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Deliver us from evil

Deliver us from evil 다만 악에서 구하소서 est un film de Hong Won-Chan de 2020 en 1h48.

Le pitch

Un tueur à gages, qui a un passé sentimental avec une femme, se retrouve à cause d’elle sur la piste de trafiquants d’organes en Thaïlande.

https://youtu.be/GGrKazlUfRk
CJ ENM – Official Int’l Main Trailer

Deliver Us From Evil – Un polar brutal et bouleversant

Un film coup de poing, mais pas pour les âmes sensibles

Deliver Us From Evil est un thriller d’une rare intensité. Remarquablement réalisé, il n’en demeure pas moins extrêmement violent. Âmes sensibles s’abstenir : certaines scènes sont difficilement soutenables, tant dans leur brutalité que dans ce qu’elles suggèrent.

La direction artistique accompagne habilement la tension croissante : les premières images, baignées de teintes froides, évoluent progressivement vers des nuances plus chaudes, presque étouffantes, à mesure que le récit s’enfonce dans les abysses moraux de ses protagonistes.

Un récit sombre, porté par un anti-héros implacable

Au centre de l’histoire, un tueur à gages au passé trouble se retrouve malgré lui plongé dans un trafic d’organes en Thaïlande. Ses méthodes sont expéditives — il commence par sectionner des doigts avant de poser des questions. Poussé par un lien affectif avec une femme du passé, il va tout risquer pour sauver une fillette en danger.

Loin d’être un justicier, c’est un homme usé, sans illusions, mais prêt à affronter l’enfer pour une cause.

Lee Jung-jae, intense et inoubliable

Face à lui, Lee Jung-jae livre une prestation magistrale. Son personnage, tout en rage et en froide détermination, impose une présence écrasante. Ce n’est pas seulement la vengeance qui le motive, mais un code de l’honneur qui finit par prendre le dessus. Son engagement est total. Il a décidé d’aller au bout, quoi qu’il en coûte.

Une escalade de violence assumée

Si les scènes d’action sont percutantes dès les premières minutes, le film franchit un cap en fin de parcours. On passe de bastons à mains nues et coups de poing bien placés, à une véritable guerre ouverte à l’arme à feu. Le réalisme cru de ces affrontements rend chaque séquence d’autant plus marquante.

Des personnages secondaires qui marquent les esprits

Impossible de ne pas mentionner un second rôle particulièrement marquant : un personnage transgenre, plein de courage et d’humanité malgré sa peur. Derrière son apparence fragile se cache une vraie loyauté. Une figure essentielle à l’équilibre émotionnel du récit.

Une conclusion poignante, pleine de nuances

Malgré la noirceur ambiante, Deliver us from evil se termine sur une note inattendue, douce-amère. Deux êtres cabossés par la vie trouvent, dans les cendres du chaos, un espoir de rédemption. Une fin touchante, sans artifice, mais profondément humaine.

En résumé : Un film percutant, à la mise en scène soignée, au rythme haletant et aux personnages puissants. Un voyage violent, éprouvant, mais émouvant.

Deliver us from evil - poster

Acteurs

Hwang Jung-min : Kim In-nam
Lee Jung-jae : Ray
Park Jeong-min : Yui
Hee-seo : la mère de la petite fille Seo Young-joo
Park So-yi : la petite fille Yoo-min

Scénario: Hong Won-Chan
Réalisation: Hong Won-Chan

J’ai regardé Deliver us from evil en 2025 sur Prime video.

Plus de Deliver us from evil sur le net

La page de Deliver us from evil sur Wikipedia (en anglais)

Interview

https://youtu.be/qO6OUqkWBis

Far East Film Festival 27 | FEFF 23 Interview

High school mercenary

La présentation éditeur

Ijin est un jeune mercenaire qui est le seul survivant d’un accident d’avion survenu dans son enfance. Il vient tout juste de retourner auprès de sa famille qui le croyait mort durant ses 10 ans d’absence. Ijin pourra-t-il mettre de côté son passé sombre et mener une vie normale de lycéen ?

High School Mercenary : Un début explosif et captivant

Coup de cœur immédiat pour les deux premiers tomes de High School Mercenary !
Découvert un peu par hasard lors d’une promotion (2 tomes pour le prix d’un — qui aurait pu résister ?), ce manhwa m’a accroché dès les premières pages. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’action ne tarde pas à pointer le bout de son nez.


High school mercenary entre directement dans le vif du sujet en nous présentant … au travers de sa vie dans un « pays étranger » où il exécute des missions en tant que mercenaire. On voit à quel point c’est dangereux, et à quel point il est doué. Dès l’ouverture, on fait la connaissance d’Ijin dans un contexte tendu et violent, chaque mission peut être sa dernière. On comprend rapidement qu’il ne s’agit pas d’un adolescent ordinaire : il est incroyablement compétent, calme sous pression, et d’une efficacité redoutable. Cette introduction met la barre très haut en termes de tension et de mise en scène.

Puis retour à la vie civile dans sa famille d’origine qu’il avait oubliée, puisque, oh surprise, il a perdu la mémoire. Bref, retrouvailles, on est content pour eux, et direction le lycée où il compte se fondre dans la masse.

Un scénario maîtrisé

Dans l’idée de reprendre une vie normale, notre ancien soldat se retrouve inscrit au lycée. Son objectif : passer inaperçu, s’intégrer, mener une existence paisible. Mais, évidemment, rien ne se passe comme prévu. Il découvre rapidement que sa sœur est victime de harcèlement scolaire.
Du coup, notre super héros badass va tout faire pour mettre un terme à cette situation sans faire de vagues. Et bien entendu, ce n’est pas un simple cas d’intimidation ordinaire : la responsable est la fille d’un puissant homme politique, et donc intouchable. En face, la famille de notre héros, modeste, n’a aucun moyen de se défendre.

