème principal est que l’IA ne peut pas triompher de l’être humain.

Nuits coréennes : Bae Yoon-kyung, vous jouez deux personnages aux antipodes dans le même film – une femme blessée et une idole sublimée par l’IA – comment avez-vous construit cette frontière entre elles, et comment avez-vous fait pour vous couper en deux ?

Bae Yoon-kyung : La distinction visuelle entre les deux personnages était pour moi fondamentale. J’y ai donc fait très attention. Pour incarner Lee Jin, une équipe de maquillage spécial intervenait avant chaque journée de tournage – deux à trois heures à chaque fois – pour reconstituer ses blessures. Et pour bien séparer les deux personnages, Gina et Lee Jin, nous avons travaillé en profondeur sur la coiffure, les costumes, la posture, la gestuelle, l’attitude.

Jusqu’à la voix. La tonalité vocale et ce genre de détails ont aussi beaucoup été réfléchis. Même si Gina est une IA, on a beaucoup travaillé sur le ton qui se situe à la frontière entre l’IA et l’humain. Oui, je pense qu’on a vraiment soigné les détails dans tous les aspects.

Nuits coréennes : Moon Jiin, au début de Genfluencer, votre personnage de Ji-yeon est la personne la plus proche de Lee Jin et celle qui maintient son équilibre émotionnel. Comment joue-t-on le rôle de l’ancre dans un scénario qui, par ailleurs, est en train de perdre pied dans le virtuel ?

Moon Jiin : L’actrice Bae Yoon-kyung est une cadette avec qui je suis vraiment très proche. Donc dans la vie quotidienne comme sur le plateau, on est vraiment une relation étroite. Et honnêtement il n’y avait pas vraiment de gêne entre nous. C’est quelqu’un vers qui mon cœur va naturellement, on s’encourage et on se soutient mutuellement. Je crois que cela m’a permis de m’immerger bien plus profondément dans le jeu.

Quant au personnage lui-même – elle a grandi sans père ni mère, confiée à sa grand-mère – en lisant le scénario, j’ai senti le poids de toutes ses blessures accumulées, la solitude de cette enfance sans repères solides. J’ai réalisé que tout cela avait été pris en compte avec beaucoup de soin et d’attention. C’est pourquoi tout s’est déroulé de manière bien plus fluide.

Nuits coréennes : Harry Hyun, parlez-nous de la réalisation. Quels ont été les principaux défis techniques liés à l’intégration de l’IA dans la production ?

Harry Hyun : En fait, dans les séquences mettant en scène l’IA, le jeu d’acteur ne peut pas être contrôlé. Sur un tournage traditionnel, le dialogue avec les acteurs est constant : on échange, on ajuste, on construit ensemble. Mais avec l’IA, ce rapport disparaît. On ne dirige pas, on sélectionne. Il n’y a plus cette impression de respiration commune, de souffle partagé avec un vrai acteur.

Je n’avais pas cette sensation et c’est là un défi que devront résoudre les films intégrant l’IA à l’avenir.

Nuits coréennes : Bae Yoon-kyung, peut-être plus qu’ailleurs, en Corée la société idéalise la beauté et la valorise. Être beau, prendre soin de son corps, c’est aussi respecter les autres. Et justement, tout au début, quand l’héroïne entre dans un l’hôpital pour aller voir sa grand-mère, le regard que portent les autres sur elle n’est pas de la pitié, mais plutôt du mépris. Comment expliquez-vous cela ?

Bae Yoon-kyung : Ah, c’est vrai ! Ce qui m’a frappée dans ce rôle, c’est que les regards que je recevais n’étaient pas de la pitié ou de la compassion, mais plutôt ce qu’on ressent très communément dans la vie quotidienne en Corée – ces regards de mépris ou d’envie que les gens portent sur quelqu’un qui est différent d’eux, que ce soit à cause d’une cicatrice visible ou simplement parce qu’on juge quelqu’un beau ou laid.

Je pense que tout le monde ressent cela constamment. Donc en jouant le rôle de Lee Jin, j’avais aussi la sensation que les gens chuchotaient dans mon dos, me jugeaient, non pas avec de la pitié, mais vraiment en me pointant du doigt. Ça m’a profondément atteinte pendant le tournage. Et cela m’a aussi amenée à me demander si moi-même, inconsciemment, je ne portais pas quelque part en moi cette même mentalité, tant le culte de l’apparence est ancré dans la société coréenne

À la fin du film, Lee Jin choisit de vivre en tant qu’elle-même. Il y a cette scène où elle chante joyeusement dans un parc avec son visage tel qu’il est. Il est certes difficile de changer les mentalités d’un coup, mais j’espère que le message – que chacun apprenne à aimer ce qu’il est vraiment, au-delà de l’apparence – sera profondément transmis au public.

Nuits coréennes : Harry Hyun, à propos de la réception de votre travail par vos pairs. On sait que ce qui est nouveau dérange. Rencontrez des oppositions ou des résistances dans l’industrie face à ce type de production hybride ?

Harry Hyun : L’IA dans la production, c’est avant tout une période de transition, une période de transition totale en ce moment. Peut-on qualifier ces créations IA de parfaites ? Certainement pas. C’est un outil que l’on explore encore de façon expérimentale. C’est pourquoi j’avais moi-même de nombreuses interrogations dès la genèse de ce projet. Mais l’intention de mon film est claire : ce n’est pas tant une œuvre faite par l’IA qu’une œuvre sur l’IA – et qui affirme, en définitive, le message que l’être humain l’emporte en fin de compte. J’espère donc que le public, en regardant le film, ressentira bien ce que j’avais l’intention d’exprimer.

L’IA a encore beaucoup de défis à relever. Comme vous l’avez mentionné, il existe des courants un peu anti-IA. C’est pourquoi, lorsqu’on utilise l’IA, les producteurs doivent toujours réfléchir sérieusement à la question de savoir si on ne viole pas les droits de quelqu’un en créant cela, avant de recourir à ces outils de production.

Sur le net


BAE Yoon-kyoung

Moon Jiin

Interview pour All the things you are, invité à Canneseries

Pour le tapis rose 2026 de Canneseries, la série All the Things You Are figurait parmi les œuvres invitées du rendez-vous « Fiction coréenne ».

