Les actualités K-pop défilent chaque jour. Du coup, j’ai failli passer mon tour sur celle-là. Et puis j’ai lancé la chanson. C’est frais, c’est délicieusement girly, et c’est vraiment sympa. De quoi me donner envie de vous faire écouter Little Kitty
Qui est SUMMER, l’artiste derrière ce single ?
On parle de Summer, l’artiste qui a remporté le Koreo Award 2024. Révélée par ses vidéos de street dance, mais aussi ambassadrice dans la mode et le lifestyle, interprète polyvalente, SUMMER franchit avec ce single une nouvelle étape dans son parcours artistique.
Little Kitty, une création franco-coréenne
Pour ce troisième titre, après G-bye et Summer Pop, SUMMER s’entoure d’une équipe coréano-française.
Le morceau est édité par le producteur français Tibaut Pezzo, tandis que RGBY et PAINTER en signent la composition et les paroles. Quelques mots en français “Mon petit cœur, efface-moi” se glissent d’ailleurs dans la chanson. Côté clip, c’est KIM Daru qui le réalise.
|(c)PeterDalrooKim
Little Kitty : la tendresse d’un amour qui persiste
Little Kitty explore un amour absolu, immédiat, sincère, parfois douloureux, inspiré par la fidélité silencieuse d’un chat envers son propriétaire.
« 너의 품 안에 처음 잠들었던 밤 잊을 수 없는 행복이었어 » « La nuit où je me suis endormie pour la première fois dans tes bras C’était un bonheur inoubliable »
Les paroles évoquent la peur de ne plus être vu, la tentation de disparaître pour ne pas peser, tout en affirmant un attachement indéfectible — “I’m just your little kitty”, murmure SUMMER avec douceur, comme une métaphore d’une loyauté touchante, parfois douloureuse, mais toujours sincère.
Critique : Contes populaires coréens, un voyage linguistique et culturel enchanteur
De quoi s’agit-il ?
Contes populaires coréens est un ouvrage qui rassemble trente-cinq récits traditionnels issus du patrimoine coréen. Véritable passerelle entre la littérature, la culture et l’apprentissage linguistique, ce livre se prête à plusieurs modes de lecture, selon le niveau et les envies de chacun.
Monolingue français
D’une part, il est possible d’en profiter en version monolingue française, pour le simple plaisir de la lecture. Les histoires, traduites avec soin, se savourent alors comme un recueil de contes empreints de sagesse, d’humour et de poésie, sans qu’il soit nécessaire de connaître un mot de coréen.
Bilingue coréen
D’autre part, l’ouvrage se décline en version bilingue. C’est un atout majeur pour les apprenants de la langue coréenne, qu’ils soient débutants ou de niveau intermédiaire. Chaque conte est présenté en coréen, accompagné de son vocabulaire détaillé, de points de grammaire éclairants et, surtout, de pistes audio permettant de s’exercer à la prononciation et à la compréhension orale. Cette approche pédagogique et immersive favorise une progression naturelle, tout en donnant du sens à l’étude de la langue.
Les lecteurs pourront ainsi écouter, lire, traduire et vérifier leur compréhension grâce à la traduction française en regard. Cette méthode, à la fois ludique et rigoureuse, rend l’apprentissage vivant et motivant.
Et des illustrations
En outre, chaque conte est illustré avec finesse, ce qui confère à l’ensemble une dimension visuelle plaisante et poétique. L’on peut aisément s’y plonger à son rythme. Un conte par jour? Ou un par semaine? Et s’imprégner peu à peu de l’imaginaire et des valeurs de la Corée traditionnelle.
En somme, Contes populaires coréens est un ouvrage à la fois beau, utile et inspirant : une porte d’entrée idéale pour quiconque souhaite découvrir la culture coréenne tout en perfectionnant sa maîtrise de la langue. Une lecture que je recommande sans réserve.
Contes populaires corééns est un livre de CHO Sukyeon et KIM Yeon-jeong, publié en 2024 chez Armand Colin (240 p.)
Orelsan et Fifty Fifty? Oulalalala? C’est l’archétype de la collab qu’on n’attendait certainement pas.
|Orelsan
D’un côté notre quadra frenchie multitalents. Orelsan ne se présente plus. Rien qu’en musique, il cumule depuis ses débuts pas moins d’une douzaine de Victoires de la Musique, des disques d’or, de platine, de diamant… n’en jetez plus !
De l’autre, Fifty Fitty 피프티 피프티, un grilsgroup coréen débuté en 2022, et qui a connu un gros succès en 2023 avec le titre Cupid.
Eh bien figurez-vous qu’Orelsan – fan de culture japonaise depuis très longtemps, mais aussi d’Asie – écoutait Pookie de Fifty Fifty en boucle lors de sa sortie en avril 2025.
Alors quand il pense à une collab’ pour l’album « La fuite en avant », qui est lié à son film Yoroï, le nom du groupe Fifty Fifty est déjà dans sa tête ; mais quand Sony Music le mentionne aussi, c’est une coïncidence trop énorme pour qu’il puisse passer à côté.
|we_fiftyfifty
Ce qui m’a vraiment donné envie d’écouter cette chanson ? En plus évidemment du côté intriguant de cette collaboration, c’est la curiosité qu’a fait naître en moi ce short qui est monté dans ma playlist Youtube, une interview d’Orelsan où il parle kpop.