Ça fait cliché tout ça, mais on s’en fout. Pourquoi ? Parce que c’est super bien scénarisé. On est happé par l’histoire et on veut juste la suite. C’est bien écrit, rythmé, et surtout, addictif. On enchaîne les pages sans voir le temps passer, captivé par les choix du héros et les tensions.

Dans le second tome, l’intrigue s’étoffe encore. Une jeune héritière fait son apparition et vient bouleverser l’équilibre fragile qui s’était installé. Une nouvelle mission se profile, et cette fois-ci, notre protagoniste va devoir sortir de l’ombre. Son rôle de protecteur silencieux laisse malgré lui place à une intervention beaucoup plus directe.

De l’action efficace

Alors, qu’est-ce qui rend cette série si efficace ?
Tout, ou presque. Les dessins : les expressions, les scènes d’action, les décors… Les personnages sont bien construits, avec une vraie personnalité. Et surtout, l’histoire avance vite, avec juste ce qu’il faut de rebondissements, de suspense et de développement émotionnel pour qu’on s’attache aux protagonistes.

Aujourd’hui, huit tomes sont déjà disponibles en France, et franchement, il serait dommage de passer à côté. Que vous soyez amateur de récits d’action, de tranches de vie scolaires sous haute tension, ou simplement en quête d’un bon divertissement bien mené, High School Mercenary mérite toute votre attention.

Détails

High school mercenary
Scénariste: YC
Dessinateur: Rak Hyun
Editions: Michel Lafon – Collection Sikku

En format webtoon : https://www.webtoons.com/fr/

KPop demon hunters

KPop Demon Hunters est un film animé musical américain de 2025 en 100 minutes.

Le pitch

Rumi, Mira et Zoey, les chanteuses du groupe de kpop Huntr/x sont en fait des chasseuses de démon.

Et que ce passe-t-il soudain ? Un groupe de démon déguisés en chanteurs de kpop, les Saja boys, vient leur voler leur public !

KPop Demon Hunters : un concentré de pop, d’action et d’émotion coréenne

C’est un peu le phénomène animé du moment, et franchement, difficile de passer à côté. Avec un titre aussi extravagant que KPop Demon Hunters, on pouvait s’attendre à un concept farfelu ou à un coup marketing. Et pourtant, surprise : l’animé tient toutes ses promesses — et même plus. C’est drôle, rythmé, visuellement pétillant, et profondément ancré dans la culture coréenne.

Un univers visuel acidulé et inventif

Dès les premières minutes, on est frappé par la direction artistique audacieuse et assumée. Les couleurs explosent à l’écran : du rose flashy pour les démons (ça change!), des teintes sucrées dignes d’un magasin de bonbons, et des effets visuels dignes des meilleurs clips K-pop. Cette forte ambiance rose bonbon acidulé sert à merveille la tonalité du récit.

Les personnages sont un véritable point fort. Il sont les plus attachants de la planète, très vivants, leurs expressions faciales très animées.

Le trio de chasseuses de démons, toutes aussi stylées que singulières, crève l’écran. Elles sont à croquer ! Chacune a sa personnalité, son look, son énergie. On s’attache rapidement à elles, et il y en a toujours une avec qui on connecte plus. Pour ma part, j’ai un faible pour Zoey, mais vous aurez sûrement votre propre chouchoute !

Des démons aussi adorables qu’intrigants

Côté créatures infernales, là aussi, c’est une réussite visuelle. C’est carton plein, on les aime tous ! Les démons sont originaux, excentriques et… attendrissants. On aurait aimé qu’ils soient un peu plus développés, car ils mériteraient davantage de temps à l’écran, mais leur design et leur charisme suffisent à marquer les esprits. Et puis, il faut bien le dire: Jinu, le démon au charme ravageur, vole la vedette dès qu’il apparaît (en plus, il est doublé par Ahn Hyo-seop, pour les fans du drama Business Proposal qui a son propre clin d’oeil pendant le film).

La musique au cœur du récit

Impossible de parler de KPop Demon Hunters sans évoquer sa bande-son ultra-efficace. Les chansons, véritables hymnes de courage et d’espoir, ne sont pas là juste pour décorer : elles accompagnent l’action, renforcent les émotions et donnent envie de chanter à tue-tête. Les spectateurs sont unanimes, la BO cartonne dans les classements musicaux, et les fans s’en sont emparés à travers des challenges et covers sur les réseaux sociaux. Mention spéciale aux paroles inspirantes de “Golden”, qui résument bien l’esprit de la série :


« I’m done hiding, now I’m shining
Like I’m born to be
We dreaming hard, we came so far
Now I believe
We’re going up, up, up
It’s our moment
You know together we’re glowing »

Un humour tendre et décalé

L’animé regorge aussi de petits moments comiques savoureux, qui allègent l’intrigue sans jamais la tourner en dérision. Des cœurs dans les yeux aux pyjamas improbables (mention spéciale aux nounours et petits trains !), en passant par des pectoraux d’acier ou du pop-corn qui explose dans les yeux, des épaules qui remuent en rythme, tout est prétexte à sourire sans forcer. C’est un humour pop, tendre, qui colle parfaitement à l’univers kawaii-démoniaque du show.

Le tigre comme mascotte ajoute au charme.

Une immersion totale dans la culture coréenne

Bien que la version originale soit en anglais, KPop Demon Hunters respire la culture coréenne à chaque plan. Et c’est l’idée, puisqu’il s’agit de célébrer l’héritage culturel coréen. Vous allez prendre de la Corée plein les yeux !