Ici mon article qui retrace l’histoire de ce musicien qui essaye de se faire une place dans un univers aussi exigeant que compétitif.

Rencontre avec le public cannois

À cette occasion, le réalisateur Cho Chang-geu, le producteur Kim Soon-mo et l’acteur Kim Mo-beom ont rencontré le public cannois avant la diffusion de la série, et ont répondu à quelques questions lors d’un échange animé autour du projet.

Ils ont notamment confié que les deux acteurs principaux n’avaient malheureusement pas pu faire le déplacement, retenus par d’autres tournages. Parmi les anecdotes partagées, on apprend que lors de leur toute première rencontre, Kang Chan-hee a spontanément enlacé Kim Mo-beom, un geste simple qui a ainsi immédiatement créé un lien entre eux.

Le réalisateur a également expliqué avoir dû se plonger intensément dans l’univers de la musique classique, un domaine qu’il connaissait peu au départ. Il s’est particulièrement intéressé au répertoire français, très renommé.

Côté inspirations, il cite La La Land ainsi que la série Do You Like Brahms?.

Le producteur, quant à lui, connaissait déjà Cannes pour y être venu dans le cadre du marché des séries. Mais présenter sa propre création au festival représentait pour lui un rêve devenu réalité.

Tous trois m’ont également fait le plaisir et l’honneur d’accepter mon interview, et nous avons pu échanger avec simplicité et bonne humeur autour de All the things you are. Ils étaient accompagné de la directrice musicale Park Shinjung.

Regards croisés sur All the things you are

Avec le réalisateur Cho Chang-geun

Nuits coréennes : Cho Chang-geun, vous êtes à la fois scénariste et réalisateur de All the things you are. Quelle a été votre principale motivation pour donner vie à ce drama ?

Cho Chang-geun : J’ai l’impression que l’envie de créer cette œuvre musicale m’accompagnait depuis le début de ma carrière. À l’université, je faisais partie d’un groupe de jazz, et c’est là que l’idée de réaliser un film autour de cet univers m’est venue. C’est ce qui m’a finalement poussé à me lancer dans ce projet.

Nuits coréennes : Parlez-nous des prises musicales. On voit un orchestre jouer dans la scène d’introduction. Beaucoup de scènes de piano. Et un groupe de jazz. Est-ce filmé en live ? Est-ce un défi au niveau de la réalisation ?

Cho Chang-geun : Nous avons d’abord enregistré toute la musique en amont. Ensuite, sur le tournage, nous diffusions ces enregistrements pour filmer les scènes en parfaite synchronisation. Cela représentait un certain défi, mais tout avait été soigneusement préparé avec la directrice musicale.

Le rôle principal est interprété par Kang Chan-hee. On peut trouver de nombreuses vidéos de lui en train de jouer du piano, et il avait déjà incarné des rôles similaires. De plus, il est diplômé d’un lycée artistique, ce qui nous a fait penser qu’il maîtrisait l’instrument. Mais une fois le casting terminé, il nous a avoué qu’il avait uniquement travaillé le morceau du film et qu’il ne savait pas réellement jouer du piano — une sacrée surprise !

Il s’est donc énormément entraîné. Et comme certaines pièces classiques sont très complexes, nous avons utilisé une doublure pour les plans de mains.

Nuits coréennes : Vous étiez invité l’an dernier en tant que réalisateur pour Fasting love. Vous êtes déjà de retour cette année. Comment avez-vous réussi cet exploit ? Et avez-vous envie d’explorer autre chose maintenant ? Quels sont vos projets ?

ChoChang-geun : J’ai eu beaucoup de chance, et je suis très reconnaissant d’avoir reçu cette invitation. Venir deux années de suite est assez rare en termes de calendrier. Fasting Love a été tourné en 2024 et présenté l’an dernier, tandis que All the Things You Are avait été tourné plus tôt, en 2023, mais sa sortie a été retardée. C’est ce qui m’a permis d’être présent cette année également.

Pour la suite, je destine mon prochain projet au cinéma, et nous avons déjà terminé le tournage.

Avec le producteur Kim Soon-mo

Nuits coréennes : Kim Soon-mo, quel a été votre rôle dans la création de ce drama ? Et quels ont été les principaux défis de production sur un film indépendant comme celui-ci ?

Kim Soon-mo : Je suis le producteur exécutif du film. Lorsque j’ai découvert cette histoire, en recevant le scénario de Cho Chang-geun, j’ai tout de suite compris que la musique en serait l’élément central. Nous avons donc eu de nombreuses discussions à ce sujet et avons travaillé très étroitement pour sélectionner et composer les morceaux.

La préparation musicale a été très approfondie dès le départ, avant même de commencer le tournage.

Nuits coréennes : Dans le film, le héros espère une exemption militaire. En France, nous n’avons plus de service militaire obligatoire depuis bientôt 30 ans. Pouvez-vous nous expliquer les enjeux pour un Coréen ?

Kim Soon-mo : Le service militaire est un sujet très sensible en Corée. Pour le public français, il faut savoir que de nombreux jeunes artistes — acteurs, musiciens — sont très actifs sur la scène publique dès leur plus jeune âge. Pourtant, ils doivent interrompre leur carrière pour effectuer leur service militaire au moment même où ils sont le plus sollicités. (La conscription se fait entre 18 et 30 ans et dure entre 18 et 22 mois ndlr)

Cela suscite beaucoup de débats dans la société. Mais comme la Corée du Nord et la Corée du Sud sont toujours en situation d’armistice, il est difficile d’aborder ce sujet sur le plan politique.

Je pense que ce film reflète bien les préoccupations des jeunes aujourd’hui. Beaucoup ont essayé d’éviter le service militaire en invoquant des problèmes de santé lors des examens médicaux… mais cela n’a généralement pas fonctionné.

Avec l’acteur Kim Mo-beom

Nuits coréennes : Kim Mo-beom, je crois que vous connaissez le réalisateur depuis un moment déjà. Comment vous-êtes vous rencontrés ? Et comment s’est passée la collaboration avec le réalisateur Cho Chang-geun ?

Kim Mo-beom : À l’origine, nous nous sommes rencontrés dans un cours de cinéma donné par M. Kim. C’est en suivant ce cours ensemble que nous nous sommes rapprochés.

