To My Beloved Thief : premières impressions, un vrai coup de cœur!
Je viens de regarder les deux premiers épisodes de To My Beloved Thief (À ma voleuse bien-aimée), et c’est un véritable coup de cœur. Espérons que la série maintienne ce niveau de qualité tout au long de sa diffusion.
Le riche prince
Le drama nous présente un prince contraint de vivre dans l’ombre, afin d’éviter d’attirer l’attention de son frère aîné, prêt à l’éliminer par jalousie. Pour survivre, il joue les simples d’esprit et passe son temps à résoudre des enquêtes. Le rôle est incarné par Moon Sang-min, que l’on a déjà adoré dans Under the Queen’s Umbrella et Wedding Impossible, et qui brille une nouvelle fois ici.
La gentille pauvre
Face à lui, Nam Ji-hyun (Suspicious Partner, The Witch’s Diner) interprète une jeune servante au destin complexe. Fille d’un noble et d’une mère de basse condition, elle est également médecin, dévouée aux plus pauvres qu’elle soigne avec compassion. Mais elle cache aussi un secret: elle vole le riz des riches pour le redistribuer aux nécessiteux, à la manière d’une Robin des Bois.
Les étincelles
La rencontre entre les deux protagonistes promet de nombreux rebondissements. Lui la croit noble, elle le pense simple roturier. Par un concours de circonstances, elle lui vole même un baiser, tandis que lui admire en secret ce mystérieux voleur qui aide les plus démunis.
Comme si cela ne suffisait pas, l’héroïne se voit contrainte d’épouser un vieillard pour sauver sa famille. Autant dire que tous les ingrédients sont réunis pour des aventures palpitantes, mêlant romance, intrigue politique et action.
Les personnages secondaires commencent également à se dessiner, laissant entrevoir des intrigues parallèles prometteuses. Une chose est sûre : on attend la suite avec impatience, surtout pour voir les antagonistes gagner en importance.
J’ai regardé les 2 premiers épisodes de A ma voleuse bien-aimée sur Viki en 2026.
Love Me (Aime-moi) est un drama qui démarre de manière prometteuse dans le registre tranche de vie. Sans chercher à être le plus léger ou le plus divertissant de l’année, la série mise plutôt sur une narration douce et émotionnelle, centrée sur le quotidien et les relations humaines.
|JTBC
Le récit suit progressivement les trajectoires de trois membres d’une même famille : une jeune femme (Seo Hyun-jin, The trunk, Why her), son frère (Lee Si-woo, Pale moon) et leur père (Yoo Jae-myung, Harbin, Alienoid). À travers eux, Love Me explore les liens familiaux, les blessures du passé et les silences qui pèsent sur les relations.
Le deuxième épisode, particulièrement lourd en émotions, est marqué par le décès de la mère et l’organisation de ses funérailles. La série aborde alors des thèmes forts tels que la tristesse, les regrets, les non-dits et ces paroles que l’on prononce parfois trop vite, sans mesurer leurs conséquences.
En parallèle, l’héroïne commence à éprouver de l’intérêt pour son voisin musicien (Chang Ryul, de Bargain). Leur première rencontre est pour le moins déroutante : il apparaît d’abord comme un personnage inquiétant, presque un stalker au comportement maladroit et un peu cringe. Heureusement, cette impression initiale s’estompe rapidement au fil de l’épisode.
J’ai visionné les deux premiers épisodes de Love Me sur Viki en 2025, et même si le ton est résolument mélancolique, le drama semble poser des bases solides pour une histoire sensible et humaine.
Pour tout dire, Submersion (The great flood) n’était pas dans ma watchlist. J’ai regardé assez distraitement le trailer: une gigantesque inondation, et Kim Da-mi (Itaewon class, Soulmate) dans une cage d’escalier, qui essaie de ne pas finir noyée. Bof, un énième film catastrophe.
|Netflix
Il se trouve que mon mari l’a regardé. Et comme nous habitons la même maison, je suis passée par l’a et ai jeté un coup d’œil par-dessus son épaule. Eh bien figurez-vous que le propos n’est pas forcément là où on l’attend (l’eau monte, je cours). Non, il y a plus derrière, et on finit dans une sorte de jour de la marmotte futuriste. Après la première partie « film catastrophe », on a un vrai film de SF, avec de l’IA et des robots. Si si, promi.