L’action se déroule à Séoul, les enseignes sont en hangeul, et les références sont nombreuses : la tour Namsan, les saunas traditionnels, les rites funéraires, les vêtements d’époque façon Joseon, les fameux jeux télévisés, ou encore les casquettes transparentes portées par les ajummas. Le tout donne un vrai sentiment d’authenticité — un plaisir pour les connaisseurs, et une belle porte d’entrée pour les curieux.

Et bien sûr la nourriture : les gimbap, les nouilles instatannées, les banchan…

On retrouve aussi tous les codes de la K-pop : lightsticks, visual de groupe, maknae rappeuse ayant grandi à l’étranger, cheveux arc-en-ciel, tablettes de chocolat, et bien sûr, des titres ultra-accrocheurs comme “Soda Pop”, qui jouent la carte du cute à fond.

Une œuvre positive et inspirante

Le film vient avec son message de cacher qui on est vraiment, ou justement de se dévoiler au monde et de s’assumer. Il distille ses messages de force et de courage.

Ce qui fait la force de KPop Demon Hunters, au-delà de son style visuel et de ses références, ce sont ses personnages expressifs, ses messages positifs, et cette ambiance feel-good qui donne envie d’aller de l’avant. On y célèbre l’amitié, la persévérance, l’acceptation de soi et la force collective. Bref, c’est fun, frais, touchant, et surtout… ça fait du bien.

kpop demon hunters Sony pictures animation Jinu et les Saja boys
|Sony pictures animation

Acteurs

Cela dépendra de la langue dans lequel vous le regardez!

Scénario: Danya Jimenez, Hannah McMechan, Maggie Kang, Chris Appelhans
Réalisation: Maggie Kang, Chris Appelhans

J’ai regardé KPop Demon Hunters en 2025 sur Netflix.

Plus de KPop Demon Hunterssur le net

La page de KPop Demon Hunters sur Wikipedia (en anglais)

Interview

OST

Héros fragile – saison 1 et saison 2

Héros fragile (Weak heros class) 약한영웅 class est un drama de 2022 et 2025 en 16 épisodes.

Le pitch

Un garçon se fait harceler au lycée. Mais il finit par se faire des amis improbables, et les choses commencent à changer… ou pas.

|Netflix – trailer Saison 2

Weak Hero Class – Un drama coup de poing, aussi intense qu’addictif

Une série percutante

Weak Hero Class (Héros fragile) ne fait pas dans la dentelle. Ce drama coréen aborde sans détour le harcèlement scolaire, dans toute sa brutalité. Attention toutefois : certaines scènes peuvent être difficiles à regarder, tant la violence – d’abord psychologique en saison 1, puis plus physique dans la suite – est au cœur du récit.

Une première saison tendue comme un arc

Dès les premiers épisodes, la tension s’installe et monte crescendo. La série nous mène habilement là où on ne l’attend pas, multipliant les retournements de situation sans jamais tomber dans le cliché.
Yeon Si-eun, incarné avec brio par Park Ji-hoon (Love Song for Illusion, At a Distance, Spring is Green), impose une présence froide mais captivante. À ses côtés, le personnage d’Ahn Su-ho (interprété par Choi Hyun-wook) apporte une dimension plus émotionnelle, à laquelle il est facile de s’attacher.

Impossible de rester de marbre : certains épisodes m’ont rendue franchement nerveuse. À tel point qu’à plusieurs reprises, je me suis surprise à mettre pause, incapable de continuer tant l’angoisse était palpable.

Une deuxième saison qui frappe encore plus fort

La suite ne déçoit pas. On y découvre avec plaisir un nouveau cercle d’amis de Si-eun (avec me mignon Choi Min-young de XO Kitty), soudé malgré les tempêtes.
Le niveau de violence monte d’un cran : ici, chaque affrontement semble plus brutal, plus viscéral. On a l’impression de vivre le même principe que dans un jeu vidéo, où après avoir vaincu le boss final du premier niveau, on tombe sur un adversaire encore plus redoutable.

Un casting remarquable

Park Ji-hoon, justement, a reçu un prix bien mérité pour sa performance impressionnante dans ce rôle intense. À ses côtés, Ryeoun (Twinkling Watermelon, The Secret Romantic Guesthouse) livre lui aussi une prestation marquante.
Et que dire des antagonistes ? Lee Jun-young glace le sang, tandis que Bae Na-ra, tout en subtilité, parvient à susciter une forme d’émotion inattendue. Une vraie réussite dans l’écriture des personnages.

Une série qui ne vous lâche pas

Les épisodes s’enchaînent sans qu’on voie le temps passer. L’histoire est si prenante qu’on veut toujours savoir ce qui attend les protagonistes. On tremble pour eux, on espère, on s’indigne… et on continue, sans pouvoir décrocher.

En résumé : Weak Hero Class est un drama fort, à la fois dérangeant et passionnant. Une œuvre qui ose, qui bouscule, et qui laisse une vraie empreinte. À réserver à un public averti, mais à ne surtout pas manquer si vous cherchez un récit intense, porté par des comédiens exceptionnels.

Acteurs

Park Ji-hoon : Yeon Si-eun
Choi Hyun-wook : Ahn Su-ho
Hong Kyung : Oh Beom-seok
Ryeoun : Park Hu-min
Choi Min-young : Seo Jun-tae
Lee Min-jae : Go Hyun-tak
Yoo Su-bin : Choi Hyo-man
Bae Na-ra : Na Baek-jin
Lee Jun-young : Geum Seong-je
Lee Yeon : Yeong-i

Scénario:Yoo Soo-min, Kim Jin-seok
Réalisation: Yoo Soo-min, Park Dan-hee

J’ai regardé Weak hero class 1 et 2 en 2025 sur Viki et sur Netflix.