Travailler avec lui a profondément changé ma manière de voir le métier d’acteur et le cinéma en général. Il a beaucoup influencé ma vision. C’est un réalisateur que j’admire et respecte énormément, donc collaborer avec lui est un véritable honneur. Je me suis simplement dit que je devais faire de mon mieux pour être à la hauteur.

(Cho Chang-geun ajoute en riant : « Il embellit un peu la réalité ! En vérité, on s’est surtout rencontrés autour d’un verre ! »)

Nuits coréennes : Quelle a été la scène la plus difficile à jouer pour vous ?

Kim Mo-beom : Je suis totalement incapable de chanter et je n’ai aucun sens du rythme ! Pour me préparer au rôle, j’ai écouté énormément de musique. Mais malgré cela, j’avais beaucoup de mal à entrer dans le tempo. Dès que la musique démarrait, je devais me synchroniser pour faire semblant de jouer, et c’était extrêmement difficile. Et honnêtement… je n’y arrive toujours pas vraiment !

Un grand merci pour cette interview, que nous clôturons, toujours dans la bonne humeur, avec un selfie !

De gauche à droite: Kim Soon-mo, Park Shinjung, Kim Mo-beom, Nikki Terlon, Cho Chang-geun - Canneseries 2026
|De gauche à droite: Kim Soon-mo, Park Shinjung, Kim Mo-beom, Nikki Terlon, Cho Chang-geun à Canneseries 2026

J’espère que le public français aura bientôt l’occasion de découvrir All the things you are !

All the things you are

당신의 모든 것 de CHO Chang-geun 6×25’

All the things you are est invité à Canneseries 2026 pour sa première internationale. Avec lui, son réalisateur CHO Chang-geun, l’un des acteurs KIM Mo-beom, et un producteur KIM Soon-mo.

Le pitch par Canneseries : « Seo-jun, un pianiste talentueux mais issu d’un milieu modeste, ne vit que pour la compétition, jusqu’au jour où il rencontre Ji-soo, une musicienne de jazz libre et insouciante. Tandis que l’amour et la musique commencent à le transformer, il doit choisir entre la victoire et la quête de sa propre voix. »

All the things you are parle en musique

La musique est une parole qui accompagne toute la série. Elle est à la fois centrale et omniprésente. C’est à cause d’elle et par elle que les choses arrivent.

La quête du sceau de la reconnaissance

Seo-jun est un jeune pianiste d’exception. Mais il crève sous la pression: la pression de gagner absolument pour ne pas faire l’armée, et pour être reconnu et avoir une carrière, un avenir. Il est guidé par une célèbre professeure de conservatoire. Elle n’est dotée ni de patiente ni d’empathie, et ne vit que pour la musique et sa propre réputation.

Mais Seo-jun plafonne dans son apprentissage. Il oscille entre la deuxième et la troisième place, et ne sait pas comment devenir le premier alors qu’il le veut tant. Il peine à comprendre ce que son principal rival Min-jae a de plus que lui.

La quête de soi

Seo-jun souffre de ses échecs. Mais peut-être plus que tout, il souffre d’avoir transformé la musique, qu’il aimait profondément, en moyen de réussite sociale, y perdant le plaisir. Sa rencontre avec Ji-soo et le jazz va l’amener sur d’autres chemins, ceux de la réflexion.

Kim Mo-beom, présent à Cannes, interprète son meilleur ami Jeong.

Le titre

Le titre 당신의 모든 것 est le nom d’une composition jazz que Seo-jun crée et pour laquelle sa petite amie écrit les paroles. Contrairement à son visage crispé lors des répétitions du concours, Seo-jun était parfaitement heureux en composant ce morceau, car il l’a créé en pensant à Ji-soo.

Le film affirme que la solution se trouve dans ce que l’on aime sincèrement.

J’ai vu les 60 premières minutes du drama en avril 2026 à l’occasion du festival Canneseries, et j’ai eu le plaisir et l’honneur de pouvoir interviewer les invité présents à Cannes pour fouler le tapis rose de Canneseries.

L’interview de CHO Chang-geun, KIM Mo-beom et KIM Soon-mo est à lire ici!

Acteurs

le pianiste Ahn Seo-jun : Kang Chan-hee
le meilleur ami Jeong : Kim Mo-beom
la petite amie Ji-soo : Han Seong-min
la prof de piano Eun-jeong : Kim Gyu-ri
le rival Kim Min-jae : Cho Min-kyu 
l’enfant qui apprend le piano : Choi Eun-jun

Kim Mo-beom sur Instagram

Kim Mo-beom - Instagram

CHO Chang-keun sur Instagram

CHO Chang-keun sur Instagram 2022

Pavane ❤

Pavane 파반느 est un film de 2026 de Lee Jong-pil en 113 minutes.

Pavane : un chef-d’œuvre, pas moins

Arrivée à la moitié de ce film, je peux me déclarer absolument fascinée. Par ce film dont je n’attendais absolument rien. Je n’avais même surtout pas envie de le regarder.

Une première impression trompeuse

C’est vrai, quoi ! Les images de la préview montrent des gens glauques dans un sous-sol glauque, qui ont l’air de vivre leur pire vie. Le trailer pareil, rien d’inspirant. Au secours ! J’ai pas envie de voir un film dans un sous-sol !

Et le titre original du roman de Park Min-gyu, on en parle ? Le titre complet, Pavane for a dead princess, ça sent pas la joie, mais pas du tout. Et moi, j’aime la joie.

Bon, mais j’y suis quand même allée parce que… Moon Sang-min.

Moon Sang-min : une révélation, bis

J’ai énormément accroché avec cet acteur depuis la première fois que je l’ai vu dans Under the queen’s umbrella. Il avait quelque chose, une présence. Mais jusqu’à présent je l’ai vu juste dans des rôles légers. Et là… wow ! Il a un scénario sur lequel il peut s’épanouir et il est juste fantastique. Je le vois enfin dans un rôle qui lui permet d’exprimer quelque chose de plus profond, de plus subtil. Et il le fait à la perfection.

À côté de ça, la fille Mi-jung, jouée par Go Ah-sung, je ne l’avais jamais croisée avant, mais son jeu est impeccable. Et le gars Yo-han joué par Byun Yo-han (Mr. Sunshine, Uncle Samsik, Black Out), nickel !

Une réalisation… oh maman, j’adore !