Ce n’est pas juste « une » collab’ pour être dans l’air du temps. C’est un morceau de quelqu’un qui connaît et apprécie la K-pop.
[Critique] L’Art de la négociation : fusions, tensions et secrets de famille
Bienvenue dans les coulisses impitoyables du monde des fusions-acquisitions ! Avec L’Art de la négociation, le spectateur plonge dans l’univers feutré — mais hautement stratégique — des grandes entreprises, où chaque mot, chaque regard, chaque silence peut faire basculer des millions.
|SLL
Le pitch
Lee Ji-hoon incarne un négociateur de haut vol, autrefois brillant, aujourd’hui marqué par un passé controversé. Lorsqu’une situation critique menace une grande entreprise, il est rappelé en urgence pour tenter de sauver les meubles… et peut-être aussi son honneur.
Ce qui fait la force du drama
Deux éléments donnent tout son intérêt à cette série:
1. Un jeu d’échecs permanent
L’autre point fort réside dans les intrigues, savamment tissées autour de jeux de pouvoir, de bluff et de manipulation. Dans ce monde où l’on serre des mains tout en préparant des trahisons, rien n’est jamais acquis. Qui va duper qui? Peut-on faire confiance à un collègue? Un rival? Un client? Ce suspense permanent donne beaucoup de saveur à l’ensemble.
|SLL
2. Une équipe bigarrée, humaine et attachante
Autour de Lee Ji-hoon gravite une équipe aussi éclectique qu’efficace. Chaque membre a ses aspirations, ses blessures, ses contraintes, et l’écriture prend le temps de développer leurs parcours individuels. Le mélange de ces personnalités crée une dynamique de groupe riche, parfois drôle, parfois tendue, mais toujours crédible. C’est l’un des moteurs émotionnels du drama.
|JTBC
Le bémol : un détour japonais un peu fade
La série marque toutefois le pas lors d’une parenthèse narrative au Japon. Ces épisodes ralentissent le rythme, et peinent à susciter un réel intérêt. On comprend leur rôle dans l’intrigue globale, mais ils auraient mérité d’être plus tendus ou condensés.
Le fil rouge du passé
En parallèle, L’Art de la négociation distille progressivement les éléments du passé de Lee Jihoon, notamment en lien avec son frère. Ce fil rouge ajoute une dimension plus intime et tragique à l’histoire : que s’est-il vraiment passé? Que doit-il réparer?
|JTBC
En conclusion
L’Art de la négociation est un drama intelligent, bien construit, qui mêle habilement stratégie, émotion et tension. Il ne plaira sans doute pas à tout le monde — l’univers de la finance peut rebuter — mais ceux qui aiment les joutes verbales, les intrigues de pouvoir et les personnages complexes y trouveront leur compte. Pour moi il est très réussi.
Acteurs
Lee Je-hoon : Yoon Joo-no Kim Dae-myung : Oh Soon-young Sung Dong-il : Song Jae-sik Jang Hyun-sung : Ha Tae-soo Ahn Hyun-ho : Kwak Min-jung Cha Kang-yoon : Choi Jin-su
Scénario: Lee Seung-young Réalisation: Ahn Pan-seok
J’ai regardé L’art de la négociation en 2025 sur Viki.
Une nouvelle génération de K-pop à la sauce internationale
Le phénomène K-pop continue de conquérir le monde, et cette fois, c’est avec une touche américaine.
Le groupe Katseye, nouveau girl group de K-pop, a été formé à l’initiative de la branche américaine de Big Hit Music, label fondé par Bang Si-hyuk. BigHit est aussi la maison du mythique groupe BTS et de son petit frère TXT. D’ailleurs Bang Si-hyuk viendra personnellement suivre l’avancée de la création du groupe, et le producteur Song, très connu en Corée, sera aussi à la manoeuvre.
X – katseyeworld
Un documentaire, pas un survival
J’ai déjà suivi des survivals pour créer des boy-group en Corée, et c’est généralement un format que j’aime bien suivre.
Ici c’est différent. Netflix n’a pas filmé un survival mais un documentaire intitulé L’Académie de la pop.
Ce documentaire suit le chemin et l’évolution d’un certain nombre de filles. Elles sont entraînées avant de débuter, avec certaines qui sont éliminées en cours de route, et des nouvelles qui arrivent. Mais ça se termine finalement en survival. Au niveau du documentaire cette partie est plutôt anecdotique, puisqu’on ne vote pas en direct, on ne participe pas au choix des membres au moment du visionnage.
Un groupe international
Big Hit choisi de recruter les filles venues du monde entier. Et de leur appliquer les recettes de la musique kpop. Mais avec quelques différences. A un moment, on nous dit qu’on ne cherche pas des gens ennuyeux qui obéissent, mais des artistes capables de briser des règles. Le côté international, j’imagine. C’est sans doute pour ça aussi que certaines personnalités qui n’entraient pas forcément dans le moule, ont quand même été retenues.