Au final, pour ma part, je reste aussi mitigée que les avis que j’ai pu voir passer en ligne, mais le film peut avoir son intérêt.
|Netflix
Par contre mon mari a bien aimé! Attention, je vous livre son avis et ses spoilers:
« C’était bien en fait. La partie où l’IA apprend à être maman et cherche son enfant. On voit les différents tests. Il y a un temps un peu creux au milieu et ça redevient intéressant avec la 13417. Pour moi c’est une bonne idée que la présentation ne soit pas chronologique. On a 4007 puis 13417 où elle prend conscience que le but est de trouver son enfant et qu’elle cherche l’aide du garde du corps. On a ensuite des aller-retour entre la 13417 et la 21499 qui est celle qui conclut. »
Et c’est reparti pour une nouvelle saison de Culinary class wars 2 (Le choc des toques 2)! Notre avis à chaud!
Une saison 2 qui a bon goût
Cette saison 2 nous apporte son lot de changements. On se rend notamment très vite compte que la notoriété de la saison 1 a élevé le niveau des candidats de cette année, qui ont dû se bousculer pour avoir leur fenêtre de pub gratuite sur le monde. C’est ainsi que des chefs connus et réputés se retrouvent en Cuillères noires. Quelques variations dans les règles, deux anciens de retour, et sans doute encore quelques surprises à venir.
Nos juges préférés de retour
Pour notre plus grand plaisir, on retrouve les chefs Paik Jong-won 백종원 et Anh Sung-jae 안성재). Le premier qui aurait pu ne pas participer si Netflix était une plateforme purement coréenne, puisque empêtrée dans un procès pour sa marque Igin Apple Gin qu’il a lancée en commun avec Jin des BTS. Mais ouf, il vient d’y avoir non-lieu. Le second profite de l’autre face de la célébrité, en s’affichant dans GQ, ou dans Arena sur une campagne de pub Breitling.
|Arena
Avec mon ado, nous avons regardé les 2 premiers épisodes de cette saison 2 sur Netflix, et on adore toujours autant au la Saison 1!
Jeju, mensonges et quiproquos pour Dynamite kiss : une mécanique comique efficace
Un début enchanteur sur l’île de Jeju
L’alliance Jang ki-young (My roommate is a gumiho, Now we are breaking up) et Ahn Eun-jin (My dearest, Hospital playlist 1 et 2) fonctionne parfaitement. Elle c’est la gentille fille pauvre et travailleuse, lui c’est le riche entrepreneur. Entre les deux, un monde. Et comme toujours, quand des opposés s’attirent ça fait des étincelles.
Les premiers épisodes, situés sur l’île de Jeju, sont un vrai plaisir. Les malentendus s’enchaînent, les quiproquos fusent, et les étincelles entre les deux héros éclaboussent l’écran. Cette introduction légère et ensoleillée donne immédiatement le ton.
|SBS
Un mensonge qui lance la comédie
De retour sur le continent, l’héroïne s’enferme dans un mensonge aussi absurde qu’efficace: pour décrocher un emploi, elle prétend être mariée et mère de famille. À partir de là, la comédie est lancée : secrets à protéger, mensonges qui s’empilent et situations cocasses à répétition.
Jang Ki-young semble le plus attaché et le plus romantique. On adore son sourire! Ahn Eun-jin est plus froide, plus imperméable, mais aussi moins encline à se battre pour son amour.
Des personnages secondaires attachants
Impossible de ne pas mentionner la galerie de personnages secondaires, et notamment l’équipe des mamans. Hautes en couleur, exubérantes et pleines de personnalité, elles sont là pour divertir et apporter une touche de chaleur supplémentaire au récit.
Le second couple qui n’arrive pas à matcher est plus en décalage, mais Woo Da-vi est lumineuse.
Côté antagonistes, en revanche, la sœur et son ex se révèlent plus agaçants que réellement menaçants, tandis que le père laisse peu d’impression durable.
Un scénario parfois trop indulgent
Si Dynamite Kiss fonctionne très bien comme rom-com, il faut parfois accepter de fermer les yeux sur certaines incohérences scénaristiques.
Plusieurs arcs narratifs sont abandonnés ou mal exploités: l’entreprise à succès de Gong Ji-hyeok qui disparaît du paysage sans plus d’explication, la sœur à l’origine du problème évaporée du récit ou presque, une épouse internée depuis dix ans soudainement rétablie sans transition…
Les épisodes 13 et 14 donnent une nette impression de remplissage, multipliant les rebondissements artificiels pour retarder le happy end. Go Da-rim prend une mauvaise décision, pour mettre du mou dans sa relation à Gong Ji-hyeok. Mouaif… Et surtout le passage absurde de l’amnésie? Nan, sérieux ?!! Difficile à avaler, même pour une comédie romantique bon enfant.
Verdict : une rom-com imparfaite mais terriblement plaisante
Malgré ses excès et ses facilités d’écriture, Dynamite Kiss reste une comédie romantique coréenne souvent drôle, chaleureuse et agréable à regarder. On s’attache aux personnages, on sourit beaucoup, et on passe globalement un très bon moment.