Mais mon coup de cœur absolu, c’est pour la réalisation de Lee Jong-pil (Escape, The Sound of a Flower). Ces images que j’ai trouvées glauques dans un sous-sol sont devenus des œuvres d’art pour chacune d’entre elles. Les décors deviennent des tableaux vivants. Le choix des décors, les couleurs les lumières, le placement des acteurs, le scénario tranquille qui fait son bout de chemin… Et ces images, ces mouvements de caméra. Moon Sang-min qui fait du skate… Ouah, je ne sais pas quoi dire, je suis tellement fan.

Une montée émotionnelle inévitable, une œuvre inoubliable

Mais bon voilà. À la moitié, la boule me monte au ventre. Toujours en contrepoint, ce p***** de titre. Et puis bon, le choix des couleurs, c’est par rose bonbon, c’est pas pour rien. Argh je déteste ça, ce film est tellement beau !

Arrivée à la fin de ce film, je peux déclarer que Pavane est un film absolument magnifique, de réalisation, d’images, de lumière, d’interprétation. J’ai eu un énorme coup de cœur… même si je ne le regarderai probablement jamais à nouveau. Ou alors pas tout à fait en entier.

Chaque plan est une œuvre d’art, chaque image est digne d’intégrer une exposition, d’être encadrée magnifiée. Les couleurs, l’orientation des lumières, chaque éclairage est un poème.

Et cette histoire qu’on n’attendait pas, on s’y plonge, on la savoure. Même si on se rappelle qu’à tout instant, et oui, le titre. Et ce moment, en haut de la grande roue, symbole d’un climax ?

Alors clairement, ce ne sera pas mon film préféré a regarder avant d’aller m’endormir. Mais c’est juste parce que je suis trop guimauve. Ce ne s’est pas de sa faute, c’est juste de la mienne.

Ce film est une beauté absolue, un pur chef-d’œuvre. La beauté des gens est dans le regard qu’on porte sur eux. 

Acteurs

Go Ah-sung : Mi-jung
Byun Yo-han : Yo-han
Moon Sang-min : Kyung-rok

J’ai regardé Pavane en 2026 sur Netflix.

Plus de Pavane sur le net

Interview

Humint un film d’action intense qui frappe fort

Un thriller d’action ultra efficace

Humint est clairement un film d’action qui envoie du lourd.
Avec ses 2h01, le rythme est soutenu du début à la fin, difficile de décrocher. Pas le temps de s’endormir !

Le film mise sur une intensité constante, enchaînant scènes musclées et tension dramatique.

Humint - filmrnk
|filmrnk

Une intrigue d’espionnage sur fond de tensions coréennes

L’histoire plonge dans un conflit géopolitique fort : un service de renseignement sud-coréen tente d’obtenir des informations auprès de Nord-Coréens, eux-mêmes victimes de trafic d’êtres humains.

Le récit se déroule en Russie, avec des grands méchants russes, bien costauds et bien blonds. La propagande omniprésente alimente les tensions.

Au cœur de ce bourbier surgit une vieille histoire d’amour qui pousse à faire flancher le fragile équilibre. 

Une ambiance sombre et immersive

L’un des points marquants de Humint, c’est son esthétique : des ambiances grises, sombres, humides, sans lumières, des neiges grises, des sous-sols mal éclairés, des vêtements aux couleurs tout aussi ternes.

Cette direction artistique renforce l’immersion dans un univers dur.

Des scènes de combat spectaculaires

Et c’est de la baston, des super géniales scènes de baston !

Et comme on n’est pas en Corée, on a droit à des scènes avec des flingues. Ça tire dans tous les sens, mais avec la maîtrise millimétrée des scènes de baston au couteau. On en prend plein les yeux et eux ils en prennent plein la tête.

La scène dans la cage d’escalier, je vous le dis, j’ai eu mal pour eux. Un sacré travail des équipes pour arriver à tourner des scènes pareilles, sans blesser personne.

Un casting solide et impliqué

Côté interprétation, les deux héros masculins Jo In-sung (Escape from Mogadishu, Smugglers) et Park Jeong-min (Deliver us from evil) prennent l’écran et l’habitent. L’héroïne féminine Shin Se-kyung (L’intrigante et le roi, Run on, Rookie historian Go Hae-ryung) tente de s’émanciper du rôle classique de « femme en détresse ».

Bref, gros pouce en l’air !


Humint 휴민트 est un film de Ryoo Seung-wan (scénario et réalisation) de 2026 en 119 minutes.

J’ai regardé Humint en 2026 sur Netflix.

Acteurs

Jo In-sung : le sud-coréen Jo
Park Jeong-min : le nord-coréen Park Geon
Shin Se-kyung : Chae Seon-hwa

Plus de Humint sur le net

Interview

A Normal Family : un thriller moral intense et dérangeant

Un film qui marque

A Normal Family est clairement le genre de film dont on ne sort pas indemne. Parce qu’on se dit: et si ça m’arrivait ? Et moi, comment est-ce que je réagirais ?

Ce drame psychologique sud-coréen ne cherche pas à divertir, mais à mettre le spectateur face à ses propres limites morales. Une fois lancé, impossible de ne pas se projeter dans cette situation dérangeante.

Deux frères, deux visions du monde

Le film repose d’abord sur une opposition forte entre deux frères; ils ne se ressemblent pas du tout!

L’un du genre altruiste qui s’occupe de sa vieille mère malade acariâtre, fait de bonnes œuvres en Afrique, et sauve des vies avec son scalpel.

Et l’autre matérialiste, avocat prêt à défendre n’importe quelle crapule pourvu que cela rapporte du pognon.

Le tableau est placé. Ce contraste fonctionne parfaitement pour poser le décor moral.

Oui mais… ils sont chacun parent d’un adolescent qui fait bonne figure en jouant à l’enfant modèle.

Et bing, ça bascule !

Quand les enfants dérapent : le vrai sujet commence

C’est à partir de ce moment que le film devient fascinant.
Quand les ados vrillent que se passe-t-il ? Et c’est vraiment intéressant de voir la façon dont le scénario met en avant les cheminements et les glissements qui se font dans la tête des protagonistes.

On observe les justifications qui apparaissent, les compromis moraux, la façon dont chacun redéfinit ses propres limites.