Les chanteuses de Katseye viennent de Corée, Suisse, Philippines, USA, avec des origines encore plus diverses.
|X – katseyeworld
Une leçon de travail et de passion
Le documentaire m’a fascinée. J’étais en admiration devant le courage, la ténacité, la force de travail de ces jeunes filles. Elles ont un rêve, et on choisit une voie, la voie ardue. Elles s’y donnent à 1000%.
Alors comme c’est un documentaire, évidemment on ne voit pas de manière égale ou équitable toutes les personnes qui font partie du programme. On en voit certaines assez longuement, mais qui ne seront pas retenues à la fin, d’autres qui ne se font pas remarquer plus que ça pendant le documentaire mais sont quand même retenues.
On découvre les coulisses de la formation intensive à la K-pop : des centaines d’heures d’entraînement, de danse, de chant, mais aussi des moments de doute et de dépassement de soi.
C’est le chemin, la force du travail accompli, l’entraînement qu’on les voit suivre mois après mois qui font la force de ce documentaire. Il vaut vraiment la peine qu’on le regarde. Le groupe formé fera plaisir à certains, fera grincer des dents à d’autres.
Il y a actuellement une rumeur selon laquelle Big Hit pourrait concevoir un second groupe avec des filles qui n’ont pas été retenues pour Katseye.
En tous cas bravo à toutes, on leur souhaite d’atteindre leurs rêves ! Et c’est bien parti, puisque le succès est au rendez-vous.
Les membres retenues pour le groupe Katseye sont: Yoonchae, Manon, Lara, Megan, Sophia, Daniela.
Hyeri a un dédoublement de personnalité depuis qu’elle a perdu sa sœur de manière tragique. Du coup le jour elle est elle-même, une journaliste qui a de l’assurance mais peu de succès, et la nuit elle est Hyeri, une gardienne de parking.
Évidemment elle ignore tout de son état, et les gens qui la côtoient aussi. Mais sa rencontre avec Kang Joo-yeon va tout changer
Critique du drama coréen Dear Hyeri : entre double identité et relations toxiques
🎭 Deux visages pour Shin Hye-sun
Dans Dear Hyeri, Shin Hye-sun impressionne une nouvelle fois par sa capacité à incarner deux facettes radicalement différentes d’un même personnage.
D’un côté, Hyeri suit à la lettre les codes de la société : sérieuse, austère, presque rigide dans son attitude. En tant que présentatrice télé, elle doit afficher un visage irréprochable, mais derrière ce masque professionnel se cachent de nombreuses névroses, nourries notamment par une relation amoureuse destructrice.
De l’autre côté, on découvre une Hyeri complètement décalée : gardienne de parking installée sur une chaise à roulettes, drôle malgré elle, excentrique à l’extrême et dotée d’un rire mémorable. Elle semble parfois vivre dans un monde parallèle, à côté de la réalité. Un contraste qui donne tout son relief au personnage et permet à Shin Hye-sun de briller dans un registre dramatique.
|ENA
💕 Le gentil Kang Hoon
Face à elle, Kang Hoon incarne un personnage bienveillant, patient et sincère. Il apprécie Hyeri dans toute sa complexité et ne se laisse pas rebuter par ses extravagances. On comprend qu’il trouve de la valeur dans sa différence, qu’il aime sa compagnie et qu’il admire sa spontanéité.
Cependant, sur le plan amoureux, la crédibilité de leur relation peut laisser perplexe. L’attachement de Kang Hoon reste touchant, mais l’alchimie amoureuse est parfois difficile à saisir.
|ENA
💔 Un ex destructeur
Le troisième pilier de l’intrigue, joué par Lee Jin-wook, est sans doute le plus marquant… et le plus irritant. L’ex-petit ami de Hyeri se comporte comme un manipulateur toxique. Sa manière de la quitter est d’une brutalité incroyable, et la façon dont il réapparaît dans sa vie par la suite ne fait qu’aggraver la situation.
Le coup de massue quand leurs relations se renouent. Ouah!! Il mérite des coups de pelle avant d’être pendu par les c*** (Oui, c’est l’effet que ça m’a fait). Certes il avait ses raisons, mais n’importe quel assassin en a aussi.
Il exerce sur elle une emprise émotionnelle forte, jouant sans cesse avec ses faiblesses et ses sentiments. Derrière les apparences d’un homme amoureux, il inflige en réalité une véritable violence psychologique. La série illustre bien comment ce type de relation peut enfermer une personne dans un cercle vicieux, malgré la souffrance qu’elle engendre.
|ENA
⚖️ Mon ressenti global
Si j’apprécie les trois acteurs principaux (la 4e sert juste de pis-aller final) pour leur justesse et leur énergie, le scénario m’a rapidement lassée. Les situations deviennent répétitives, l’héroïne semble tourner en rond, et le poids de la relation toxique prend trop de place par rapport au reste.
J’ai malgré tout regardé neuf épisodes, portée par l’envie de voir comment Shin Hye-sun allait continuer à jongler entre ses deux personnalités. Mais globalement, Dear Hyeri m’a plus frustrée qu’enthousiasmée.