Une série idéale pour les amateurs de rom-coms feel-good, à condition d’accepter quelques raccourcis narratifs et un final un peu trop étiré.
|Elle – 2025
J’ai regardé Dynamite kiss en 2025 sur Netflix.
Acteurs
Réalisation : Kim Jae-hyun Scénario : Ha Yoon-ah, Tae Kyung-min
Jang Ki-yong : Gong Ji-hyeok Ahn Eun-jin : Go Da-rim Kim Mu-jun : Kim Sun-woo Woo Da-vi : Yoo Ha-young
J’ai découvert les deux premiers épisodes de Idol I – Le miroir aux idoles, et le démarrage est plutôt convaincant. Si l’ambiance du deuxième épisode se révèle plus sombre et pesante, la série parvient néanmoins à installer une tension intrigante qui donne envie de poursuivre.
De son côté, Kim Jae-young livre une prestation remarquable dans la peau d’un chanteur profondément marqué par ses fans les plus extrêmes. Son jeu met en lumière les dérives du fandom et la pression psychologique exercée sur les idoles.
|ENA
Entre meurtre mystérieux, coupable désigné, avocate prête à tout pour découvrir la vérité et plongée dans le microcosme toxique de l’industrie musicale, Idol I promet un savant mélange de mystery, romance, enquête et rebondissements.
Pour sa sortie, Idol I – Le miroir aux idoles est disponible à la fois sur Viki et sur Netflix.
Do Do-hee est une héritière avec beaucoup d’ennemis.
Lorsque le démon Jeong Gu-won perd ses pouvoirs, il doit travailler avec Do Do Hee afin de les récupérer.
Critique du drama My Demon – Quand le charme ne suffit pas
Au départ, My Demon avait tout pour plaire : une idée intrigante mêlant romance et surnaturel, un casting de rêve avec deux acteurs populaires, des décors soignés, une esthétique léchée… Pourtant, malgré ce joli emballage, la magie n’a pas opéré. Du moins, pas pour moi.
|SBS
Un démon un peu trop inoffensif
L’un des grands axes du drama repose sur Gu-won, un démon supposément redoutable, joué par Song Kang. Sur le papier, on s’attend à un être sombre, puissant, effrayant… mais à l’écran, on découvre un personnage déjà apprivoisé, trop doux pour incarner véritablement les ténèbres.
Il manque cette dualité qu’on aime tant : celle du bad boy glacial qui fond peu à peu au contact de l’héroïne. Ici, le démon est malgré sa façade fondu-coulant dès le départ. On aurait aimé être emportés par cette dynamique de tension et de transformation, mais on reste en surface.
|Wave
Une héroïne forte… en apparence
Do Do-hee, orpheline adoptée par une grande famille fortunée, fait bonne figure. Présentée comme dure, ambitieuse et insensible aux émotions, elle incarne cette figure féminine forte que l’on aime voir dans les dramas. Pourtant, son masque de froideur se fissure très vite, révélant un cœur tendre sans réelle surprise.
La trame familiale, centrée sur les luttes de pouvoir au sein de l’entreprise héritée de sa grand-mère, avait un vrai potentiel dramatique. L’opposition entre Do Do-hee et les membres cupides de sa famille d’adoption aurait pu donner lieu à des scènes mieux exploitées
|SBS
Un antagoniste sous-exploité
Le méchant du début – inquiétant, menaçant – s’annonçait prometteur. Malheureusement, il disparaît beaucoup trop tôt. Il est remplacé par un son père, qui bien que jusqu’au-boutiste ne parvient pas à susciter le même frisson.
|SBS
Une romance sans étincelle
Même du côté des histoires d’amour, ça patine. Entre Do Do-hee et Gu-won, ils sont super mignons, mais c’est un peu tout. On attend le déclic, la montée en tension, les scènes où tout bascule… mais elles ne viennent jamais vraiment. Ils sont beaux, ils sont heureux, mais il m’a manqué la flamme. Le couple secondaire, plus inattendu, apporte, lui, une touche comique.
Quant aux épisodes 14 et 15, ils sombrent dans un mélodrame longuet, sans forcément faire monter l’émotion. La jeune femme jalouse, adepte de la danse au sabre (oui, oui), censée incarner la rivale amoureuse, devient vite fatigante. Et le gentil garçon éperdument amoureux, toujours dans l’ombre à tenir la chandelle, manque de consistance pour qu’on s’y attache réellement. On espère simplement que Do Do-hee ne va pas finir avec lui par lassitude…
|Wave
Ce qu’il reste : une belle vitrine, mais un cœur un peu vide
Visuellement, il n’y a rien à redire. La mise en scène est propre, les couleurs sont bien choisies, les costumes élégants. Mais la très belle enveloppe ne suffit pas à compenser l’absence de tension émotionnelle.