Le film entre dans l’analyse psychologique, rendant chaque décision… compréhensible ? dérangeante ?

Une mise en scène super bien faite

La réalisation est marquée par sa sobriété élégante : plans maîtrisés, tension installée lentement, ambiance froide et pesante.

Ce choix renforce l’impact émotionnel. La tension ne vient pas d’effets spectaculaires, mais de ce qui se joue dans les regards et les non-dits.

Une dimension culturelle à ne pas négliger

Un des aspects intéressants du film réside dans son ancrage en Corée du Sud.

La question morale dépasse le simple cadre familial : en Corée, la notion de lignée et de “sang” est fondamentale. Une faute ne touche pas seulement l’individu, mais toute la famille. La condamnation sociale s’étend aux parents, aux frères, sœurs… aux générations suivantes.

Cela donne une profondeur supplémentaire au dilemme.
Une question traverse le film : dénoncer son enfant, c’est aussi condamner toute sa famille.

On retrouve ça dans un certain nombre de dramas coréens, comme par exemple, dans le tout récent Phantom lawyer, où l’avocat est black-listé parce qu’il est fils de d’un juge condamné.

a normal family - Tiff Poster
|Tiff

Un drame moral inoubliable

Au final, A Normal Family s’impose comme une réflexion morale profonde et universelle, un film qui pousse à se questionner encore après le générique.

En tout cas, ce film est prenant, avec un casting impeccable, un super scénario, qui surprend par son cheminement et qui ne laisse pas indifférent.

A Normal Family 보통의 가족 est un film de 2023 de Hur Jin-ho en 1h49. Sorti en France en 2025.

Casting

Seol Kyeong-gu : Yang Jae-wan, le frère avocat
Jang Dong-gun : Yang Jae-gyoo, le frère médecin
Kim Hee-ae : Yang Yeon-kyeong, l’épouse du médecin
Claudia Kim : Ji-soo, l’épouse de l’avocat
Hong Ye-ji : Hye-yoon, fille de l’avocat
Kim Jung-chul : Yang Si-ho, le fils de l’avocat

Love Scout : une romance mature et douce

Avec Love Scout, on est clairement face à un k-drama romantique apaisant, qui a su séduire une grande partie du public grâce à son ton adulte, ses personnages attachants et une relation construite avec soin. Dès le départ, la série se démarque par une idée simple mais efficace : inverser les rôles traditionnels.

Un duo patron / secrétaire inversé qui fonctionne

Ici, on a un secrétaire et une cheffe d’entreprise, tout en conservant le schéma classique du bureau romance. Ce simple switch de genres apporte une vraie fraîcheur à la dynamique, sans chercher à en faire trop. Le résultat est naturel, moderne et très agréable à suivre.

La relation entre Kang Ji-yoon, CEO exigeante, et Yoo Eun-ho, secrétaire attentionné et compétent, se développe sur un mode slow burn plaisant.

Un casting très solide (et un vrai coup de cœur)

Côté casting, Han Ji-min (Our blues, Hyde Jekyll me) confirme son aisance dans les rôles nuancés et sensibles. Elle incarne une femme forte mais marquée par son passé, crédible dans son rôle de dirigeante.

Mais la véritable révélation du drama reste Lee Joon-hyuk. Connu jusque-là pour des rôles plus sérieux, il dévoile ici un charme inattendu, mêlant douceur, maturité et présence magnétique. Il est sans conteste le coup de cœur de Love Scout.

Monoparentalité et évolution sociale

Le drama aborde aussi un thème de plus en plus présent dans les k-dramas : la monoparentalité. Ce sujet, déjà exploré par Han Ji-min dans One Spring Night, apporte ici des moments tendres, notamment dans les interactions avec l’enfant.
Au-delà du côté mignon, la série montre aussi l’évolution de la société coréenne, où ces situations restent encore parfois mal perçues, ajoutant une dimension sociale discrète mais intéressante.

Une première partie séduisante, une seconde plus inégale

Les premiers épisodes sont particulièrement réussis : le drama est fun, chaleureux, ponctué de petits rebondissements, et porté par d’excellentes dynamiques entre les personnages. On s’y sent bien, et l’envie d’enchaîner les épisodes est bien là.

En revanche, la seconde partie change légèrement de ton avec l’introduction d’une intrigue plus sombre autour d’une histoire de mort et de vengeance servant d’arc antagoniste. Je n’ai pas trop accroché à cette partie-là, un peu en décalage avec l’esprit initial de la série.

Acteurs

Han Ji-min : Kang Ji-yoon, directrice de Peoplez
Lee Joon-hyuk : Yu Eun-ho, le secrétaire
Kim Do-hoon : Woo Jung-hoon, le « fils de » qui bosse chez Peoplez
Kim Yoon-hye : Jung Soo-hyun, l’écrivain
Park Bo-kyung : Kim Hye-jin, la CEO de Carreer way

Scénario: Ji Eun
Réalisation: Ham Joon-ho, Kim Jae-hong

J’ai regardé Love scout en 2025 sur Viki.


Love scout 나의 완벽한 비서 est un drama de 2025 en 12 épisodes.

Interview

OST

Avis sur Phantom Lawyer : une comédie juridique surnaturelle aussi drôle que divertissante

Un drama surprenant et très amusant

Ah bah il est bleu plutôt marrant, ce drama! Phantom Lawyer 신이랑 법률사무소 est une vraie bonne surprise!
On est face à un drama plutôt léger et franchement drôle, qui ne se prend pas trop au sérieux tout en proposant un concept original.

Yoo Yeon-seok brille dans un rôle décalé

Dans ce rôle, Yoo Yeon-seok montre une nouvelle facette de son jeu. Habitué à des personnages plus sérieux ou romantique, cette fois-ci il nous montre un registre comique très réussi. L’humour lui va bien. Et c’est drôle.

Il incarne un jeune avocat incapable de se faire recruter à cause du passé judiciaire de son père. Pour s’en sortir, il ouvre son propre cabinet… au mauvais endroit, dans un lieu improbable : l’ancienne boutique d’un chaman décédé.

Et tout bascule.

Fantômes, possession et situations hilarantes

Là, il se met à voir des fantômes… et même à être possédé par eux !
Et quand il est possédé, il est drôle, c’est super bien joué. Yoo Yeon-seok nous offre des moments vraiment marrants. 