👉 En résumé :
✅ Une performance remarquable de Shin Hye-sun
✅ Un Kang Hoon attachant et sincère
❌ Une intrigue plombée par une relation toxique trop centrale
❌ Un scénario qui s’essouffle rapidement
|Elle
Acteurs
Shin Hye-sun : Joo Eun-ho / Joo Hye-ri Lee Jin-wook : Jung Hyun-oh Kang Hoon : Kang Joo-yeon Jo Hye-joo : Baek Hye-yeon Kang Sang-joon : Moon Ji-on
Scénario: Han Ga-ram Réalisation: Jung Ji-hyun, Heo Seok-won
J’ai regardé 9 épisodes de Dear Hiery en 2024 sur Viki.
En Corée du Sud, pays où la possession d’armes à feu est strictement interdite, une série de meurtres par balles vient soudain bouleverser l’ordre établi. D’où viennent ces armes? Qui tire les ficelles? Et surtout, comment une société pacifiée réagit-elle face à l’irruption brutale de la violence armée?
[Critique] Trigger : et si les armes faisaient irruption en Corée du Sud ?
Trigger est un polar qui sort des sentiers battus, tant par son sujet que par son traitement. Si la bande-annonce laissait présager un thriller haletant, la réalité est un peu plus nuancée. Le drama commence lentement, prenant le temps de poser son univers et ses enjeux, avant de s’accélérer brutalement avec une première tuerie marquante. Puis le rythme s’essouffle… jusqu’à l’arrivée d’un personnage charismatique qui relance l’intrigue.
Ce que j’ai trouvé particulièrement intéressant, c’est l’angle presque dystopique du scénario : et si les armes à feu devenaient soudain accessibles en Corée? À partir de cette question, Trigger explore un large éventail de réactions humaines — les « bons », les « méchants », et tous ceux qui se débattent entre les deux — chacun avec ses propres justifications.
On voit les réactions des gens face aux injustices, dans un société dure, qui laisse peu de place aux plus faibles. La conclusion, un peu trop morale à mon goût, reste cohérente avec le propos général plutôt gentillet (d’ailleurs il n’y a qu’à voir comment le héros évite les pluies de balles).
|Netflix
Un casting au top
Je suis venue pour Kim Nam-gil, mais c’est un autre acteur — Kim Young-kwang — qui m’a vraiment bluffée. Il incarne un antagoniste haut en couleurs, presque fascinant, qu’il parvient à rendre très vivant à l’écran. Dommage que le script n’aille pas plus loin dans la subtilité de son écriture, car le potentiel était là.
On suit plusieurs personnages, chacun confronté à la possession d’une arme. Le drama s’intéresse à leurs choix, leurs dilemmes, et les conséquences de leurs décisions. Cette multiplicité de points de vue enrichit le récit.
|Netflix
Une réalisation soignée
Visuellement, Trigger est réussi : la mise en scène, les jeux de lumière, les couleurs, tout est pensé pour servir l’atmosphère pesante et parfois anxiogène du drama.
Verdict
Même si Trigger n’atteint pas toujours les sommets espérés, il propose une réflexion intéressante et originale sur la violence et la responsabilité individuelle. Un drama imparfait mais stimulant, qui reste un bon divertissement — avec quelques vrais moments de tension et une galerie de personnages qu’on n’oublie pas facilement.
|Netflix
Acteurs
Kim Nam-gil : Lee Do Kim Young-kwang : Moon Baek Park Hoon : Koo Jeong-man Gil Hae-yeon : Oh Kyung-sook Kim Won-hae : Jo Hyeon-sik
Publié par K! World, cet ouvrage signé Soo KIM se présente comme une porte d’entrée complète et conviviale pour découvrir la langue coréenne. Un livre agréable et visuellement attractif, mais qui pourrait dérouter les vrais débutants.
Ce manuel adopte une approche globale : on apprend le coréen pas à pas à travers des dialogues, du vocabulaire et des explications simples. La présentation est particulièrement soignée, avec :
des couleurs acidulées,
des illustrations mignonnes et expressives,
une mise en page aérée et de nombreux espaces de respiration.
de chouettes pages culture pour en savoir plus sur le pays
L’organisation des chapitres est claire et répétitive, ce qui facilite la lecture : chaque leçon propose un dialogue, une liste de vocabulaire, puis des explications et exercices. On retrouve la touche graphique et pédagogique propre à la collection K! Passion, qui rend le livre plaisant à feuilleter autant qu’à utiliser.
Un livre idéal pour les faux-débutants
Le coréen pour tous conviendra parfaitement à celles et ceux qui ont déjà un petit bagage en coréen : par exemple, ceux qui connaissent déjà le hangeul ou quelques bases de grammaire.
Les dialogues sont vivants et naturels, et plongent rapidement dans des situations de la vie quotidienne. En revanche, pour un débutant complet, certains passages risquent de sembler un peu complexes : des particules comme 이/가, ou des verbes conjugués au passé, apparaissent sans être toujours expliqués en profondeur.
Cette méthode mise sur la fluidité et la simplicité, mais cette même simplicité peut devenir un talon d’Achille pour ceux qui n’ont aucun repère grammatical. Une banque de mots est bien présente pour aider à s’y retrouver, mais elle ne suffit pas toujours à lever toutes les zones d’ombre.
Des exercices utiles, mais des corrections trop succinctes
Les exercices proposés permettent de réviser le vocabulaire et les structures vues dans les chapitres. Cependant, les corrections sont parfois trop brèves : les réponses sont données sans explications détaillées, ce qui peut frustrer les apprenants curieux de comprendre leurs erreurs.