Park Ji Hoon, Bae Na Ra - Instagram
|YY_ent – instagram

Plus de Weak hero class (Héros fragile)sur le net

La page de Héros fragile sur Wikipedia (en anglais)

Interview

Marie Claire Korea – 웨이브 시청률 1위✨대유잼 소문난 약한영웅 Class 1🏫 박지훈X최현욱X홍경의 반란! 강한 승자는?!🏆About Me with Weak Hero Class 1(Eng sub)

BuzzFeed UK – The Cast of Weak Hero Class 2: Play Know or No

Behind the scenes

wavve 웨이브 – [약한영웅 Class 1] 과몰입 해제?! 아직 멀었지~ 약영즈의 대혜자 리액션부터 비하인드 썰까지! | 코멘터리 | 웨이브 오리지널

Netflix K-Content – BTS photo gallery talk | Weak Hero Class 2 | Netflix [ENG SUB]

OST

Meego – Hero (Prod. by Primary)

Stone Music Entertainment – [약한영웅 Class 1 OST] 보이비 (Boi B) – 브레스너클 (Brass Knuckle) X 프라임킹즈(PRIMEKINGZ)

Nouvelle page à Séoul

Nouvelle page à Séoul (Our unwritten Seoul ) 미지의 서울est un drama de 2025 en 12 épisodes.

Le pitch

Une jeune femme en proie à d’extrêmes difficultés dans son travail, échange de vie avec sa sœur jumelle.

Un k-drama qui marque l’âme

Ce drama m’a bouleversée. Il m’a véritablement touchée en plein cœur.

Le premier épisode démarre avec une certaine lenteur, comme c’est souvent le cas. Mais dès la seconde moitié, j’ai été complètement happée. Ce n’est pas seulement une série sur le harcèlement au travail – même si ce thème y est central –, c’est une plongée profonde dans la douleur invisible que vivent tant de personnes.

Le récit évoque avec justesse toutes les dimensions de cette violence insidieuse : l’impuissance, le silence face à une hiérarchie partiale, le doute qui s’installe (« Et si c’était moi le problème ? »), la rumeur qui enfle, l’injustice crue, et cette vérité qu’on refuse de croire. Le scénario m’a frappée par sa précision : il reprend point par point ce que tant de victimes ressentent. Un engrenage destructeur. Une humanité parfois bien cruelle.

Un jeu d’acteurs d’une grande finesse

La série avance avec une certaine douceur dans le déroulement, mais avec une intensité émotionnelle remarquable. Park Bo-young est superbe. Elle incarne ses deux rôles – Mi-ji et sa sœur jumelle Mi-rae – avec une telle subtilité qu’il est impossible de les confondre. Son interprétation est précise.

Le drama aborde aussi la question du chômage, perçu comme un véritable stigmate en Corée du Sud, ainsi que le sentiment d’infériorité que peut ressentir une personne n’ayant pas fréquenté l’université, comme si ce parcours était la seule voie vers la réussite. C’est finement traité, sans lourdeur.

Une boucle narrative réussie

La mise en scène boucle avec intelligence sur les premiers instants de la série : Mi-ji, incapable de franchir le seuil de son appartement, fait écho à son ancienne supérieure, elle aussi enfermée dans sa chambre. Une belle symétrie, symbolique et touchante.

Quelques réserves sur les derniers épisodes

L’épisode 10, centré sur l’histoire de Kim Ro-sa, m’a semblé déconnecté du fil principal. Trop long, il m’a sortie de l’intrigue sans m’apporter grand-chose.
L’épisode 11 m’a également laissée perplexe. Pourquoi alourdir le destin de Ho-su avec un handicap supplémentaire, si tard dans l’histoire ? L’ajout semblait superflu. Cela m’a peinée, d’autant plus que je comprends parfaitement sa réaction : vouloir se retirer pour ne pas devenir un poids. Je ressens ce besoin moi aussi, cette peur d’entraver les êtres chers. Pourtant, quand la situation est inversée, lorsqu’une personne que j’aime est en difficulté, jamais je ne me sens freinée par elle. On s’adapte à l’autre, on fait autrement, ensemble.

Alors, face à Ho-su, j’aurais envie de lui dire : “Ce n’est pas grave, ce qui compte, c’est ce que vous ressentez l’un pour l’autre.”

Quant à l’épisode 12, il s’attarde sur la disparition de la grand-mère. C’est un passage joliment filmé, mais dont on aurait pu se passer. Ce n’est pas un moment inutile, mais il prend un peu trop de place.

Ce qu’on a aussi aimé

– Les mères râleuses, aussi fatigantes qu’attachantes.
– Le garçon aux fraises, une petite touche poétique.
– L’ex de Min-ji : détestable au début, profondément adorable ensuite.
– La tendresse de Min-ji envers les aînés, sa grand-mère d’abord, puis Kim Ro-sa.
– Cette phrase, simple mais puissante : « Yesterday is over, tomorrow is yet to come, today is yet unknown. »
– Et une très belle bande son !

Une série qui donne de la force

Nouvelle page à Séoul n’est pas l’œuvre la plus joyeuse qui soit, mais elle est bien plus qu’un simple divertissement. C’est une œuvre sensible, sincère, qui parle avec justesse de la souffrance, de la résilience, et de la capacité à se reconstruire. Un drama qui offre du courage à ceux qui en manquent, et de la lumière à ceux qui traversent l’obscurité.