Le mélange entre juridique et surnaturel fonctionne bien, apportant une vraie fraîcheur.

Un équilibre entre humour, enquête et émotion

Malgré son ton léger, le drama n’oublie pas d’intégrer une trame plus sérieuse, avec des enquêtes visant à établir l’innocence ou la culpabilité de certains personnages.

On retrouve aussi quelques moments touchants, liés aux histoires des fantômes, même si l’ensemble reste globalement bon enfant et accessible.

Des personnages secondaires hauts en couleur

Le héros est entouré des pitreries de sa famille, qui forme une galerie de personnages assez marquants :

– maman pas piquée des vers

– un beau-frère pas toujours très futé, genre gentil boulel

Ces interactions ajoutent encore plus de légèreté et de comédie à l’ensemble.

Esom est plus entre parenthèses pour l’instant, mais clairement son personnage va prendre de l’ampleur.

Un drama fun et prometteur

Phantom Lawyer est un drama super divertissant, qui mélange humour, fantastique et enquête avec efficacité.
Clairement, on a hâte de voir la suite !

J’ai pu voir les 3 premiers épisodes de Phantom Lawyer en 2026 sur Netflix et Viki.

Casting

Yoo Yeon-seok : l’avocat Shin Yi-rang
Esom : l’avocate Han Na-hyeon
Kim Kyung-nam : Yang Do-kyung, le patron de Han Na-yeon
Kim Mi-kyung : Park Gyeong Hwa, la mère de Shin Yi-rang
Jeon Seok-ho : Yun Bong Su, le beau-frère de Shin Yi-rang

Siren’s Kiss : un début très prometteur pour ce thriller romantique

Siren’s kiss 세이렌 est un drama de 2026 en 12 épisodes.

Le drama a démarré avec des audiences solides et beaucoup d’attention médiatique, se classant rapidement n°1 sur son créneau lors de sa première diffusion avec environ 5,5 % d’audience nationale en Corée du Sud.

L’histoire mêle romance et thriller, autour d’un enquêteur qui soupçonne une femme mystérieuse d’être liée à plusieurs morts suspectes… alors même qu’il commence à tomber sous son charme.

Une attente prudente avant de lancer le drama

Je dois l’avouer : j’abordais Siren’s Kiss avec une certaine réserve. Le précédent drama de Park Min-young, Confidence Queen, ne m’avait pas convaincue. L’humour y était beaucoup trop excessif et peu efficace, au point que j’avais rapidement abandonné la série. Du coup, pour ce nouveau projet diffusé également sur Prime Video, j’étais plutôt en mode “à voir”.

Heureusement, un détail donnait quand même envie de tenter le coup : la présence de Wi Ha-joon au casting, c’est forcément une bonne idée. En tout cas, ça inspire confiance pour la suite.

Un thriller efficace dès les premiers épisodes

Et bien, surprise : les premiers épisodes sont vraiment très réussis.

On plonge immédiatement dans un polar construit autour d’un jeu du chat et de la souris, avec un ancien policier obsédé par une femme mystérieuse possiblement liée à plusieurs morts suspectes. L’intrigue installe progressivement ses éléments : indices, tensions, suspicions… tout est distillé au compte-goutte, ce qui stimule l’attention du spectateur.

On se retrouve rapidement à élaborer plein d’hypothèses, à chercher les indices cachés et à tenter de comprendre où l’histoire veut nous emmener. Bref, la mécanique du suspense fonctionne très bien.

Wi Ha-joon parfait en ex-flic obsédé

Wi Ha-joon (Squid game) incarne un ex-policier totalement convaincant : méfiant, un peu paranoïaque et prêt à bondir au moindre détail suspect. Il dégage une énergie presque de pitbull en chasse, ce qui correspond parfaitement à l’ambiance du drama.

La tension entre son personnage et celui de Park Min-young (Marry my husband) promet d’être l’un des moteurs de la série. Leur relation reste encore mystérieuse, mais le potentiel est clairement là.

Kim Jung-hyun, un antagoniste inquiétant

Autre élément marquant : la performance de Kim Jung-hyun (Mr Queen).
OMG! Il fait vraiment peur ! Il a des mimiques de taré complet. J’espère que c’est juste son jeu d’acteur qui est excellent !

Une touche très k-drama : le placement de produit Kopiko

Petit moment amusant pour les habitués des séries coréennes : le placement de produit Kopiko. Cela faisait un moment que je n’avais pas vu ce célèbre bonbon café apparaître dans un drama.
Le fameux moment mâchouillage un Kopiko reste presque une signature des k-drama, et ça m’a fait sourire.

Une polémique autour du physique de Park Min-young

Impossible de ne pas remarquer l’amaigrissement de Park Min-young. L’actrice a expliqué en interview avoir suivi un régime strict pour ce rôle. Le résultat est, pour moi, trop extrême.

Mais qu’est-ce qui lui a pris ? Est-ce une demande de la production? Une lubie personnelle? Il faut arrêter avec ces conn*****! Ses jambes c’est un tas d’os, un squelette sur pattes. Une fois habillée, c’est sûr, elle n’est pas vilaine, mais quand on enlève les couches, c’est vraiment too much. Trop, c’est jamais bien. Trop gros, c’est pas bien, trop maigre, c’est pas bien. Ce n’est pas bon pour la santé, et en plus, ce n’est pas beau.

Verdict après trois épisodes

Siren’s Kiss démarre comme un thriller romantique solide et intriguant, avec un suspense bien dosé et un casting convaincant.
L’ambiance sombre, le jeu du chat et de la souris et les nombreuses zones d’ombre donnent vraiment envie d’en savoir plus.

Pour l’instant, c’est une très bonne surprise… et clairement un drama dont j’attends la suite avec impatience.

Edit: Verdict après la fin des 12 épisodes

Après avoir regardé toute la série Sirens kiss, je dois dire que j’ai finalement été déçue. Notamment à cause du manque d’alchimie entre les deux personnages principaux. On ne voit jamais vraiment à quel moment leur relation est censée prendre feu, ce qui la rend assez peu crédible et laisse une impression de flottement.

Par ailleurs, le jeu très fermé de l’actrice principale m’a rapidement agacée. J’ai toutefois tendance à penser que cela relève davantage de la direction d’acteur que de ses capacités.