Autre point relevé : certaines phrases ou dialogues ne sont pas entièrement traduits, ce qui rend la compréhension parfois difficile, surtout pour les tout premiers niveaux. Un peu plus de guidage aurait sans doute permis à chacun de progresser avec plus de confiance.
Un manque d’audio qui se fait sentir
Le grand absent de cet ouvrage reste l’accompagnement audio. Dans une langue comme le coréen, où la prononciation, les tons et le rythme sont essentiels, c’est une lacune importante.
Toutes les descriptions du monde ne remplacent jamais l’écoute d’un natif. Pouvoir entendre les dialogues, expressions ou mots de vocabulaire aurait été un atout majeur — surtout pour un public débutant qui découvre les sons du coréen pour la première fois.
En résumé
K-Lesson – Le coréen pour tous est un livre charmant, clair et bien construit, idéal pour les faux-débutants ou ceux qui souhaitent rafraîchir leurs bases. Sa mise en page colorée, ses chapitres bien structurés et son ton accessible en font un excellent compagnon de route pour consolider ses premiers acquis.
En revanche, pour les débutants absolus, la méthode pourra paraître un peu ambitieuse sans appui audio ou accompagnement complémentaire.
On aime : la clarté, les dialogues vivants, la présentation soignée On regrette : le manque d’audio, les corrections trop sommaires, l’absence de traductions complètes
Et à compléter avec les autres volumes de la série :
Kang Yuchan (강유찬), né le 31 décembre 1997, est un chanteur – et acteur – sud-coréen que beaucoup connaissent déjà sous le nom de Chan ou Yuchan, membre du groupe A.C.E, formé en 2017.
« Sometimes I walk outside without a destination and listen to music. »
KANG Yuchan – davide-kpop interview 2025
|Way Better – X
Je dois avouer que ma redécouverte de Yu-chan s’est faite en avril 2025, lors de son arrivée dans l’agence Way Better, fondée par from20 et Hello Gloom. Techniquement, ce n’était donc pas une véritable découverte — plutôt une renaissance artistique.
Après la fin du contrat d’A.C.E cette même année, Chan choisit de se lancer en solo, et quel excellent choix !
Une nouvelle ère musicale
Champagne Poppin’
|Way Better – X
Dès ses premiers pas en solo, il frappe fort avec le single Champagne Poppin’, un morceau énergique et addictif. Moi je l’ai écouté en boucle : 🎧 Écouter sur YouTube:
Quelques mois plus tard, il enchaîne avec son premier album Rebel, un projet abouti qui confirme son identité musicale. 🎵 Découvrir Close to you de l’album Rebel
Les crédits de l’album témoignent d’un réel soin artistique — une équipe talentueuse, des sonorités modernes, et une direction visuelle qui sublime le tout. Le CD, quant à lui, s’accompagne d’un livret de 24 pages et d’une photocard, de quoi faire plaisir aux collectionneurs et aux ajumma dans mon genre.
Des criminels sont chargés d’en arrêter d’autres en fuite, en échange de remises de peine.
CJU ENM – Main Trailer
Avis Express
On passe un bon moment avec ce film policier qui enchaîne traque et courses poursuites.
L’intérêt de la chose tient pour l’essentiel au groupe de chasseurs de têtes. Évidemment on a le charismatique Ma Dong-seok. Il s’inscrit dans son registre habituel, fait de biceps et d’une touche d’humour (The roundup, Badland hunters). Mon fils aime bien, je cite : « comment il massacre des gens en les serrant contre son ventre ».
Ses compères font un groupe de choc. On aime bien découvrir Jang Ki-yong dans un rôle plus énervé que ses romances (Now we are breaking up, My roommate is a gumiho), ça lui va vraiment bien. La nana est chiante et badass, mais les gars finissent par l’apprécier.
|IMDB
Côté cascades, mon fils (oui, encore lui) aime bien la scène du bus renversé, même si il trouve parfois que c’est exagéré et peu crédible, comme la voiture qui fait quatre tonneaux et qui s’enflamme.
Côté reproches, une petite facilité scénaristique: hop hop hop je place des ficelles sur une carte de Corée et tadaaa, j’ai trouvé le criminel. Mouais.
Comme j’étais accompagnée pour le visionner, je l’ai regardé en VF. Je pense que le charme du film en prend un coup et qu’une partie de l’humour tombe à plat de ce fait.
L’un dans l’autre, on passe une soirée divertissante.
|IMDB
Acteurs
Ma Dong-seok : Park Woong-cheol Kim Sang-jung : Oh Gu-tak Kim Ah-joong : Kwak No-soon Jang Ki-yong : Ko Yoo-sung Park Sang-wook : Kim Chang-sik Kang Min-tae : un voyou dans l’entrepôt
Scénario: Son Young-ho Réalisation: Son Young-ho
|Kobiz
J’ai regardé The bad guys : Reign of chaos en 2024 sur la Médiathèque numérique.
Beware the villainess ! aussi appelé Gare à la vilaine ! 그 악녀를 조심하세요! est un manhwa publié en Corée du Sud en 2020.