Acteurs

Park Bo-young : Yoo Mi-ji / Yoo Mi-rae
Lee Jae-in : la jeune Yoo Mi-ji / Yoo Mi-rae
Jang Young-nam : la mère des jumelles Kim Ok-hee
Park Jin-young : Lee Ho-soo
Yoon-ho : le jeune Lee Ho-soo
Sun-young : la mère de Lee Ho-soo, Yeom Beon-hong
Ryu Kyung-soo : Han Se-jin
Moon Dong-hyeok : le meilleur ami de Mi-ji, Song Gyeong-gu
Im Chul-soo : l’avocat Lee Chung-goo

Scénario: Lee Kang
Réalisation: Park Shin-woo

J’ai regardé Nouvelle page à Séoul en 2025 sur Netflix.

Plus de Nouvelle page à Séoulsur le net

La page de Our unwritten Seoul sur Wikipedia (en anglais)

Sa page sur TvN (en coréen)

Interview

배우들이 말아주는 과몰입 논쟁 토론으로 도파민 폭발했습니다 | 박보영X박진영X류경수 | 할명수 ep.238 – 할명수

Behind the scenes

|[BHIND] 이 구역 마피아 짱은 누구? 보영🐰VS진영🍑ㅣ‹미지의 서울› 포스터 촬영 비하인드 – BH Entertainment
[마지막 메이킹] 〈미지의 서울〉 보내기 싫을 땐 어떻게 하나요..😥 우리 모두에게 감동이 되어주었던 미지즈 안녕🤍 #미지의서울 EP.12 – tvN DRAMA

OST

10CM – Hush of Sunset(노을) – SUPER SOUND Bugs!
Sion(시온) – On Your Side – SUPER SOUND Bugs!
Isaac Hong(홍이삭) – In You – SUPER SOUND Bugs!

Hiver à Sokcho

Hiver à Sokcho est un film de Koya Kamura de 2024 en 1h44.

Le pitch

Un Français un peu mystérieux prend une chambre dans une pension de la ville sud-coréenne de Sokcho. Là travaille la jeune Soo-ha, qui sait seulement de son père qu’il était aussi Français.

Une curiosité mutuelle s’installe peu à peu.

Hiver à Sokcho – Deux solitudes sous la neige

Le film Hiver à Sokcho est une rencontre discrète entre deux êtres en quête de sens, perdus dans le froid lancinant d’un hiver gris. Il ne s’agit pas d’une romance, mais d’un croisement de trajectoires, d’un compagnonnage temporaire entre deux âmes qui se frôlent et s’influencent.

Deux personnages à la dérive

Roschdy Zem incarne un dessinateur français un peu décalé, presque sauvage, qui se consume dans ses phases créatives – au point de manger littéralement son encre.
Face à lui, Bella Kim joue une jeune femme coréenne en pleine crise existentielle. Son quotidien l’ennuie, son travail dans une pension familiale ne la satisfait pas, et sa relation amoureuse semble sans avenir. L’arrivée de cet étranger va bousculer son inertie, réveillant des interrogations profondes sur son identité.

Le film choisit un rythme lent, presque contemplatif, pour explorer leur relation. Il s’attarde sur les silences, les regards, les hésitations. À travers cette proximité imprévue, chacun trouve peu à peu une résonance en l’autre, un miroir déformant mais révélateur.

Une ville froide, presque fantomatique

Sokcho, dans sa version hivernale, ne fait pas rêver. Le quartier où se déroule l’intrigue est modeste, usé par le temps, loin de toute carte postale. Les personnages y errent, souvent filmés sur le même pont, comme prisonniers d’un décor monotone et gelé.

Et pourtant, pour ceux qui connaissent la ville en été, cette grisaille ne rend pas justice à ses paysages. Sokcho, sous le soleil, possède un charme indéniable : plages étendues, grande roue sur fond de ciel bleu, lumière éclatante sur les façades blanches du front de mer. Le contraste entre la réalité estivale et la version hivernale du film est frappant – presque frustrant.

Une ascension et quelques confidences

L’un des rares moments d’évasion a lieu lorsque les deux protagonistes empruntent le téléphérique du mont Seoraksan. Là-haut, entre légendes locales et réflexions intimes, ils se dévoilent un peu plus. La scène, bien que minimaliste, permet de resserrer le lien entre eux.

Dans la réalité, ce lieu est un incontournable pour les visiteurs : la vue panoramique sur Sokcho et la mer y est sublime. Mais dans le film, même ce moment de hauteur reste engourdi par le froid, et Roschdy Zem, bien emmitouflé, semble lutter pour ne pas laisser transparaître qu’il grelotte.

Une tentative formelle inégale

Le long-métrage intègre à certains moments des passages en motion picture, un procédé visuel qui combine image fixe et mouvement. Malheureusement, cette expérimentation peut dérouter : plutôt que d’apporter une dimension poétique, ces séquences peuvent casser le rythme et briser l’immersion. En tout cas, elles m’ont laissée assez perplexe.

Conclusion : un film d’atmosphère, à la beauté fragile

Hiver à Sokcho est une œuvre contemplative, discrète, presque fragile. Il faut accepter son tempo lent, son économie de dialogues, et sa pudeur émotionnelle. Ce n’est pas un film spectaculaire, mais une méditation sur l’absence, le doute, et la quête de soi. Une parenthèse douce-amère, enveloppée dans le silence gris d’un hiver coréen.