Là, à part pour les flashback, elle adopte une attitude sombre. Pourquoi pas… mais une telle absence d’expression devient lassante à la longue. Regarder une face de poisson mort pendant 12 épisodes (même si c’est ce qui la rapproche le plus d’une sirène) c’est tuant. Du coup, les sourires de l’épisode 12 sont inefficaces, tout comme la romance.

La partie mystère et enquête reste par contre chouette et j’y ai vraiment pris plaisir, sinon j’aurais lâché en cours de route.

Acteurs

Park Min-young : Han Seol-ah
Hwi Ha-Jun : Cha Woo-seok
Kim Jung-hyun : Baek Jun-beom

J’ai regardé les 3 premiers épisodes de Siren’s kiss en 2026 sur Prime Video.

Even If This Love Disappears Tonight : une romance douce… jusqu’à sortir les mouchoirs

Un film que je n’avais clairement pas prévu de regarder

Soyons honnête : Even If This Love Disappears Tonight ne me faisait pas spécialement envie. Une histoire de jeune fille qui perd la mémoire tous les soirs ? Sur le papier, ça sent très fort le mélodrame larmoyant, et ce n’est clairement pas mon genre de prédilection.

Et pourtant… il y avait Choo Young-woo au casting. Impossible de résister. Ajoutez à cela Shin Si-a, et me voilà lancée, un peu à reculons, dans ce film.

Donc du coup, me voilà lancée dans ce film, et franchement c’est plutôt une bonne découverte.

Une romance lycéenne simple et sincère

Le film nous plonge dans un univers lycéen très classique, où l’amitié laisse progressivement place à l’amour. Rien de révolutionnaire, mais c’est fait avec beaucoup de douceur.
La relation se construit à travers de petits gestes, des soirées partagées, un journal intime, et ces allers-retours émotionnels qui rendent l’histoire touchante sans jamais forcer le trait… du moins au début.

La réalisation est clairement l’un des points forts : c’est bien filmé, bien monté, et surtout très fluide. On entre dans l’histoire presque sans s’en rendre compte. Malgré le thème de la perte de mémoire, le film réussit à être presque feel-good dans sa première moitié.

Un casting solide et attachant

Côté casting, c’est un vrai sans-faute.

  • Choo Young-woo confirme tout le bien qu’on pense de lui. Depuis You Make Me Dance jusqu’à Trauma Code, il prouve ici encore qu’il est très à l’aise dans la romance. On adhère totalement à son personnage, sensible et sincère.
  • Shin Si-a, découverte dans Resident Playbook, est une très belle révélation. Elle apporte beaucoup de fraîcheur à un rôle délicat.
  • Les seconds rôles sont tout aussi réussis : la meilleure amie un peu renfrognée (Cho Yu-jung), le trublion incarné par Ji Ho-eun (vu dans Love in the Big City), et le père joué par Jo Han-chul, (qu’on a déjà vu dans tous les dramas possibles et imaginables).

Quand la douceur laisse place au drame

Puis arrive le moment fatidique. Aux deux tiers du film, le ton change brutalement. Fini le côté bonbon douceur, on passe aux mouchoirs.

Bref, je n’en dis pas plus. Je ne regrette vraiment pas de l’avoir regardé, il était très chouette : Alchimie entre les protagonistes, authenticité émotionnelle, thématique de la mémoire et de l’amour qui durent.

Pour ma part, comme je garde mes distances avec les mouchoirs, ce n’est pas ma came. Mais vraiment, si vous cherchez quelque chose de doux qui vous prendra au cœur, c’est parfait !

오늘 밤, 세계에서 이 사랑이 사라진다 해도 est un film de Kim Hye-young de 2025 en 108 minutes.

Je l’ai regardé en 2026 sur Netflix.

Le guide pratique de l’amour : un démarrage poussif et peu engageant

Un début qui peine à convaincre

Pour être honnête, le démarrage n’est pas concluant. J’ai dû me forcer pour terminer le deuxième épisode, et surtout, je n’ai ressenti ni passion ni réel attachement aux personnages ou à l’intrigue. Là où le drama promettait une romance intéressante, il laisse pour l’instant une impression assez fade.

Une héroïne prisonnière des injonctions sociales

Le personnage incarné par Han Ji-min (Love scout, One spring night) correspond parfaitement à un archétype bien connu du drama coréen : une femme qui fait carrière, entièrement dévouée à ses études puis à son travail, convaincue — selon une croyance coréenne encore très ancrée — que l’amour nuit au sérieux professionnel.

Mais arrive le fameux réveil brutal : le temps passe, l’horloge biologique fait tic-tac, et la peur de « ne plus valoir grand-chose sur le marché du mariage » s’installe.

Des situations prévisibles et sans surprise

L’intrigue remet en scène un ancien camarade d’université qu’elle avait autrefois rejeté (Shin Jae-ha). Cette fois, elle décide de tenter sa chance… pour se prendre le râteau du siècle, sans grande surprise. Le retournement est visible de très loin et ne génère aucune tension dramatique.

S’ensuit alors la fameuse quête amoureuse via les rendez-vous arrangés, avec un triangle amoureux des plus classiques :

  • Park Sung-hoon (No others, Squid game 2 et 3) le prétendant gentil, discret et rassurant
  • Lee Ki-taek (My Happy Ending) le prétendant plus vivant, plus charismatique

Sur le papier, cela pourrait fonctionner. Mais dans les faits, l’ennui domine.

Humour et rythme : le vrai point faible

Là où le drama tente d’être léger et drôle, les gags tombent souvent à plat. Ce n’est pas parce qu’un personnage trébuche ou enchaîne les maladresses que l’ensemble devient automatiquement comique. Pour l’instant, il n’y a ni tension romantique, ni vraie attente, ni cliffhanger donnant envie d’enchaîner les épisodes.

Pour l’instant, la série souffre d’un rythme mou, d’un humour peu efficace et d’une intrigue trop prévisible. À ce stade, je pense qu’elle va choisir le gentil, même si on va tenter de nous faire croire le contraire tout au long de l’histoire.

Pour l’instant, l’envie de continuer n’est clairement pas au rendez-vous… mais je souhaite sincèrement que le drama se bonifie par la suite.

The Practical Guide to Love 미혼남녀의 효율적 만남 est un drama de 2026.