My Demon n’est pas du tout un mauvais drama. Il est même plutôt agréable à regarder par moments. Il trouvera certainement son public dans des spectateurs moins habitués aux ressorts scénaristiques corééns. Mais il manque cette étincelle, ce souffle qui fait qu’on s’attache aux personnages, qu’on vibre avec eux, qu’on attend impatiemment l’épisode suivant. En ce qui me concerne, la connexion ne s’est jamais vraiment faite.
|SBS
En résumé : une série joliment enrubannée, servie par des acteurs talentueux, mais qui peine à tenir ses promesses. Un démon trop sage, une romance trop tiède, un vilain sous-exploité… On reste sur notre faim. À réserver à celles et ceux qui aiment les k-dramas très doux et esthétiques, sans trop d’intensité.
Acteurs
Kim Yoo-jung : Do Do-hee Song Kang : Jeong Gu-won Sang-yi : Joo Seok-hoon Hae-sook : la grand-mère Joo Cheon-sook
Kim Tae-hoon : Noh Seok-min Seung-ho : Noh Do-gyeong Jo Hye-joo : Jin Ga-young Heo Jeong-do : Park Bok-gyu Seo Jeong-yeon : la secrétaire Shin Da-Jeong
Scénario: Choi Ah-il Réalisation: Kim Jang-han, Kwon Da-som
Une jeune fille pauvre avec une famille de m*** essaye de se sortir de sa condition pour trouver le bonheur.
Mais comme elle est une sociopathe, elle voit les choses différemment du reste du monde.
Dear X : un thriller psychologique addictif, entre fascination et excès
Une série qui commence fort… puis bascule dans le “trop”
Je suis très partagée sur ce drama. J’ai eu un gros enthousiasme au début, en me disant : mais c’est quoi cette série de malade ? Jusqu’où vont-ils aller ?
Dear X fait partie de ces dramas qui provoquent une réaction immédiate : les premiers épisodes sont d’une intensité forte, portés par une intrigue transgressive et un rythme haletant. On se demande jusqu’où la série ira, et c’est précisément là que le bât blesse : dans son dernier quart, à l’arrivée d’un personnage clé, le scénario franchit une limite.
Tout devient “too much” : un antagoniste omnipotent, des situations improbables, une folie qui perd en crédibilité. Le résultat reste divertissant, mais moins maîtrisé.
|Studio Dragon
Une héroïne sociopathe qui défie les codes du K-drama
Baek Ah-jin, un personnage central impossible à aimer
Baek Ah-jin est une sociopathe, une vraie, au sens clinique. Elle ne ressent pas les émotions comme les autres, manque d’empathie — et c’est peu de le dire ! — et manipule son entourage avec une froideur déroutante. On ne s’identifie pas à elle, on l’observe. On ne compatit pas à son destin — enfin, parfois quand même un peu — on attend ce qu’elle va encore inventer. C’est un choix narratif audacieux, qui déroute et intrigue.
|TVING
Les hommes de Dear X : des personnages marquants
Il sont nombreux. Parce que Baek Ah-jin a compris comment séduire. Elle les détruit tous, ou presque. C’est bien dommage, parce que nous on les aime tous, ou presque.
Yoon Jun-seo, joué par Kim Young-dae, c’est le grand frère protecteur, qui garde espoir qu’à un moment elle s’arrête dans la surenchère. Kim Jae-oh, joué par Kim Do-hoon, dont on salue tout particulièrement la performance (sans amoindrir celle des autres acteurs), c’est le gars écorché, fidèle à la vie à la mort. Heo In-gang, c’est celui qui va vous briser le coeur, incarné par le beau Hwang In-youp. Choi Jeong-ho (Kim Ji-hoon) est une victime collatérale résiliente. Et Moon Do-hyeok (Hong Jong-hyun), c’est l’alter-ego de Baek Ah-jin, peut-être en pire.
Tous ces hommes, qui traversent plus ou moins rapidement la vie de l’héroïne vont vous toucher d’une manière ou d’une autre. Ils enrichissent le récit et donnent de l’émotion là où l’héroïne en est dépourvue.
|Studio Dragon
Un suspense efficace… malgré une fin excessive
Le drama est construit sur le suspense, les surprises et la tension psychologique. Les rebondissements s’enchaînent, ce qui rend Dear X terriblement addictif à regarder. Dommage que la surenchère finale vienne brouiller le ton initial.