Le pitch
Une jeune femme se trouve projetée dans un roman. Son personnage est celui d’une méchante. Attention, ça va déménager !
Mes remarques, avec spoilers
Un premier tome intriguant et prometteur
Le point de départ est original et bien amené. Si l’idée de se retrouver projeté dans un roman n’est pas nouvelle, le traitement ici apporte une vraie fraîcheur. L’héroïne, familière de l’intrigue qu’elle a lue, utilise ses connaissances pour tenter d’influer sur les événements à venir. Ce décalage entre ce qu’elle sait et ce que les autres ignorent crée une dynamique particulièrement intéressante.
|Albin Michel – T1
Certains personnages secondaires, en revanche, manquent de clarté. Le prince, par exemple, reste difficile à cerner. Son acharnement à vouloir épouser Mélissa interroge : s’agit-il d’un calcul politique mal expliqué ou d’un sentiment amoureux maladroitement exprimé ? Dans les deux cas, ses intentions restent floues, ce qui nuit à l’attachement qu’on pourrait ressentir pour lui.
|Albin Michel – KODA
Le jeune frère, lui aussi, intrigue. On nous dit qu’il éprouve une forte hostilité envers Mélissa, sans que la cause en soit véritablement dévoilée. Résultat : il devient difficile de le juger ou même de s’y opposer franchement, tant ses motivations restent opaques. Ce manque de lisibilité chez plusieurs protagonistes laisse une impression d’inachevé.
|Albin Michel – Koda – T2
Quant à l’héroïne, elle commence comme une figure détestée par son entourage — et le mérite dans une certaine mesure. Mais en vivant les événements à travers ses yeux, le lecteur découvre peu à peu ses failles, ses raisons d’agir, et s’interroge : et si nous étions à sa place, comment réagirions-nous ?
Ce premier tome de Beware the Villainess! parvient à éveiller la curiosité. Malgré quelques zones d’ombre dans le développement de certains personnages, l’univers et l’approche narrative donnent envie de lire la suite.
|Albin Michel – T3
Détails de Beware the villainess !
Auteurs : Berry, Soda Ice, Blue Canna (Dessins)
Publication version papier en France: Collection : KODA Éditeur : Albin Michel Date de sortie: 2024-2025
Ça y est, j’ai enfin reçu l’album Come Closer de LEO ! Je l’avais manqué lors de sa sortie en 2024 — rupture de stock oblige — mais l’attente en valait la peine : le mini-album est enfin arrivé, et je l’adore.
Honnêtement, c’est assez rare, mais j’aime les quatre titres sur quatre. Pas un seul skip.
Un artiste à suivre de près
J’ai commencé à m’intéresser à LEO lorsqu’il a rejoint 131 Label en 2023 — le label fondé par B.I, un artiste que j’admire énormément. Et comme un clin d’œil, B.I a d’ailleurs écrit les paroles de Farewell, l’un des morceaux de Come Closer. Il a aussi co-écrit et co-composé avec LEO le titre Pretty Plzzz. Autant dire que le niveau est là.
Mais avant ça, LEO n’était pas un inconnu : il faisait partie du fameux groupe pré-début Trainee A de BigHit. Ce projet avait beaucoup fait parler de lui avant d’être finalement annulé, sans réelle explication. Heureusement, les anciens membres ont rebondi : par exemple Woochan a rejoint Allday Project, James est chez Cortis, et Lee Sangwon chez ALD1.
|CD, photobook, photocard et sticker de l’album Come Closer
De 131 à GRID, puis vers ALD1
Après son single digital One Look et le mini-album Come Closer, LEO a quitté 131 Label (snif 😢). Mais 2025 marque un nouveau tournant : il signe chez GRID, sort Tenderly, puis participe au survival show Boys II Planet. Résultat ? Une victoire, et une place méritée au sein du nouveau groupe Alpha Drive One (ALD1).
Qui est LEO ?
LEO est un artiste chanteur, auteur et compositeur coréano-australien, né le 22 août 2002 à Sydney. Aujourd’hui, il se produit sous le nom Lee Leo, et son univers musical, entre douceur et intensité, ne cesse de grandir.
On lui souhaite une belle carrière au sein d’ALD1 — et si vous n’avez pas encore écouté Come Closer, il est temps de tendre l’oreille. 💿✨
Une cuisinière d’exception se retrouve à la cour d’un roi tyrannique lors d’un voyage dans le temps. Celui-ci est un fin gourmet, qui promet à tout moment de l’exécuter si son repas n’est pas bon.
Critique du drama coréen Bon appétit, Your Majesty : entre cuisine, romance et voyages temporels
🍲 Un drama feel-good qui met de bonne humeur
Dès les premières minutes, Bon appétit, Your Majesty installe une ambiance chaleureuse et amusante. Après avoir vu le trailer, j’avais un peu peur que l’humour tombe dans l’exagération, notamment avec les scènes d’arts martiaux de Yoona. Heureusement, la mise en scène reste subtile et légère. Le ton comique est bien dosé, sans jamais devenir ridicule, ce qui contribue au charme de la série. Résultat : on sourit parfois, sans que cela vire au burlesque.
|Bon appétit Your Majesty – Studio Dragon
👩🍳 Une intrigue culinaire au cœur du récit
Si le fil conducteur repose sur l’histoire de Yeon Ji-yeon, une cuisinière propulsée dans une autre époque et cherchant à survivre pour pouvoir rentrer chez elle, l’essentiel du drama est… en cuisine !