J’ai regardé les 2 premiers épisodes du Guide pratique de l’amour en 2026 sur Viki.

Le nouvel employé

Le nouvel employé 신입사원 (The new employee) est un webdrama de 2022 en 7 épisodes de ca. 20 minutes ou film en 114 minutes.

Le pitch

Un nouveau stagiaire arrive dans l’entreprise. Il n’est pas bien accueilli par son supérieur, qui aurait préféré avoir un employé expérimenté.

Happy Vie de Bureau! Une romance légère

Quand le mérite prend le dessus

Le nouvel employé raconte avec tendresse le parcours d’un stagiaire appliqué dont les efforts finissent par être reconnus. Une vraie ode à la persévérance : ici, on vous dit clairement que le travail finit par payer.

L’autre stagiaire de l’histoire, moins diplômée mais tout aussi compétente, trouve également sa place. Même si sa valeur n’est pas reconnue par son entreprise d’origine, elle finit par briller ailleurs. Un joli message d’espoir : les diplômes ne font pas tout, le talent et la détermination comptent aussi.
C’est rafraîchissant.

Beauté intérieure et coup de foudre de bureau

Côté cœur, on retrouve le classique (mais toujours efficace) duo d’opposés qui s’attirent.
Le premier protagoniste, incarné par Mun Ji Yong (Once Again), est craquant avec son sourire désarmant et sa gentillesse à toute épreuve. Et ce n’est pas le seul à faire tourner des têtes : même son supérieur hiérarchique n’est pas insensible à son charme.

Justement, parlons de ce supérieur. Oubliez le beau gosse de service : ici, coiffure stricte et costume vieillot transforment un homme séduisant en cadre austère. La transformation est tellement réussie qu’on en oublierait presque à quel point Kwon Hyuk est canon dans la vraie vie. Un conseil : faites un tour sur son Instagram, juste pour vérifier.

Petits à-côtés savoureux

  • L’inévitable collègue jaloux vient semer la zizanie, parce qu’il a peur pour son poste. Un grand classique… mais efficace.
  • La meilleure amie un peu déjantée apporte une bonne dose d’humour.
  • Le fameux malentendu après une soirée trop arrosée ? Toujours là, et ça fonctionne encore.
  • Et ce moment où le héros attrape un chat et le retourne sur le dos comme si de rien n’était… Sérieusement, s’il veut essayer avec le mien, je suis curieuse de voir s’il s’en sort indemne !

En conclusion : une romance douce et agréable

Le nouvel employé ne révolutionne pas le genre, mais remplit parfaitement son rôle : faire sourire, rêver un peu, et croire en la réussite par l’effort. Une romance légère, parfaite pour se détendre.

Petit bonus pour les curieux : on murmure que la version « film » contient quelques scènes coupées un peu plus… piquantes. À bon entendeur 😉.

Acteurs

Kwon Hyuk 권혁 : Kim Jong-chan
Moon Ji-yong 문지용 : Wu Seung-hyeon
Baek Ji-hye : Seo Ji-yeon
Choi Si-hun : Yu Seong
Nam Kyu-hee : Lee Kang-hae

D’après la light novel The new employee
Scénario d’après Moscareto
Réalisation: Kim Jo Kwang Su

J’ai regardé Le nouvel employé en 2023 sur Viki.

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The Art of Sarah : le k-drama qu’on n’attendait pas… et qui surprend totalement

The Art of Sarah est clairement la série qu’on n’attendait pas du tout — et c’est justement ce qui crée la surprise. À la lecture du titre (qu’il s’agisse de The Art of Sarah ou de son ancien nom Lady Doir) et du pitch autour d’une arnaqueuse à l’identité secrète, l’enthousiasme n’est pas immédiat. Sur le papier, cela peut sembler quelconque. Et pourtant… quelle claque.

Acteurs et scénario au rendez-vous

D’abord, impossible de ne pas mentionner le casting exceptionnel. Shin Hye-sun, que l’on adore déjà dans Mr Queen ou Don’t Buy the Seller, livre ici une performance impressionnante, tout en nuances. Elle incarne Sarah Kim avec une intensité fascinante, oscillant entre maîtrise glaciale et zones d’ombre troublantes. À ses côtés, Lee Joon-hyuk — remarqué récemment dans Love Scout — apporte un charisme évident au rôle de l’enquêteur, tandis que Shin Hyun-seung (Pumpkin time), en adjoint, se révèle être une très belle surprise.

Mais The Art of Sarah ne se contente pas d’un bon casting. Là où la série impressionne vraiment, c’est dans sa construction narrative. Les épisodes s’enchaînent avec une succession de rebondissements parfaitement dosés. Rien ne semble forcé ou artificiel : chaque révélation trouve sa place, comme si l’on déroulait l’histoire à l’envers, pièce par pièce. Contrairement à certains thrillers qui abusent du twist facile, ici tout est pensé sur la durée.

Des rebondissements

Au fil de l’enquête, on découvre les multiples facettes de Sarah Kim, personnage aussi insaisissable que captivant. Chaque épisode révèle une nouvelle couche de son identité et de son incroyable mécanique d’arnaques. Certes, on peut parfois se dire qu’une escroquerie d’une telle ampleur relève de la fiction pure… mais après tout, la réalité nous a déjà prouvé avec des figures comme Le Loup de Wall Street que l’improbable peut exister.

Visuellement élégante, portée par une ambiance tendue et une écriture précise, la série parvient à être à la fois addictive, intelligente et stylisée. On se laisse happer sans s’en rendre compte, au point d’enchaîner les épisodes sans voir le temps passer.

imbc Lee Joon-hyuk
|iMBC

The art of Sarah 레이디 두아 est un drama de 2026 en 8 épisodes. Il a rapidement rencontré un large succès international, se classant dès sa sortie dans le Top 10 non-anglais de Netflix, jusqu’à la 3ᵉ place mondiale, avec une forte audience dans plusieurs pays.

J’ai vu les 4 premiers épisodes sur Netflix.

Acteurs

Shin Hye-sun : Sarah Kim, Mok Ga-hui, Du-a, Kim Eun-jae
Lee Joon-hyuk : Park Mu-gyeong
Shin Hyun-seung : Hyeon Jae-hyeon

Scénario: Chu Song-yeon, Réalisation : Kim Jin-min

Interview