Cela n’empêche pas Dear X d’être un moment de divertissement intense, avec des acteurs formidables, à la croisée du thriller psychologique et de l’étude de caractère.
Acteurs
Kim You-jung : Baek Ah-jin Kim Young-dae : Yoon Jun-seo Kim Do-hoon : Kim Jae-oh Hwang In-youp : l’acteur Heo In-gang Kim Ji-hoon : l’ex joueur de baseball devenu propriétaire de café Choi Jeong-ho Hong Jong-hyun : le mari de Baek Ah-jin, Moon Do-hyeok Lee Yul-eum : Im Re-na
Scénario: Choi Ja-won Basé sur : Dear X de Vanziun Réalisation : Lee Eung-bok, Park So-hyun
Une BD que rien ne me prédestinait à lire… et pourtant
Banana Story fait partie de ces lectures-surprises que l’on ouvre un peu au hasard… pour finalement ne plus pouvoir refermer. Rien, à première vue, ne semblait me concerner dans son sujet : l’histoire de la banane, les coulisses en Amérique centrale, ou encore les multimiliardaires américains. Autant de thématiques qui ne figuraient clairement pas dans mon top 10 des préoccupations culturelles du moment.
Et pourtant : surprise totale. Dès les premières pages, j’ai été happée par une narration d’une efficacité redoutable.
|Banana Story – Rue de Sèvres – Planches intérieures – Jack Manini, Blogspot
Une narration impeccable inspirée d’une histoire vraie
Ce qui rend Banana Story si immersive, c’est son scénario parfaitement structuré et ses dialogues d’une grande justesse. On entre dans le récit comme si l’on vivait chaque scène aux côtés des protagonistes. Les personnages sont attachants, humains, parfois révoltants, parfois bouleversants. Comme dans un roman, on partage leurs émotions, leurs tensions, leurs drames.
La dimension historique, distillée un fil des pages, ajoute une profondeur passionnante au récit sans jamais l’alourdir.
|Banana story 1 – Rue de Sèvres
Un travail graphique remarquable : un vrai plaisir visuel
Des planches vivantes, expressives et détaillées
Le dessin est aussi l’un des points forts majeurs de cette BD. Le trait est vivant, dynamique, et les personnages semblent bouger d’une case à l’autre avec fluidité. Certaines planches du quotidien — un œuf à la coque, un poisson grillé, un paysage tropical — deviennent de véritables scènes immersives qui nous transportent directement en Amérique centrale.
|Park Kyung-eun, Fête du livre du Var à Toulon, 2025
Un illustrateur passionné, rencontré au Salon du Livre de Toulon
J’ai eu la chance de rencontrer l’illustrateur Park Kyung-eun lors du Salon du Livre de Toulon. Un moment passionnant où il évoquait la genèse du projet : c’est par Facebook que le scénariste Jack Manini l’a contacté pour cette collaboration ! Une anecdote étonnante que j’adore.
Park Kyung-eun expliquait aussi qu’il connaissait très peu le Guatemala et l’univers de la banane avant de commencer — comme nous tous sans doute — alors même que c’est un fruit qu’il consomme souvent quand il fait… un régime.
Il a mené de nombreuses recherches pour coller au plus près de la réalité — un travail minutieux qu’il a beaucoup aimé et qui se ressent à chaque page.
|Park Kyung-eun, Fête du livre du Var à Toulon, 2025
Un récit humaniste et documenté à découvrir absolument
Derrière l’histoire de la banane, Banana Story révèle surtout des parcours humains, des émotions fortes, et une réflexion sur les systèmes économiques et sociaux. Le résultat : une BD riche, accessible, passionnante… et profondément humaine.
Un immense coup de cœur, que je recommande sans hésiter. Et bonne nouvelle : l’œuvre est prévue en deux volumes, pour prolonger le plaisir !
Détails deBanana Story
Scénario et storyboard : Jack MANINI Illustrations et couleurs : PARK Kyung-eun Éditeur : Rue de Sèvres
Une jeune femme pauvre se retrouve embauchée comme garde du corps, puis comme épouse d’un vieillard mourant en quête de vengeance.
Mes remarques, avec spoilers
Un polar coréen captivant entre faux-semblants, tensions familiales et humour.
Un thriller coréen vif et divertissant
Ms Incognito s’impose comme un petit policier efficace, rythmé et accessible, porté par une héroïne à la personnalité aussi froide que sa vie est compliquée. Difficile pour elle d’afficher le moindre sourire : sa famille, toxique et irresponsable, lui colle à la peau. Comme souvent dans les dramas coréens, le lien familial est sacralisé… mais jamais rompu, au point que l’héroïne doit continuellement gérer les dettes et les débordements de sa mère. Un fardeau dont il est impossible de se détacher.