Acteurs

Bella Kim : Soo-ha
Roschdy Zem : Yan Kerrand
Park Mi-Hyeon : la mère de Soo-ha
Ryu Tae-ho : M. Park
Do-yu : Jun-oh
Jung Kyung-soon : la tante

Adapté du roman éponyme d’Elisa Shua Dusapin
Scénario: Koya Kamura, Stéphane Ly-Cuong
Réalisation: Koya Kamura

J’ai regardé Hiver à Sokcho en 2025 au cinéma.

Plus de Hiver à Sokcho sur le net

La page de Hiver à Sokcho sur Wikipedia

Interview

Interview C à vous – France télévision, janvier 2025, avec Roschdy Zem et Bella Kim.

Bibimbap ou jambon-beurre

Présentation de l’éditeur

Saviez-vous qu’en Corée, il est mal vu de se moucher en public ? Qu’il faut impérativement enlever ses chaussures en arrivant chez quelqu’un ? Que les Coréens nous trouvent incroyablement lents ? Qu’ils disent « je t’aime » beaucoup plus facilement ? Que les repas en cinq étapes apéritif-entrée-plat-fromage-dessert n’existent pas et qu’on peut voir n’importe quel médecin le jour même, sans rendez-vous ?
Au fil d’une trentaine de courts épisodes, Yoon Yves nous raconte la vie en Corée en posant son regard drôle et incisif sur son quotidien en France.
Découvrez la Corée comme vous ne l’avez jamais vue !

Illustratrice, Yoon Yves est originaire de Corée du Sud et vit à Quimper, où elle a étudié aux Beaux-Arts. Elle raconte ses aventures en France sur son compte Instagram @yoon_yves, où elle est suivie par près de 40 000 abonnés.

Bibimbap ou Jambon-beurre Larousse Page intérieure
|Larousse

Bibimbap ou jambon-beurre : Les aventures d’une Coréenne en France !

Chronique d’un choc culturel illustré

Quelle belle surprise que cette BD signée Yoon Yves !
Jeune illustratrice sud-coréenne, elle a posé ses valises en France il y a plusieurs années pour y poursuivre ses études. Depuis, elle observe notre quotidien de Gaulois avec une curiosité amusée – et beaucoup d’humour.

Mais attention, quand on dit « France », il faut nuancer : Yoon Yves vit en Bretagne. Autant dire qu’elle a rapidement découvert ce que « climat océanique » veut dire. S’il elle s’était installée à Marseille, elle aurait peut-être compris pourquoi ici, « putain » s’utilise comme ponctuation. Mais laissons-la continuer son exploration du territoire…

Bibimbap ou Jambon-beurre Larousse Page intérieure
|Larousse

Un régal pas seulement culinaire

Sa BD est un vrai régal : drôle, sincère, pleine de petites observations fines. Yoon Yves n’hésite pas à dire ce qui la surprend encore aujourd’hui – comme le fait qu’on entre chez les gens avec des chaussures sales (sacrilège en Corée !). Mais elle prend toujours soin de rééquilibrer ses propos en soulignant les bizarreries de son propre pays. Un échange de regards croisés, à parts égales.

Elle nous dévoile au passage plein d’aspects du quotidien coréen, et c’est souvent aussi instructif que drôle. J’ai éclaté de rire quand elle raconte à quel point les Français sont bavards à table – ou étonnée qu’on dise bonjour à tous les passants.
Si, comme moi, vous avez vu quelques K-dramas, certains détails vous parleront : les adultes qui vivent chez leurs parents (et se font houspiller, voire gifler, sans broncher)… Mais bon sang, prenez un appart, les gars ! J’ai souvent envie de leur hurler ça à l’écran.

Bibimbap ou Jambon-beurre Larousse Page intérieure
|Larousse

Le livre est découpé en petits chapitres thématiques, ce qui rend la lecture fluide et très agréable. Parfait pour picorer… ou tout dévorer d’une traite.

Bref, une BD pétillante, intelligente, et pleine de tendresse. Un regard extérieur qui nous en dit long sur nous-mêmes. À mettre entre toutes les mains – que vous soyez team bibimbap ou team jambon-beurre.

Détails

Bibimbap ou jambon-beurre ? Les aventures d’une Coréenne en France !
Auteure et illustratrice: Yves Yoon
144 pages
Editions: Larousse

Bibimbap ou Jambon-beurre Larousse Page intérieure
|Larousse

Yoon Yves sur Instagram

Rented in Finland

Rented in Finland 핀란드셋방살이 est un show télévisé de 2024-2025 en 10 épisodes.

Le pitch

Quatre citadins passent un séjour de vacances en Finlande, un peu à la rude, et souvent sans internet.

CJ ENM Global

Mes remarques, avec spoilers

La Finlande, c’est des paysages

Le programme est visuellement très chouette avec des paysages à couper le souffle. La production a choisi deux participants jeunes et deux un peu plus âgés.
Il y a l’acteur Kwak Dong-yeon (Vincenzo) qui n’hésite pas à payer de sa personne à faire le pitre mais est aussi très débrouillard.
Le chanteur et acteur Cha Eun-woo (Astro, True beauty, Island) égérie des plus grandes marques de luxe qui a découvert avec sa maman comment cuisiner la semaine avant son départ.
L’acteur Lee Je-hoon (Taxi driver), 41 ans, qui n’a jamais vécu seul et qui ne sait pas trop que faire de ses dix doigts s’il n’y a pas un téléphone au bout.

Et enfin, il y a l’acteur Lee Dong-hwi (Extreme job, The roundup : Punishment).