Les préparations, les dégustations et les découvertes gastronomiques occupent une grande partie du temps d’écran. C’est une véritable ode à la gastronomie, avec des plats mis en valeur par une réalisation soignée. On sent presque les saveurs et les textures à travers l’écran.
👉 Mon petit bémol : parfois, la part culinaire prend tellement de place que le rythme s’alourdit un peu. Pour les passionnés de cuisine, c’est un régal. Pour les autres, certaines scènes pourront sembler un peu longues.
|Bon appétit Your Majesty – TvN
💕 Une romance douce et équilibrée
Au-delà de la cuisine, la série joue aussi sur la romance. On retrouve le duo improbable entre un roi autoritaire et une jeune femme moderne, franche et rebelle, qui ne se plie pas facilement aux codes de l’époque. Leur relation évolue lentement, mais avec douceur.
Certains spectateurs craignaient que la différence d’âge entre Yoona et Lee Chae-min soit gênante. Finalement, l’alchimie fonctionne parfaitement à l’écran, et leur complicité rend la romance crédible et attachante.
|Bon appétit Your Majesty – TvN
⏳ Le dilemme du voyage temporel
Comme dans tout drama impliquant un voyage dans le temps, une question centrale reste en suspens : que se passera-t-il lorsque l’héroïne devra choisir entre retourner dans son époque ou rester auprès de celui qu’elle aime ? Cette incertitude maintient le suspense jusqu’au dernier épisode et tient le spectateur en haleine.
|Bon appétit Your Majesty – Studio Dragon
🇰🇷 Un succès confirmé en Corée
Lors de sa diffusion, Bon appétit, Your Majesty a rencontré un vrai succès en Corée du Sud. Le mélange de comédie, de romance historique et de gastronomie a séduit un large public. La série s’inscrit ainsi parmi les dramas feel-good les plus appréciés de l’année, grâce à sa capacité à divertir tout en offrant une histoire pleine de cœur.
👉 En résumé :
✅ Un drama léger et gourmand, qui met en avant la cuisine
✅ Une romance douce et crédible malgré les différences
✅ Des touches d’humour réussies et jamais forcées
❌ Parfois un peu trop de temps passé sur les scènes culinaires
Bon appétit, Your Majesty est donc un drama idéal pour celles et ceux qui veulent passer un bon moment, sourire et se laisser emporter par une histoire tendre et savoureuse.
Personnellement, j’aime bien la fin 😉.
|Bon appétit Your Majesty – TvN
Acteurs
Im Yoon-ah : la cuisinière Yeon Ji-yeong Lee Chae-min : le roi Yi Heon Kang Han-na : la concubine Kang Mok-ju Choi Gwi-hwa : le Prince Je Seon
Yoon Seo-ah : la cuisinière Seo Gil-geum Kwang-kyu : le cuisiner Uhm Bong-shik Hong Jin-ki : Maeng Man-soo Kim Hyun-mok : Min Gae-duk Joo Kwang-hyun : Shim Mak-jin
Seo Yi-sook: la grand-mère de Yi Heon Oh Eui-shik : Im Song-jae
Scénario: fGRD Réalisation: Jang Tae-yoo
J’ai regardé Bon appétit Your Majesty en 2025 sur Netflix.
Une ex-idol devenue présentatrice télé en bave avec sa vie, traitée injustement puis virée. Son agence lui confie un petit boulot qui n’est pas en lien avec sa carrière : voyager pour quelqu’un d’autre.
Critique du drama coréen My Lovely Journey : une série douce
🎬 Une belle surprise pour le premier épisode
Quelle agréable découverte ! Je n’avais pas de grandes attentes en lançant My Lovely Journey. Les informations autour du drama étaient plutôt discrètes, et je ne pensais pas être particulièrement emballée. J’ai tout de même décidé de tenter, notamment grâce à la présence de Kim Jae-young, acteur que j’apprécie beaucoup.
Ironie du sort : il apparaît finalement assez peu dans le premier épisode… et pourtant, je n’ai pas vu le temps passer ! La mise en place est fluide, l’ambiance chaleureuse, et le ton léger donne envie d’enchaîner.
|Chanel A
🌟 Une héroïne attachante portée par Gong Seung-yeon
La véritable force de ce début de série repose sur Gong Seung-yeon (My only love song, Are you human?). Elle incarne une jeune femme solaire, persévérante et pleine de bonne humeur malgré les obstacles qui jalonnent son quotidien. Quelles que soient les difficultés professionnelles ou les contrariétés de la vie, son personnage avance avec un sourire contagieux.
Jolie, drôle, pétillante et très humaine, elle capte immédiatement l’attention du spectateur. On s’attache vite à elle et on a envie de suivre son parcours, ses aventures comme ses épreuves.
|Chanel A
😕 Un ralentissement après un bon départ
Malheureusement, après cet excellent lancement, l’enthousiasme retombe un peu. L’épisode 3 en particulier m’a laissée sur ma faim. L’histoire autour de Kate manque de profondeur et repose sur un schéma assez classique :
un malentendu un peu forcé, avec une héroïne accusée à tort ;
une réaction exagérée (un panier de sel envoyé au visage !) ;
puis, quelques heures plus tard, un retournement soudain sous un arbre… et tout est pardonné.