Son quotidien bascule lorsqu’elle se retrouve mêlée, malgré elle, aux affaires d’un milliardaire en fin de vie, lui aussi prisonnier de sa propre famille et animé par un désir de vengeance. Ce duo improbable donne au drama un ton haletant, entre thriller et comédie noire, avec des antagonistes bien construits et une tension constante.
|ENA
Une infiltration bancale qui fait tout le charme
Envoyée sous couverture dans un village où elle doit se faire passer pour institutrice — un rôle qu’elle maîtrise encore moins que les interactions humaines — l’héroïne dévoile une facette plus maladroite et attachante. Les scènes de classe sont souvent savoureuses, surtout quand on constate qu’elle sursaute plus devant un enfant turbulent que face à un cadavre. Le village, haut en couleur, apporte fraîcheur et humour, contrastant avec l’ambiance sombre des scènes citadines.
|Genie TV
Quand la romance sonne creux
Si le côté thriller fonctionne très bien, la romance, en revanche, peine à convaincre. L’alchimie entre les personnages principaux (Jeon Yeo-been de Vincenzo et Jung Jinyoung de Police university) est quasi inexistante, la progression sentimentale floue, et même la romance secondaire manque de cohérence. Heureusement, le drama repose avant tout sur ses enquêtes, ses rebondissements et ses personnages atypiques.
En dépit de quelques maladresses, Ms Incognito reste un divertissement solide : un polar léger, dynamique et porté par une galerie de personnages savoureux. Parfait pour ceux qui aiment les thrillers accessibles, avec un soupçon de comédie et une atmosphère chaleureuse.
|Genie TV
Acteurs de Ms Incognito
Jeon Yeo-been : Kim Young-ran / Bu Se-mi Jinyoung : le producteur de fraises Jeon Dong-min Moon Sung-keun : le vieux Ga Seong-ho Seo Hyun-woo : l’avocat Lee Don Jang Yoon-ju : la belle-fille Ga Seon-yeong Lee Chang-min : Ga Seon-woo Joo Hyun-young : la copine pénible Baek Hye-ji
Les actualités K-pop défilent chaque jour. Du coup, j’ai failli passer mon tour sur celle-là. Et puis j’ai lancé la chanson. C’est frais, c’est délicieusement girly, et c’est vraiment sympa. De quoi me donner envie de vous faire écouter Little Kitty
Qui est SUMMER, l’artiste derrière ce single ?
On parle de Summer, l’artiste qui a remporté le Koreo Award 2024. Révélée par ses vidéos de street dance, mais aussi ambassadrice dans la mode et le lifestyle, interprète polyvalente, SUMMER franchit avec ce single une nouvelle étape dans son parcours artistique.
Little Kitty, une création franco-coréenne
Pour ce troisième titre, après G-bye et Summer Pop, SUMMER s’entoure d’une équipe coréano-française.
Le morceau est édité par le producteur français Tibaut Pezzo, tandis que RGBY et PAINTER en signent la composition et les paroles. Quelques mots en français “Mon petit cœur, efface-moi” se glissent d’ailleurs dans la chanson. Côté clip, c’est KIM Daru qui le réalise.
|(c)PeterDalrooKim
Little Kitty : la tendresse d’un amour qui persiste
Little Kitty explore un amour absolu, immédiat, sincère, parfois douloureux, inspiré par la fidélité silencieuse d’un chat envers son propriétaire.
« 너의 품 안에 처음 잠들었던 밤 잊을 수 없는 행복이었어 » « La nuit où je me suis endormie pour la première fois dans tes bras C’était un bonheur inoubliable »
Les paroles évoquent la peur de ne plus être vu, la tentation de disparaître pour ne pas peser, tout en affirmant un attachement indéfectible — “I’m just your little kitty”, murmure SUMMER avec douceur, comme une métaphore d’une loyauté touchante, parfois douloureuse, mais toujours sincère.
Critique : Contes populaires coréens, un voyage linguistique et culturel enchanteur
De quoi s’agit-il ?
Contes populaires coréens est un ouvrage qui rassemble trente-cinq récits traditionnels issus du patrimoine coréen. Véritable passerelle entre la littérature, la culture et l’apprentissage linguistique, ce livre se prête à plusieurs modes de lecture, selon le niveau et les envies de chacun.
Monolingue français
D’une part, il est possible d’en profiter en version monolingue française, pour le simple plaisir de la lecture. Les histoires, traduites avec soin, se savourent alors comme un recueil de contes empreints de sagesse, d’humour et de poésie, sans qu’il soit nécessaire de connaître un mot de coréen.