Action zéro

Passé l’émerveillement des paysages et la découverte d’un environnement nouveau, il se passe assez peu de choses en Finlande. C’est un programme qui prend son temps. Mon mari a qualifié les participants de désespérants parce qu’ils ne sont pas vraiment dégourdis. Je trouve le commentaire assez injuste. Ma mère sait tout faire de ses mains, du tricot à la maçonnerie, mais me regarde avec des désespoirs quand je lui explique comment aller sur sa boîte mail. Trop compliqué me répond-elle d’un air penaud. Ce sont surtout des gens sortis de leurs habitudes et de leur zone de compétence qui découvrent une autre vie.

Les City boys, les 4 garçons de la ville

Alors les 4 City boys, sortis de leur ville hyper connectée, leur taux de survie en situation de danger ne semble pas fou fou. Ils dégagent effectivement un certain degré de ridicule, avec leurs chapeaux anti-insectes. On dirait qu’ils vont à la ruche récolter du miel. Et ils ne boivent que de l’eau filtrée. Si ça ne suffisait pas, ils lavent leurs légumes dans leurs réserves d’eau potable! Ils se promènent en botes en caoutchouc au lieu d’avoir de bonnes grosses chaussures de randonnée. On compatit
Mais ce n’est pas leur faute s’ils n’y connaissent rien.

A leur décharge, ils semblent capables de progresser. Le plus dégourdi est Kwak Dong-yeon. Sauf quand il rame avec son bateau à l’envers. C’est super drôle. Mon mari était comme fou : « Il ne sait même pas ce que c’est qu’un bateau ! Il cule le bateau ! » s’énervait-il.
Cha Eun-woo arrive, lui, à être beau en toutes circonstances. Les ‘’vieux’’ de leur côté font un peu pitié, c’est un peu trop pour eux tout ça, il leur faut leur sommeil.

Le programme Rented in Finland est un bon moment dans la nature. Mais il ne faut pas attendre des situations incroyables, c’est pas Squid game non plus. Vous verrez des rennes et des husky. L’ours, on nous en parle ‘’sur la rive d’en face’’ mais on ne le voit pas 😉

Participants

Lee Je-hoon
Lee Dong-hwi
Kwak Dong-yeon
Cha Eun-woo

J’ai regardé 5 épisodes de Rented in Finland en 2025 sur Viki.

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Plus de Rented in Finland sur le net

Extraits

Sans merci (Mercy for none)

Sans merci 광장 (Mercy for none) est un drama de 2025 en 7 épisodes.

Le pitch

Après un bain de sang, Nam Gi-jun avait promis de se tenir tranquille. Et c’est ce qu’il avait fait pendant 11 ans. Mais l’assassinat de son frère le fait revenir…

Mon avis

Une claque visuelle et nerveuse : plongez dans ce thriller coréen explosif

Préparez-vous, ça cogne fort et ça ne fait pas dans la dentelle ! Dès les premières minutes, la série met les choses au clair : ici, la vengeance est brutale, stylisée, et incroyablement bien mise en scène. So Ji-sub (dans le rôle de Nam Gi-jun) est impressionnant dans ce récit haletant, servi par une réalisation d’une grande finesse. Chaque plan est pensé, chaque lumière travaillée, et les couleurs donnent à l’ensemble une vraie signature visuelle.

Les combats ? Millimétrés, violents, viscéraux. En sept épisodes seulement, on en voit de toutes les couleurs (et surtout du rouge…). Entre membres tranchés, gorges perforées et autres joyeusetés, l’action ne faiblit jamais. Mention spéciale à la scène du meurtre à la hache : âmes sensibles s’abstenir.

Des scènes d’action qui envoient du lourd

Si vous avez vibré devant la scène culte du couloir dans Old Boy, vous allez être servis. Ici, on reprend le concept et on le pousse à fond : plus de personnages, moins d’espace, et un enchaînement de bastons inventives et nerveuses. Et pour les fans de Walking Dead, sachez que So Ji-sub manie la batte avec un style différent de celui de Negan, mais efficace. Frissons garantis.

Un casting cinq étoiles

Côté interprétation, c’est un vrai festival. Le gratin du cinéma coréen est au rendez-vous. Les vétérans imposent le respect : Huh Joon-ho (Escape from Mogadishu) et Ahn Gil-kang (Once Again) incarnent des chefs de gang fatigués mais redoutables. À leurs côtés, des noms bien connus comme Lee Joon-hyuk, Jo Han-chul ou encore Cha Seung-won.

La relève est tout aussi convaincante. Gong Myung (Extreme Job) campe un psychopathe imbu de lui-même, gonflé par l’influence de son père. Choo Young-woo (The Trauma Code) joue sur un registre plus froid et raffiné. Et Jung Gun-joo (The Secret Romantic Guesthouse) est aussi remarqué.

Et l’histoire dans tout ça ?

Oui, il y a une intrigue. Et pas juste un prétexte à la violence. L’histoire est dense, avec des factions, des enjeux croisés, et une vraie volonté de créer un univers crédible. Cela dit, on touche là à une limite fréquente dans les séries coréennes : c’est parfois un peu trop complexe, surtout pour un public non habitué.

Pour aider à s’y retrouver, chaque nouveau personnage est introduit avec un petit encart explicatif (fonction, affiliation, etc.). Bien vu, car entre les visages qu’on distingue mal les uns des autres au début, les costumes similaires et les noms interchangeables (Monsieur Cha ? Monsieur Kim ? Ah non, c’est la même personne…), on peut vite s’y perdre. Mais pas d’inquiétude : avec un peu de patience, on s’y fait, et on se laisse emporter par le rythme.

En résumé ?

Moi qui suis plutôt du genre à me laisser attendrir par des romances et des histoires douces, j’ai été happée du début à la fin. C’est violent, c’est stylé, c’est intense. Et surtout, c’est une preuve de plus que la Corée du Sud sait faire des séries percutantes qui marquent longtemps après le générique final.