Cette écriture un peu simpliste casse le rythme et donne l’impression que la série s’installe dans une routine où les conflits se résolvent trop facilement.
|Chanel A
✈️ Une agence de voyage comme décor original ?
Ce qui pourrait néanmoins m’inciter à continuer, ce sont deux éléments :
le jeu des acteurs, tous convaincants et sincères ;
et le cadre de l’agence de voyage naissante, qui pourrait apporter une touche dépaysante et des situations intéressantes.
Malgré tout, l’ensemble reste assez doux, calme, parfois même trop « mou » pour ceux qui aiment les récits plus intenses.
|Chanel A
💭 Verdict
My Lovely Journey est un drama qui devrait surtout plaire aux amateurs de séries coréennes feel-good, légères et sans excès dramatiques. Les spectateurs qui recherchent un rythme posé, une ambiance « chill » et des personnages attachants y trouveront leur compte.
En revanche, si vous aimez les intrigues pleines de rebondissements et d’émotions fortes, vous pourriez rester sur votre faim.
|Chanel A
Acteurs
Gong Seung-yeon : la présentatrice Kang Yeo-reum Yoo Joon-sang : le CEO Oh Sang-sik Kim Jae-young : Lee Yeon-seok Hong Soo-hyun : Yoo Ha-na Oh Hyun-joong : Hyun-poong
Scénario: Jung Hoe-hyun Réalisation: Kang Sool
J’ai regardé 3 épisodes de My lovely journey en 2025 sur Viki.
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Un régal pour les yeux et les papilles – Critique du drama À son goût
Une savoureuse aventure culinaire
Avec À son goût, préparez-vous à un véritable festin visuel. On y plante, on y émince, ça mijote, ça frémit… chaque scène déborde d’amour pour la cuisine. La gastronomie y est magnifiée, sublimée par une réalisation léchée qui donne irrésistiblement envie de ressortir sa planche à découper. Une série qui titille les sens et qui risque fort de réveiller le cuisinier qui sommeille en vous.
|ENA
Un casting aux petits oignons
La série doit aussi beaucoup à sa distribution impeccable. Difficile de ne pas s’attacher à l’équipe de Jungjae, un groupe de personnages qu’on adopte immédiatement.
Les deux têtes d’affiche sont parfaitement choisies. Kang Ha-neul incarne un voleur de recettes pas si méchant, avec ce charme maladroit et cette intensité qui font sa renommée. À 35 ans, il enchaîne les rôles marquants : Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo, The Pirates: The Last Royal Treasure, When the Camellia Blooms, Curtain Call, ou encore la saison 3 de Squid Game.
Face à lui, Go Min-si est lumineuse dans le rôle de la restauratrice au caractère bien trempé. Actrice montante, elle confirme ici son talent déjà entrevu dans Smugglers, Sweet Home, Youth of May et Les Silences de la forêt.
|ENA
Et ce n’est pas tout !
Kim Shin-rok, dans le rôle de l’aide-cuisinière repêchée sur le tard, surprend agréablement. Habituée à des personnages plus sombres (Undercover High School, Reborn Rich), elle se révèle ici dans un registre plus léger, et ça fonctionne à merveille.
Mention spéciale aussi à Yoo Su-bin (Crash Landing on You, Start-Up, D.P. 2), irrésistible dans un rôle volontairement un peu ridicule – et c’est ce qu’on aime !
|ENA
Des antagonistes qu’on adore détester
Yoo Yeon-seok (Vanishing, Dr. Romantic, Mr. Sunshine, Hospital Playlist, When the Phone Rings) fait également une apparition marquée. Son personnage, ambivalent à souhait, provoque une seule envie : qu’il sorte de la cuisine, et vite.
Autre figure trouble : une cheffe brillante mais à l’éthique contestable. Elle non plus, on ne lui donnerait pas les clés du restaurant.
Et que dire de Jang Na-ra ? Révélé dans Weak Hero Class 2, il campe ici un méchant qu’on adore détester. Bluffant, notamment dans sa capacité à se métamorphoser d’un rôle à l’autre – jusqu’à se faire passer crédiblement pour un lycéen grâce à un simple uniforme !
|ENA
Verdict : une série à croquer
Malgré quelques longueurs dans l’épisode 7 (le détour par Sapporo aurait mérité plus de concision), l’ensemble reste incroyablement attachant. Un drama plein de tendresse, une romance qu’on adopte avec le sourire, et une morale qui triomphe, comme on aime.
En résumé : À son goût, c’est du bonheur en tranches. À savourer sans modération.
|Marie Claire Korea 2025
Acteurs
Kang Ha-neul : Han Beom-woo Go Min-si : Mo Yeon-joo Kim Shin-rok : Jin Myeong-sook Yoo Su-bin : Shin Chun-seung Bae Na-ra : Han Seon-woo Bae Yoo-ram : Lee Yu-jin Yoo Yeon-seok : Jeon Min Park Ji-hoon : Eun-jae (cameo)