Bilingue coréen
D’autre part, l’ouvrage se décline en version bilingue. C’est un atout majeur pour les apprenants de la langue coréenne, qu’ils soient débutants ou de niveau intermédiaire. Chaque conte est présenté en coréen, accompagné de son vocabulaire détaillé, de points de grammaire éclairants et, surtout, de pistes audio permettant de s’exercer à la prononciation et à la compréhension orale. Cette approche pédagogique et immersive favorise une progression naturelle, tout en donnant du sens à l’étude de la langue.
Les lecteurs pourront ainsi écouter, lire, traduire et vérifier leur compréhension grâce à la traduction française en regard. Cette méthode, à la fois ludique et rigoureuse, rend l’apprentissage vivant et motivant.
Et des illustrations
En outre, chaque conte est illustré avec finesse, ce qui confère à l’ensemble une dimension visuelle plaisante et poétique. L’on peut aisément s’y plonger à son rythme. Un conte par jour? Ou un par semaine? Et s’imprégner peu à peu de l’imaginaire et des valeurs de la Corée traditionnelle.
En somme, Contes populaires coréens est un ouvrage à la fois beau, utile et inspirant : une porte d’entrée idéale pour quiconque souhaite découvrir la culture coréenne tout en perfectionnant sa maîtrise de la langue. Une lecture que je recommande sans réserve.
Contes populaires corééns est un livre de CHO Sukyeon et KIM Yeon-jeong, publié en 2024 chez Armand Colin (240 p.)
Orelsan et Fifty Fifty? Oulalalala? C’est l’archétype de la collab qu’on n’attendait certainement pas.
|Orelsan
D’un côté notre quadra frenchie multitalents. Orelsan ne se présente plus. Rien qu’en musique, il cumule depuis ses débuts pas moins d’une douzaine de Victoires de la Musique, des disques d’or, de platine, de diamant… n’en jetez plus !
De l’autre, Fifty Fitty 피프티 피프티, un grilsgroup coréen débuté en 2022, et qui a connu un gros succès en 2023 avec le titre Cupid.
Eh bien figurez-vous qu’Orelsan – fan de culture japonaise depuis très longtemps, mais aussi d’Asie – écoutait Pookie de Fifty Fifty en boucle lors de sa sortie en avril 2025.
Alors quand il pense à une collab’ pour l’album « La fuite en avant », qui est lié à son film Yoroï, le nom du groupe Fifty Fifty est déjà dans sa tête ; mais quand Sony Music le mentionne aussi, c’est une coïncidence trop énorme pour qu’il puisse passer à côté.
|we_fiftyfifty
Ce qui m’a vraiment donné envie d’écouter cette chanson ? En plus évidemment du côté intriguant de cette collaboration, c’est la curiosité qu’a fait naître en moi ce short qui est monté dans ma playlist Youtube, une interview d’Orelsan où il parle kpop.
Ce n’est pas juste « une » collab’ pour être dans l’air du temps. C’est un morceau de quelqu’un qui connaît et apprécie la K-pop.
[Critique] L’Art de la négociation : fusions, tensions et secrets de famille
Bienvenue dans les coulisses impitoyables du monde des fusions-acquisitions ! Avec L’Art de la négociation, le spectateur plonge dans l’univers feutré — mais hautement stratégique — des grandes entreprises, où chaque mot, chaque regard, chaque silence peut faire basculer des millions.
|SLL
Le pitch
Lee Ji-hoon incarne un négociateur de haut vol, autrefois brillant, aujourd’hui marqué par un passé controversé. Lorsqu’une situation critique menace une grande entreprise, il est rappelé en urgence pour tenter de sauver les meubles… et peut-être aussi son honneur.
Ce qui fait la force du drama
Deux éléments donnent tout son intérêt à cette série:
1. Un jeu d’échecs permanent
L’autre point fort réside dans les intrigues, savamment tissées autour de jeux de pouvoir, de bluff et de manipulation. Dans ce monde où l’on serre des mains tout en préparant des trahisons, rien n’est jamais acquis. Qui va duper qui? Peut-on faire confiance à un collègue? Un rival? Un client? Ce suspense permanent donne beaucoup de saveur à l’ensemble.
|SLL
2. Une équipe bigarrée, humaine et attachante
Autour de Lee Ji-hoon gravite une équipe aussi éclectique qu’efficace. Chaque membre a ses aspirations, ses blessures, ses contraintes, et l’écriture prend le temps de développer leurs parcours individuels. Le mélange de ces personnalités crée une dynamique de groupe riche, parfois drôle, parfois tendue, mais toujours crédible. C’est l’un des moteurs émotionnels du drama.
|JTBC
Le bémol : un détour japonais un peu fade
La série marque toutefois le pas lors d’une parenthèse narrative au Japon. Ces épisodes ralentissent le rythme, et peinent à susciter un réel intérêt. On comprend leur rôle dans l’intrigue globale, mais ils auraient mérité d’être plus tendus ou condensés.