Acteurs

So Ji-sub : Nam Gi-jun
Lee Joon-hyuk : Nam Gi-seok
Jung Gun-joo : l’assistant de Gi-seok, Jeon Hae-bum

Huh Joon-ho : le chef de Juwoon, Lee Joo-woon
Choo Young-woo : le procureur et fils de Lee Joo-woon, Lee Geum-son

Ahn Gil-kang : le chef de Bongsan, Gu Bong-san
Gong Myung : le fils de Gu Bong-san, Gu Jun-mo

Lee Beom-soo : le pdg de l’entreprise de « nettoyage » Nclean, Sim Sung-won
Jo Han-chul : Choi Sung-cheol

Scénario: Yoo Ki-seong
d’après : Plaza Wars: Mercy for None de Oh Se-hyung, Kim Gyun-tae
Réalisation: Choi Sung-eun

J’ai regardé Sans merci en 2025 sur Netflix.

Plus de Sans merci sur le net

La page de Mercy for none sur Wikipedia (en anglais)

Interview

Netflix Korea 넷플릭스 코리아 – 절로 고개가 숙여지는 큰 형님들 | 광장 홍보하러 온 건 맞는데

KoreaFilm 코리아필름 – 이준혁 (Lee jun Hyuk), “소지섭 동생으로 나와서 죽고 가면 된다고 편한 마음으로 출연했는데..”ㅋㅋ😅| 넷플릭스 ‘광장’ 제작발표회 | Mercy for None

MTN STAR – ‘금손’ 추영우가 ‘광장’ 출연 결심한 이유? « 남자라면… » | Choo Young Woo

Making of de Sans merci

Dear Hongrang

Dear Hongrang 탄금 est un drama de 2025 en 11 épisodes.

Le pitch

Une riche famille de marchands recherche son enfant disparu bien des années plus tôt.
Lorsqu’un énième prétendu fils se présente, cette fois-ci ils en sont tous convaincus : c’est bien lui.
Tous sauf sa sœur Jae-yi, et le fils adoptif Mu-jin qui l’a remplacé et que ça n’arrange pas.

|Netflix K-Content – Trailer

Mes remarques, avec spoilers

Une fresque visuelle et narrative captivante

Hongrang séduit autant par son récit que par son esthétique remarquable. L’histoire est solidement construite, avec une intrigue qui tient en haleine jusqu’au bout. On se laisse porter par les mystères et les révélations, entre drames familiaux, secrets d’identité et enquête artistique.

Visuellement, le drama est une véritable réussite. Chaque plan semble pensé comme une œuvre, avec des compositions si soignées qu’on rêverait d’en faire des affiches ou des fonds d’écran. Même les nombreuses scènes plongées dans l’obscurité bénéficient d’un éclairage maîtrisé, qui sublime l’image sans jamais perdre en lisibilité.

Les scènes de combat sont, elles aussi, impressionnantes. À la fois chorégraphiées avec finesse et d’une grande intensité visuelle, elles offrent de véritables moments de spectacle. J’ai adoré.

Héros et antagonistes

Les personnages, qu’ils soient du côté des héros ou des antagonistes, sont complexes et bien écrits. On s’attache à eux, même lorsqu’ils ne sont pas du bon côté. L’intrigue avance notamment grâce à deux enquêtes parallèles: l’une sur la véritable identité de Hongrang, l’autre sur celle d’un mystérieux peintre. Ces fils narratifs donnent du rythme et du relief à l’ensemble.

Côté romance, le lien passionnel et inconditionnel entre les deux protagonistes est fort… mais le moment du « déclic » amoureux m’a semblé un peu flou. Cela dit, ce sentiment n’altère pas la puissance émotionnelle de leur relation.

Des bémols

Certains éléments scénaristiques, comme la folie du peintre, m’ont moins convaincue : j’ai toujours une préférence pour des antagonistes pleinement conscients de leurs actes. À ce titre, le personnage du père de Hongrang est une vraie surprise. Froid, manipulateur, il se révèle plus sombre qu’on ne l’imaginait.

Enfin, un mot sur la fin : elle m’a laissée partagée. En tant que romantique, j’aurais espéré une conclusion plus lumineuse. Mais les amateurs de drames puissants y trouveront sans doute une belle intensité émotionnelle.

Acteurs

Lee Jae-wook : Hong-rang
Jo Bo-ah : Jae-yi
Jung Ga-ram : Mu-jin
Uhm Ji-won : Min Yeon-ui
Park Byung-eun : Shim Yeol-guk
Kim Jae-wook : le Prince Han Pyeong

D’après Tangeum: Swallowing Gold de Jang Da-hye
Scénario: Kim Jin-ah
Réalisation: Kim Hong-sun

J’ai regardé Dear Hongrang en 2025 sur Netflix.

Plus de Dear Hongrang sur le net

La page de Dear Hongrang sur Wikipedia (en anglais)

Interview

|TV Daily Global – Dear Hongrang | Netflix Original Series Press Conference with Lee Jaewook, Cho Boah & More
|Netflix Korea 넷플릭스 코리아 – 12년 만에 돌아온 아들이 힘을 숨김 | 탄금 홍보하러 온 건 맞는데 | 넷플릭스

Behind the scenes

|Netflix Korea 넷플릭스 코리아 – 홍랑재이 키스신 비하인드 여기 있어요💕 | 현장 비하인드 | 탄금 | 넷플릭스

OST

|4BOUT 어바웃 – Burning Petals
|권진아 KwonJinAh – YOAMJAE
|테종 Tejong – Fate