Le fil rouge du passé
En parallèle, L’Art de la négociation distille progressivement les éléments du passé de Lee Jihoon, notamment en lien avec son frère. Ce fil rouge ajoute une dimension plus intime et tragique à l’histoire : que s’est-il vraiment passé? Que doit-il réparer?
|JTBC
En conclusion
L’Art de la négociation est un drama intelligent, bien construit, qui mêle habilement stratégie, émotion et tension. Il ne plaira sans doute pas à tout le monde — l’univers de la finance peut rebuter — mais ceux qui aiment les joutes verbales, les intrigues de pouvoir et les personnages complexes y trouveront leur compte. Pour moi il est très réussi.
Acteurs
Lee Je-hoon : Yoon Joo-no Kim Dae-myung : Oh Soon-young Sung Dong-il : Song Jae-sik Jang Hyun-sung : Ha Tae-soo Ahn Hyun-ho : Kwak Min-jung Cha Kang-yoon : Choi Jin-su
Scénario: Lee Seung-young Réalisation: Ahn Pan-seok
J’ai regardé L’art de la négociation en 2025 sur Viki.
Une nouvelle génération de K-pop à la sauce internationale
Le phénomène K-pop continue de conquérir le monde, et cette fois, c’est avec une touche américaine.
Le groupe Katseye, nouveau girl group de K-pop, a été formé à l’initiative de la branche américaine de Big Hit Music, label fondé par Bang Si-hyuk. BigHit est aussi la maison du mythique groupe BTS et de son petit frère TXT. D’ailleurs Bang Si-hyuk viendra personnellement suivre l’avancée de la création du groupe, et le producteur Song, très connu en Corée, sera aussi à la manoeuvre.
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Un documentaire, pas un survival
J’ai déjà suivi des survivals pour créer des boy-group en Corée, et c’est généralement un format que j’aime bien suivre.
Ici c’est différent. Netflix n’a pas filmé un survival mais un documentaire intitulé L’Académie de la pop.
Ce documentaire suit le chemin et l’évolution d’un certain nombre de filles. Elles sont entraînées avant de débuter, avec certaines qui sont éliminées en cours de route, et des nouvelles qui arrivent. Mais ça se termine finalement en survival. Au niveau du documentaire cette partie est plutôt anecdotique, puisqu’on ne vote pas en direct, on ne participe pas au choix des membres au moment du visionnage.
Un groupe international
Big Hit choisi de recruter les filles venues du monde entier. Et de leur appliquer les recettes de la musique kpop. Mais avec quelques différences. A un moment, on nous dit qu’on ne cherche pas des gens ennuyeux qui obéissent, mais des artistes capables de briser des règles. Le côté international, j’imagine. C’est sans doute pour ça aussi que certaines personnalités qui n’entraient pas forcément dans le moule, ont quand même été retenues.
Les chanteuses de Katseye viennent de Corée, Suisse, Philippines, USA, avec des origines encore plus diverses.
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Une leçon de travail et de passion
Le documentaire m’a fascinée. J’étais en admiration devant le courage, la ténacité, la force de travail de ces jeunes filles. Elles ont un rêve, et on choisit une voie, la voie ardue. Elles s’y donnent à 1000%.
Alors comme c’est un documentaire, évidemment on ne voit pas de manière égale ou équitable toutes les personnes qui font partie du programme. On en voit certaines assez longuement, mais qui ne seront pas retenues à la fin, d’autres qui ne se font pas remarquer plus que ça pendant le documentaire mais sont quand même retenues.
On découvre les coulisses de la formation intensive à la K-pop : des centaines d’heures d’entraînement, de danse, de chant, mais aussi des moments de doute et de dépassement de soi.
C’est le chemin, la force du travail accompli, l’entraînement qu’on les voit suivre mois après mois qui font la force de ce documentaire. Il vaut vraiment la peine qu’on le regarde. Le groupe formé fera plaisir à certains, fera grincer des dents à d’autres.
Il y a actuellement une rumeur selon laquelle Big Hit pourrait concevoir un second groupe avec des filles qui n’ont pas été retenues pour Katseye.
En tous cas bravo à toutes, on leur souhaite d’atteindre leurs rêves ! Et c’est bien parti, puisque le succès est au rendez-vous.
Les membres retenues pour le groupe Katseye sont: Yoonchae, Manon, Lara, Megan, Sophia, Daniela.